Prélude à l’amputation

Posted in Conscientisation, Jeunesse corrompue avec des tags , , , , , , , on février 3, 2010 by DarK Rémi oF DooM

Alors que ma peau fragile, bien que protégée par une épaisse et virile toison, rougit en attendant de blanchir pour ensuite craqueler au contact du froid sibérien dont la vive morsure est décuplée par un vent nordique tenace, j’analyse mon environnement en quête de réconfort, bravant la tourmente avec fougue. Apercevant un abri, je m’y engouffre pour y retrouver des âmes en peine qui, le regard vide, regardent vers l’ouest, vers l’infini. Les mouvements agités de mes collègues d’infortune m’indiquent qu’ils oscillent entre confiance et démence, leurs yeux tentant de percer le rideau de givre, risquant parfois un coup d’œil fugace vers la montre qui orne leur poignet, accentuant à chaque fois une impatience aussi intense qu’injustifiée. Tandis que l’espoir se tarit, que des larmes glacées se forment sur les joues transies des condamnés dont l’attention se dirige désormais vers le sol, le miracle survient. Dans la tempête se découpe une ombre mystique, celle d’un monstre de métal dont le front scintillant est porteur de rédemption, les battements de son cœur d’acier s’accentuant jusqu’à éclipser complètement les plaintes célestes. Défiant une dernière fois la nature, nous sortons à tour de rôle de notre asile temporaire et nous dirigeons vers les entrailles de la bête qui, dans un cri strident, s’immobilise à nos pieds. Une fois repue, la créature reprend sa chasse et je vis à nouveau, les sièges étonnamment accueillants de l’autobus m’offrant un repos bien mérité de corps et d’esprit, jusqu’à ce que le cauchemar renaisse sous une autre forme…

Dr. Doogie Howser

À l’instar de Han Solo sur la planète Hoth,  j’estime être un homme plutôt résistant au froid (tout en étant débrouillard en situation critique) mais je aussi conscient de l’importance d’être vêtu adéquatement selon la température. Faute de posséder un animal de compagnie aux viscères réconfortants, j’opte généralement pour un attirail de qualité dont les composantes sont le résultat de centaines d’années d’ingénierie, soit une tuque (ou chapeau de poil dont la tête et la queue de l’animal de l’origine sont encore identifiables), un manteau, des gants et des bottes, pour ne nommer que ceux-là. Je m’assure ainsi de prolonger mon bien-être et ma vie en protégeant mon anatomie qui, même lorsque je tolère vaillamment l’hiver glacial, peut souffrir intensément. C’est dont dans cet état d’esprit héroïque mais sage que je suis sidéré devant la contemplation inattendue du temple de l’absurdité: une jeune fille à la veste mince et courte laissant paraître la peau empourprée de ses flancs dénudés, son air niais étant couronné d’une coupe de cheveux impeccable qu’aucun couvre-chef ne saurait abimer. Blâmant intérieurement cette jeunesse corrompue et souhaitant l’amputation du bassin de cette ignorante, rejetant évidemment une partie du blâme sur ses parents, j’écarte mon regard de cette idole au profit du plancher prétendument salvateur mais je n’y trouve que le mépris en un nombre sidérant d’espadrilles.

Québec, 2010, -31 degrés Celsius, un volume de neige qui ne fait qu’augmenter quotidiennement et des vents violents n’étant pas sans rappeler le Col de Caradras. Comment diable un être doté d’intelligence peut-il sortir ainsi de chez lui? Tandis que les plus zélés d’entre nous ont compris cette logique à tel point qu’ils vont jusqu’à parer leur chien, une horde ignoble de sauvages de ballade avec un attirail estival dans un esprit « cool et branché ». Peut-être est-ce une quête futile d’esthétisme, la pauvreté, le masochisme, le fétichisme frisquet ou une forme rare d’allergie qui pousse ces gens à la folie mais le résultat demeure le même: ils ont froid. Il existe certes des cas d’exception, des personnes particulières aux pouvoirs spéciaux pour qui le froid n’est qu’un mot de cinq lettres (comme, par exemple, Monsieur Ménard, ce colossal voisin de jadis qui lavait ses fenêtres extérieures au beau milieu de l’hiver avec pour seuls vêtements un pantalon de pyjama et une camisole blanche), mais pour ces individus principalement pré-pubères qui hantent le transport en commun, ce n’est qu’imbécilité. Certains rétorqueront peut-être « Je ne suis pas longtemps dehors! » ou « Je suis en fauteuil roulant! » mais je n’ai cure de vos babillages. Toutes les mères ne méritant pas le pilori vous le diront « Habille-toé, y fa frette! »

Plaisirs aquatiques

Posted in Conscientisation, Sexualité avec des tags , , , , , , , , on janvier 22, 2010 by DarK Rémi oF DooM

Que l’on préfère croire au dérèglement potentiel des cellules cérébrales ou à une indéniable corruption de l’âme, force nous est parfois d’admettre qu’un individu apparemment sain a sombré dans le vice, s’éloignant drastiquement de ce qui le caractérise comme étant un être humain. C’est ainsi que la langue française dut s’adapter à la déchéance de ses adeptes en ajoutant à son éventail impressionnant de termes distinctifs certains mots qui n’auraient idéalement jamais dû voir le jour, tels que, entre autre, « pédophilie », « acrotomophilie », « taphophilie », « nécrophilie », « dendrophilie »,  et, bien sûr, « zoophilie ». La zoophilie, connue de la plupart des personnes lettrées et/ou des hippies, est une déviance commune, ne serais-ce que par sa présence à travers bon nombre de blagues douteuses mettant en vedettes une foule d’animaux anodins tels que chiens, chats, chèvres et l’ensemble des bovidés. Ceci dit, le problème réside principalement dans le fait que la zoophilie sévit réellement chez des gens que vous connaissez peut-être, ce qui, bien qu’hilarant dans une certaine mesure, est très inadéquat. Comme s’il n’était pas suffisamment malsain qu’un être humain puisse ne serais-ce que songer à orchestrer une partie de jambes en l’air avec un animal (cette expression ne s’appliquant pas aux adeptes de serpents), certains déshonneurs à notre race se plaisent à verser dans l’exotisme bestial. Bien qu’il eût été intéressant de me questionner sur le déroulement d’une relation sexuelle mettant en scène une méduse, je m’attarderai plutôt à un autre résident des fonds marins, c’est-à-dire le dauphin.

1

Prédateur sexuel

Il m’apparaît tout-à-fait logique, même louable, que certaines personnes préfèrent entretenir l’ignorance de ces détails croustillants de la vie de leurs pairs mais je me plais personnellement à explorer la corruption et d’en faire la promotion. Dans ce cas spécifique, ma réflexion débuta il y a bien longtemps alors que, errant dans les méandres ténébreux de l’Internet en quête de divertissement aléatoire, je trébuchai sur un site dont le contenu bouleversant faisait l’éloge de relations sexuelles avec les dauphins tout en offrant une foule de techniques éprouvées afin de profiter pleinement de ces excusions torrides en compagnie de Flipper. Ces quelques lignes, à elles seules et sans même entrer dans le détail, démontrent déjà la gravité de la situation. Non seulement l’instigateur de ce portail abyssal vers l’enfer bleu expérimenta-t-il l’emboîtement avec des mammifères marins mais il répéta l’expérience, en parla, y dédia un site et se permit même de partager son expérience avec le monde. Instinctivement, je fus initialement dubitatif devant cette manifestation plutôt salée mais je réfléchis longuement, analysant le texte en profondeur et partageant mon inquiétude avec mes proches pour en venir à la conclusion que cet ouvrage était véridique et que, s’il ne l’était pas, il existait forcément quelqu’un qui, quelque part, se sentait réellement interpelé par ces propos. Je suis d’ailleurs désolé de n’avoir été en mesure de retrouver la source de cette information mais je me permets de spéculer à l’effet que son auteur s’est noyé et que, pas conséquent, il n’a pu maintenant son site à flot.

Lorsque vient le temps, pour un zoophile dit « standard », de laisser libre cours à ses élans, je me permets de présumer qu’il se contente d’un animal commun dans un contexte nécessitant peu de préparation, le tout dans un endroit où il est à l’aise. J’ai d’ailleurs déjà soupçonné un homme fort douteux d’enfermer volontairement, dans la salle de bain d’un ami commun, le chat de ce dernier afin de s’adonner à quelques fantasmes pervers lorsque l’envie lui prenait mais je m’égare; Revenons à nos moutons (HA HA!) Lorsque vient le temps de culbuter sauvagement un dauphin, il faut organiser une expédition de plongée, seul ou en compagnie d’autres monstres, dans un lieu peu fréquenté par une clientèle dite « normale » afin d’éviter l’émasculation par harponnage ou la psychologie animale auprès des autorités locales. Une fois la stratégie déterminée et appliquée subsiste toutefois la problématique charnelle de la chose.

Ne pas insérer dans le postérieur

Ne pas insérer dans le postérieur

L’homo sapiens étant une créature physiquement limitée, il est difficile pour lui de s’avérer satisfaisant pour son partenaire marin. Il faut savoir que le dauphin, selon des études « sérieuses », est un animal curieux et qui, à l’instar de l’être humain, s’accouple non seulement pour la reproduction mais aussi pour le plaisir de l’acte. Il faut aussi savoir que, chaque année, les dauphins sont responsables de plus de morts humaines que les requins, ce qui nous porte à croire que les dauphins aiment le sexe brutal et que les plongeurs fantasment considérablement moins sur les requins. Ceci étant dit, venons-en à l’acte. Lorsqu’un hominidé se retrouve dans l’eau, il est certes en mesure de se débrouiller mais ne possède pas l’aisance du poisson ni même sa capacité à respirer très longtemps sous l’eau, ce qui risque de lui causer problème lors de certaines positions sexuelles que les dauphins affectionnent particulièrement et qui, comble du hasard, impliquent une immersion totale dans l’eau. Évidemment, une bombonne d’oxygène peut pallier à ce problème mais il faut s’assurer que l’équipement tienne bon. Vient ensuite l’aspect purement corporel. Tel un caniche royal exposant sa croupe à un étalon, le corps d’un homme ou d’une femme exposé aux pulsions méphistophéliques d’un dauphin mâle en rut risquerait de subir des sensations diamétralement opposées à l’extase recherchée. On peut aisément imager, à votre grand dam, la difficulté relative à l’exposition de ses orifices à un dauphin mâle, ce qui m’amène à penser que la femelle soit conseillée pour une première expérience « enrichissante ». Le dauphin est une bête à la musculature impressionnante, au membre imposant et au coït destructeur, son jet pouvant être propulsé jusqu’à 12 pieds (environ 4 mètres) et s’apparentant, en terme d’impact, à la déflagration d’un fusil de chasse, ce qui est fort déconseillé.

Il est extrêmement déstabilisant de s’immerger de la sorte dans l’esprit malade de citoyens apparemment normaux et cette brève analyse que j’entrepris aujourd’hui ne fait qu’effleurer la surface de cette problématique grandissante. Chaque jour, à chaque minute dans ce monde que nous avons créé, un petit animal sans défense se fait impunément violer, un homme entreprend de masquer son inconfortable érection à la vue d’un soulier et/ou un « cuisinier » de restauration rapide se badigeonne allègrement de sauce spéciale, ce qui est inacceptable. Lorsque nous pensons (désormais par ma faute) à ces hommes et ces femmes qui risquent leur vie afin d’assouvir ce besoin inextricable de batifoler avec les cétacés, le seul réconfort qu’il nous est possible de trouver est probablement de présumer que ces dauphins, au sein de leur société sous-marine, sont aussi incompris que nos propres congénères quant à leur dynamisme interracial.

Éthique géographique

Posted in Conscientisation, Jeunesse corrompue, Société contemporaine avec des tags , , , , , , , , on janvier 19, 2010 by DarK Rémi oF DooM

Victimes des contraintes naturelles, des lois de la physique, enchaînés à une enveloppe charnelle aux dimensions tout aussi variables que son esthétisme,  instigateurs de la création, de la transformation de la matière, nous sommes des êtres tangibles qui peuplons une planète tangible dans un univers tangible. Cette répétition du terme « tangible », en dépit des synonymes existants, n’a pour but que de mettre l’emphase sur cette troublante réalité qui fait en sorte que nous occupons une place dans l’espace et que deux éléments ne peuvent occuper le même endroit au même moment. En dépit des élucubrations scientifiques et philosophiques qui tentent d’expliquer ce phénomène existe toutefois un concept beaucoup plus proche de nous et révélateur d’une problématique omniprésente: la perturbation mentale relative à la présence d’un corps étranger au cœur d’une trajectoire donnée.

Objet hétéroclite

Objet hétéroclite

Chaque mouvement qu’entreprend notre corps nous expose à la possibilité de devoir réagir face à un obstacle potentiel, que ce soient des ordures croupissantes sur le trottoir ou la patte du lit qui bombe fièrement le torse devant notre frêle orteil avant de le brutaliser prestement par pur sadisme. Il est donc important d’être à l’affut de notre environnement afin d’être apte à réagir adéquatement lorsque se manifeste la nécessité. Pour le commun des mortels, la perception des choses inanimées est relativement bonne et permet aux vagabonds d’éviter la plupart des accidents en se déplaçant à une vitesse modérée, une célérité accrue augmentant exponentiellement les chances de finir ses jours empalé sur un objet hétéroclite. Ce n’est toutefois que lorsque les sujets de notre méfiance s’animent que la complexité du déplacement se complexifie.

Dans le cadre d’une excursion en milieu urbain, par exemple,  moult dangers nous guettent incessamment puisqu’une horde grouillante de consommateurs assidus errent de manière chaotique dans les allées achalandées des commerces ou dans les rues où la menace inhérente à leur condition est décuplée par la présence d’animaux et de véhicules motorisés au volant desquels se trouvent un fort pourcentage d’ignobles incompétents. Dans une telle situation, notre vigilance est mise à rude épreuve non seulement par la présence de mammifères excités qui, comme autant de lames virevoltantes, s’animent dangereusement dans toutes les directions mais aussi par la peur, cette dernière étant alimentée par l’analyse rigoureuse du manque potentiel de concentration des hostiles créatures odorantes pour qui nous sommes aussi une nuisance corporelle hypothétique, sans oublier que le changement de vitesse ou l’arrêt complet des corps en mouvement modifie perpétuellement notre itinéraire.

Là où naît ma frustration est plutôt dans l’attitude désinvolte de l’individu moyen qui, égoïstement de par sa présumée conscience sociale, entreprend des déplacements négligents ou se poste à des endroits stratégiquement déficients. C’est ainsi que l’on retrouve une ou plusieurs personnes qui, dans un espace fréquenté par plusieurs pairs, bloquent un couloir en discutant amicalement, occupent la largeur complète d’une allée d’épicerie en se postant parallèlement à leur panier qui lui se trouve aux côtés d’un présentoir promotionnel ou, en voiture, en se stationnement partiellement sur un trottoir, bloquant un sens unique qui fait office de trajet d’autobus, provoquant en moi des désirs sanglants d’explicite mutilation telle que l’émasculation à l’aide d’outils traditionnels tels que le vilebrequin ou la légendaire « pince qui barre ».

1

Obstacle potentiel

Au même titre que les victimes de maladies graves sont plus sensibles aux causes bienfaitrices qui y sont reliées que les gens qui, au mieux, usent de compassion, chaque être humain ayant dû confronter un inapte dont la voiture, la poubelle, le « big wheels », le troupeau de moutons ou le corps (pour ne mentionner que ces exemples fréquents) nuisait à son bien-être devrait comprendre cette indéniable logique. Ceci dit, cette fatalité qui est nôtre n’est que le reflet d’une société pourrie où le citoyen, indifférent au bien-être de son prochain, ne se contente que de répondre à ses propres désirs en négligeant l’impact de ses gestes sur le bien-être collectif même en sachant très bien qu’une action semblable, portée à son encontre, déclencherait une vive haine misanthropique qui atteindrait son paroxysme lorsqu’un effort devrait être réalisé afin de remédier à la problématique, surtout si la source de l’inconfort risque d’affecter le nombre de temps prescrit pour un trajet donné. Vivement que se fassent embrocher ceux et celles qui, marchant à vive allure dans un magasin à grande surface, décident soudainement d’arrêter en plein centre de l’allée en ignorant le fait qu’ils sont suivis par un narval qui, ayant adapté son rythme à celui de leur victime inconsciente, ne serait en mesure de freiner à temps sur le plancher fraîchement lavé.

Le pacificateur

Posted in Conscientisation, Jeunesse corrompue, Récit épique, Société contemporaine, Tranche de vie avec des tags , , , , , , , , , , , on décembre 22, 2009 by DarK Rémi oF DooM

Tignasse volumineuse et pilosité faciale proéminente obligent, il m’arrive, à l’occasion, de fréquenter des endroits douteux en compagnie d’individus potentiellement peu recommandables, jeunes incompris et âmes tourmentées. C’est ainsi que ma tendre moitié me convainc (avec aisance d’ailleurs), en ce vendredi 18 décembre 2009, de visiter un havre de débauche à prédominance  pré-pubère ayant pignon sur rue dans l’arrondissement réputé de la ville de Québec qu’est Limoilou, j’ai nommé Le Kaméléon. Réputé pour les 4 litres de bière (dont la nature importe peu) généreusement offerts au coût de 18 dollars, ce coquet établissement accueille en son sein bon nombre d’adeptes de musique violente, de punks, de vétérans du bar et autres rebelles à la gloire révolue. Bien que les altercations semblent y être monnaie courante, l’hétéroclite faune locale ne semble point disséminée pour autant et aucun colosse n’incarne de figure autoritaire en ces lieux proscrits où la population se régule d’elle-même.

Désireux de consommer de l’alcool en agréable compagnie et au son de musique distorsionnée, je consommai donc quelques breuvages houblonnés aux accents d’agrumes tout en devisant allègrement avec les troupes festives qui m’entouraient jusqu’à ce que la situation se tende de manière palpable. Suite à une altercation de nature obscure et agressive entre deux dames aux opinions explicitement divergentes, les « clans » se rassemblèrent autour des protagonistes et contribuèrent à nourrir les hostilités tandis que s’opposaient « keupons » et « métaleux » dont le désir de vaincre n’avait d’égale que leur fervente ignorance. Fusèrent ensuite les propos haineux, accusations de nazisme à l’encontre des chevelus qui, de leur côté, semblaient croire qu’ils avaient affaire à des « skinheads » néonazis, ces derniers arborant le crane dégarni, le manteau caractéristique à la double orange vif et le foulard devant le visage, prêts au combat.

Kristian "Varg" Vikernes

Bien que mon aspect général m’associait invariablement à l’un des deux groupes en cause, l’immaculé gaminet à l’effigie des Tranformers que je portais fièrement ne semblait pas faire de moi une victime potentielle de l’effusion de sang à venir, à moins que je fus qualifié par quelque illuminé comme étant un suprémaciste cybertronien. Ceci dit et bien que je prône généralement le massacre et le pillage, je fus envahi par un profond mécontentent à l’idée de voir quelques hurluberlus se lancer tête baissée dans une confrontation tout aussi futile que puérile. Quittant ma retraite paisible et dégainant avec véhémence mon verbe acéré, je commençai par m’informer sommairement au sujet du conflit en cours auprès des deux partis pour ensuite m’interposer pacifiquement entre une punk hargneuse au poing hasardeux et un ignare qui tentait de plaider son innocence sous un couvre-chef orné du logo de Burzum. Victimes impuissantes de mon implacable logique, les contrevenants se dispersèrent, ne laissant derrière eux que quelques insultes à travers la bière renversée.

Skinhead (selon Google Images)

C’est ainsi que je pus retourner cuver mon alcool modestement avec le sentiment du devoir accompli, m’étant fait amis de quelques marginaux et ayant acquis la reconnaissance de ceux et celles dont l’intégrité physique fut mise en jeu au cours de la soirée. Au cours de mon intervention de nature diplomatique, j’ai appris que toute cette zizanie provenait d’une histoire ancestrale (datant d’environ deux mois) alors que les punks territoriaux furent défiés sur « leur terre » (Le Kaméléon) par un militant du « White Power » au discours hitlérien. Nul ne sait vraiment ce qui est advenu de l’illuminé en question mais son visage fut imprégné dans l’imaginaire collectif et un lien fut établi entre cet être particulier et une païenne relativement anodine qui s’est avérée faire partie de notre sympathique rassemblement et qui attira le courroux de la nation bérurière en place. S’accusèrent à tort de nazisme et d’autres adjectifs colorés une foule de récalcitrants afin de défendre leurs camarades et idéaux face à l’adversité sans prendre la peine de discuter convenablement.

TerraWildSiders2

Terra Wild Siders

Bien que les convictions soient parfois louables et contribuent, dans une certaine mesure, à l’intégrité d’un individu, elles impliquent trop souvent un extrémisme qui rime avec absurdité. Cette hilarante anecdote au dénouement rappelant un film de Disney n’est toutefois pas garante de la majorité et bon nombre de gens se brutalisent chaque jour inutilement afin d’assouvir leur soif d’un patriotisme aux fondations d’argile sans même se questionner sur la valeur réelle de leurs agissements. Lorsque l’on applique savamment son poing sur le visage d’une créature jugée répugnante, il serait légitime de rentabiliser le geste, ne serais-ce qu’en s’assurant qu’il est posé pour une raison connue des habitants des deux côtés de cette douloureuse frontière, sans quoi c’est un peu comme de punir un chien 2 jours après qu’il ait uriné dans vos Terra Wild Siders. Si vous vous estimez au-dessus de l’éthique de l’agressif en herbe, ne vous insurgez pas lorsque l’on vous pendra pour sodomie.

Guerriers des ténèbres

Posted in Cinéma, Conscientisation avec des tags , , , , , , , , , , on décembre 4, 2009 by DarK Rémi oF DooM

Dans les ombres de l’Histoire sont tapies bon nombre de mystères, de reliques sacrées, de créatures fantaisistes et d’êtres de légendes. Bien que bardes, scribes et historiens en tout genre propagent au mieux de leurs compétences et leurs intérêts les événements du passé, certains persistent, d’autres se perdent. Il arrive tout de même souvent que, comme pour les vikings, l’Histoire côtoie le mythe, ce dernier faisant invariablement partie de la croyance populaire tandis que les faits ne sont accessibles qu’aux érudits, ne serais-ce parce que cette réalité est parfois trop fade et/ou anodine pour un peuple assoiffé de sensationnalisme. C’est ainsi que les guerriers « shinobi », ces mercenaires du Japon médiéval, réputés entre autre pour l’espionnage et l’assassinat, devinrent éventuellement les ninjas d’aujourd’hui; artistes martiaux masqués aux aptitudes  surhumaines, maîtres des ombres et sanglants meurtriers tout de noir vêtus. C’est d’ailleurs de cette vision fantastique que se sont inspirés les créateurs du film Ninja Assassin dont je ferai maintenant l’éloge.

Ninja Scroll

Ninja Scroll

Fortement inspiré des populaires dessins animés japonais en ce qui a trait à la violence et aux manifestations sanguines, le tout est toutefois enrobé d’un contexte typiquement hollywoodien. C’est ainsi que se déroule un récit martial épique, alimenté par la vengeance et la haine, dans lequel interviennent la « minorité ethnique » empreinte de bonne volonté et le bon policier aux intentions parfois douteuses qui cherche à comprendre, circonspect, la nature des péripéties qui ont court dans une société contemporaine où le terme « ninja » ne cadre que trop mal dans une conversation sérieuse. En dépit des réactions improbables ou des manifestations explicites de compétences insoupçonnées, ce long-métrage ne s’adresse pas amateurs de films de répertoire et d’histoires complexes à haute teneur en philosophie mais plutôt aux adeptes d’action, d’arts martiaux et de brutalité excessive, le tout ne pouvant faire autrement que d’offrir un divertissement de qualité.

Cette image est un bel exemple de ninja en position de combat, en pleine maîtrise de son art, s'apprêtant à égorger sa proie.

Ninja

À l’instar de tous les autres films de ce monde dont le titre inclue le mot « ninja », ce sont les scènes de combat qui donnent à l’histoire son rythme et qui justifie l’ingestion mécanique d’une grande quantité de maïs soufflé. La différence majeure entre Ninja Assassin et les autres sagas du même acabit provient néanmoins de son approche des affrontements en question. Tandis que le ninja moyen se contente souvent de n’être qu’une brute agile dont l’essence ne réside essentiellement que dans son apparence, ceux de Ninja Assassin exploitent les ombres, s’y fondent et n’en sortent que pour porter des coups fatals. Organisation ancestrale et traditionnaliste, le Clan est sans pitié et ne forme que des machines à tuer aux dons mystiques acquis à travers un entraînement rigoureux et des techniques secrètes immémoriales. C’est donc en étant fidèles à ce concept que plusieurs scènes sont volontairement très sombres et que seule brille l’éclat des lames avant que ne jaillisse le sang et que s’écroule la victime dont le regard vide ne reflète encore que l’ignorance de la tragédie. Ce n’est pratiquement que lorsque les vils ninjas s’attaquent au personnage principal, traître à sa Famille, que l’excès se manifeste plus clairement puisqu’il ne s’agit pas que de laisser périr impunément quelques figurants. Ces affrontements jouissent donc de chorégraphies spectaculaires alors que s’harmonisent dans une danse macabre les corps surentraînés des instigateurs de l’inévitable trépas qui agrémentent leur affrontement mortel de passes d’armes fabuleuses, maîtrisant à la perfection les lames acérées, que ce soit sous forme d’épée ou au bout d’une longue chaîne, le tout sous une pluie de « shaken », cette étoile aux quatre pointes affilées mieux connue sous le nom, à tort, de « shuriken ».

Ce survol du film Ninja Assassin n’est finalement pas une critique en soi, ne serais-ce que parce que l’histoire en soi n’a été qu’effleurée, mais plutôt une analyse des facteurs psychologiques qui sont à la source du sentiment de bien-être qu’octroie le visionnement de ce carnage audio-visuel. Il ne s’agit subséquemment pas de ne visionner qu’un film et d’en décortiquer les différents aspects pour bien en comprendre les fondements et les critiquer distinctement mais plutôt d’en considérer la globalité en s’efforçant de concevoir que le but ultime de cette tentative de pertinence qui fait office de mortier aux briques de la mutilation vengeresse n’est en fait qu’un amalgame insignifiant de facteurs clés relatifs à la diffusion à grande échelle de ces troublantes images à saveur asiatique. Le public a manifestement le droit d’être exigeant lorsqu’il paie pour un produit mais il se doit de réaliser qu’une œuvre cinématographique ne suscitant pas la participation du cerveau n’en est pas une mauvaise pour autant.

On y retrouve plus de sang que dans la Bible.

Les suceurs de sang

Posted in Bande dessinée, Cinéma, Conscientisation, Jeunesse corrompue, Sexualité, Société contemporaine, Télévision avec des tags , , , , , , , , , , , , , , , , on novembre 26, 2009 by DarK Rémi oF DooM

L’Homme éprouve, par nature, un certain plaisir à entretenir la peur, SA peur. Bien que nul n’éprouve le désir d’être confronté à une situation perturbante, tragique ou horrifique, plusieurs apprécient la culture du mystère et de l’épouvante. C’est ainsi que, généralement à la nuit tombée, les craquements anodins deviennent sinistres et prennent la forme de voleurs téméraires, d’animaux sauvages ou de monstres sanguinaires. Les histoires, contes et légendes abondent et l’esprit humain, aussi malléable que l’argile, donne vie à l’impossible en entretenant l’improbable et l’impossible en toute connaissance de cause. Créatures des marais, esprits frappeurs, extra-terrestres et loups-garous sont donc les vedettes de fantastiques tragédies et sont ensuite amenées au petit écran par les adeptes de l’horreur et de la science-fiction. Certaines bêtes sont toutefois, bien que rarement et pour des raisons obscures (et/ou commerciales), dédiabolisées.  C’est le cas du vampire qui, comme vous avez probablement pu le constater, a récemment développé des caractéristiques elfiques.

Un autre bel exemple comme quoi on ne choisit pas sa famille.

"Évolution"

Bien que le célèbre film Entretien avec un vampire, basé sur l’œuvre de la désaxée notoire Anne Rice, fut un précurseur de la sexualisation vampirique (blâmons Brad Pitt), ce n’est qu’aujourd’hui que nous « profitons » pleinement du phénomène tandis que la jeune femme contemporaine jette son dévolu sur les froids seigneurs de la nuit. Le sombre prédateur aux crocs acérés et à la mine acerbe se voit ainsi affublé du rôle de mâle dominant, bourreau des cœurs et réchauffeur du lit de ces dames. Crions ensemble à la nécrophilie! Mais que s’est-il donc passé entre le Dracula de Christopher Lee et le Edward Cullen de celui qui n’a point fait de vagues dans le rôle de Cedric Diggory?

Véhicule récapitulatif

Véhicule récapitulatif

Utilisant le cinéma comme véhicule récapitulatif, ce médium étant le principal responsable de l’évolution (ou de la dégradation, selon le cas) des classiques de l’horreur, je remonterai donc jusqu’en 1922 avec le film culte Nosferatu. Que l’on ait écouté ou non cet antique long-métrage, l’image du Comte Graf Orlock est devenue légendaire en dépeignant le mort-vivant comme étant répugnant, très théâtral dans sa démarche en agitant ses longs doigts crochus tandis que son visage blême et hideux était encadré d’oreilles pointues et surmonté d’un crâne lisse. Une telle image ne laisse certes aucun doute quant à la nature diabolique de cet être d’outre-tombe et n’a probablement suscité que peu de gémissements de plaisir en dehors des asiles. Ce n’est qu’un peu plus tard, en 1931, que fut popularisée l’image stéréotypée du vampire populaire aux vêtements classiques et à la cape noire doublée de rouge vif à travers le film Dracula, ce personnage prenant le visage de l’acteur Bela Lugosi, figure emblématique de l’horreur, puis de Christopher Lee en 1958. Bon nombre d’acteurs ont certes partagé le costume traditionnel du vampire dont le Comte Dracula est l’émissaire le plus connu mais ces acteurs furent, à mon humble avis, particulièrement marquants.

Mordicus

Mordicus

Encore aujourd’hui subsiste la tradition et, bien que l’emballage puisse changer, le produit demeure le même puisque que le Dracula contemporain est un monstre ignoble sous le couvert d’un gentilhomme. Démarche artistique oblige, d’autres auteurs ont bien sûr amené des visions différemment cauchemardesques des buveurs d’hémoglobine et plusieurs ont tenté de donner un nouveau souffle au monstre qui demeura presque inchangé pendant des décennies. Que ce soit dans les films, les romans, les bandes dessinées ou les jeux de rôle, la définition du terme « vampire » muta et, à l’instar de la courbe évolutive de l’être humain, s’élargit et se sépara en un nombre impressionnant d’interprétations, de variable et de possibilités. Des entités entièrement monstrueuses aux jeunes rebelles violents en passant par les pseudo-zombies et la strige en tentant de ne pas penser à Buffy, le vampire laissa derrière lui les autres rejetons de l’horreur pour se dévoiler au grand jour et devenir un sex-symbol.

En y repensant bien, il y a plusieurs années que le vice s’installe mais rien n’aurait pu me préparer à une caricature de cette ampleur. Tel que mentionné précédemment, Entretien avec un vampire a abordé le sujet d’un point de vue plus « humain » et nous a offert une belle brochette d’acteurs à en faire saliver les jeunes dames. Le statut des dits acteurs transcendait toutefois l’image globale de l’homme aux canines proéminentes mais le concept général du cannibale immortel était tout de même attendri. On vit ensuite apparaître bon nombre de chasseurs de vampires, puis des vampires qui marchent le jour, des vampires qui ne s’enfoncent pas dans la neige et des vampires de l’espace mais le summum de l’originalité revient sans doute au vampire qui brille le jour.

"C'était une erreur de lui offrir une poupée à Noël." se dit-il.

Vampire découragé

On opte donc, aujourd’hui, pour des vampires sentimentaux victimes d’une tristesse infinie n’ayant d’égale que la lassitude que leur procure l’immortalité dont ils sont affublés tandis qu’ils tentent affectueusement de faire fi de leur sombre nature afin de réchauffer leur défunte carcasse grâce à l’amour et la tendresse des vivants sans songer aux conséquences émotivement éprouvantes et dignes d’un toupet en plein visage du flétrissement inévitable de l’élu(e) de leur cœur qui, par souci de la subsistance d’une humanité qui leur est chère mais dont les autres porteurs n’en sont que moins excitants, refuseront invariablement de s’abandonner au péché mortel de l’éternel tourment et se contenteront de nourrir les flammes affamées d’une relation torride mais houleuse à travers laquelle surviendront mille dangers que nul(le) ne saurait tolérer au nom de l’amour. Que l’on m’enfonce un pieu aiguisé dans le cœur et que l’on m’expose à la lumière du soleil!

Loin de moi l’idée de dénigrer la déchéance actuelle de la culture vampirique ni même de blâmer les jeunes dames de ce monde qui, alors qu’elles dénigraient les vibrateurs en métal hier, voudrait s’accoupler avec un vampire demain mais je crois que l’aura d’effroi qui entourait le fétichiste du cou est désormais souillée par la marque indélébile de la romance adolescente et la superficialité. Bien que la célèbre série télévisée américaine True Blood démontre une approche plus mature du sujet (quelle excellente série), c’est la saga Twilight qui engendre le suicide imminent des gothiques de ce monde. Qui plus est, bien que le statut de Frankenstein ne soit pas en jeu, le loup-garou suit de près le Jesse James de la banque de sang et, si la tendance se maintient, je soupçonne que nous aurons bientôt droit à des scènes homo-érotiques de sexe interracial entre ces deux icônes maudites et c’est ce jour là que le calendrier maya a prédit.

Les cheminées humaines

Posted in Actualité, Conscientisation, Placement de produits, Société contemporaine, Tranche de vie avec des tags , , , , , , , , , on novembre 3, 2009 by DarK Rémi oF DooM

Dans un monde en perpétuel changement et à travers lequel « conscientisation » rime avec « paranoïa », nous sommes régulièrement confrontés à divers problèmes de société essentiellement relatifs au domaine de la santé. Tandis que les pommes deviennent cancérigènes, que les réfrigérateurs contribuent au réchauffement de la planète et que les arbres transmettent le SIDA (maudits soyez-vous, dendrophiles!), nous devons incessamment être à l’affut des plus récentes découvertes scientifiques et médicales afin de préserver notre santé et d’éviter une mort atroce et purulente. Parmi les différentes causes du malheur collectif, il en est une qui est désormais bien connue: le tabagisme. Ses effets néfastes sont prouvés, la loi le condamne et les notions de base du respect voudraient que l’on évite de le propager mais ce fléau persiste tout de même.

Brutal marteau

Brutal marteau

Cette hostile constatation, si soudainement manifestée, est directement liée à un événement qui a bouleversé ma vie en ce premier novembre 2009, un dimanche apparemment comme les autres, alors que mon seul désir était de bénéficier d’un suprême spectacle du groupe légendaire qu’est Metallica. Le Colisée Pepsi étant propice à une telle activité, je profitais d’un siège au confort discutable mais à la situation géographique tout-à-fait adéquate et il me tardait de hurler avec joie les paroles des chansons culte qui allaient se succéder au courant de la soirée. Tout était parfait jusqu’à ce que je sois forcé de constater que les deux individus situés justement devant moi consumaient les cigarettes aussi sûrement qu’une chaîne de montage performante aurait pu leur propulser en pleine visage. Non seulement mon gaminet de Mercyful Fate était-il voué à s’imprégner de l’odeur du pestilentiel tabac mais ce sont mes yeux et ma gorge qui allaient subir les assauts répétés de la fumée sous les yeux ébahis d’un agent de sécurité inapte et de l’affiche d’interdiction de fumer. Comment espérer raisonner avec un homme portant un chandail orné d’un aigle et d’une moto « chopper »? À coups de marteau Dead On, sans doute, mais les lieux n’étaient pas propices à une telle discussion.

Bien que je démontre ici beaucoup de hargne, il faut tout de même savoir que je ne suis pas le bourreau des fumeurs et que j’estime que chaque individu a le droit de nuire à sa santé comme il lui plait. En ce qui me concerne, je préfère la nourriture malsaine et l’alcool mais je crois qu’il est tout-à-fait légitime de préférer souiller ses poumons. Le problème réside plutôt dans les habitudes de consommation de ces malotrus et de leur intervention directement nocive dans mon mode de vie. Lorsque des adeptes de la cigarette décident d’allumer l’outil de leur vice en public, ils nuisent non seulement à mon bien-être mais aussi à ma santé, sans oublier mes vêtements et mon humeur. C’est un peu comme si je buvais de la bière de piètre qualité et que je la régurgitais immédiatement au visage de mes voisins en quantité quatre fois plus grande que ce que j’ai moi-même assimilé tout en m’assurant d’affecter les systèmes digestifs et respiratoires de mes convives, le tout dans l’illégalité et en m’assurant de ne prendre aucune pause pendant les 5 heures que dure l’événement auquel je participe. Voilà qui serait fort désagréable.

Bâtonnets de bonbon

Bâtonnets de bonbon

Tandis que les consommateurs des produits du tabac s’insurgent et s’estiment brimés, même les Cigarettes Popeye se sont dissociées du mouvement en se rebaptisant Bâtonnets de Bonbon. N’est-ce pas un signe suffisant? Comme dans toutes les situations où des individus sont brimés tels que ceux qui veulent acheter de la bière à 23h19, les différents toxicomanes, les prostituées et les exhibitionnistes, tous veulent pouvoir profiter de leur hobby sans prendre en considération l’impact qu’ils peuvent avoir sur leur environnement. Le manque de respect inhérent à la société nord-américaine contemporaine est, je crois directement liée à cette incapacité qu’ont les gens à prendre en considération le bien-être d’autrui et en ne tenant compte que de l’impact qu’a leur geste sur leur propre personne. Je profite certes de cette tranche de vie afin de déverser impunément mon fiel sur ce tabac que j’exècre depuis si longtemps mais ce n’est tout de même qu’un exemple commun qui me permet de bien illustrer une problématique beaucoup plus large.

Bistrot du Fjord

Bistrot du Fjord

Dans un monde qui tend à prôner l’ouverture d’esprit, à encourager la différence et à favoriser la tolérance globale, on constate des manques de respect de plus en plus flagrants sous le couvert de l’individualité, de l’ignorance ou du droit acquis, les fautifs allant même souvent jusqu’à plaider leur droit à la liberté juste avant de brimer celle des autres. J’encourage fortement la populace à omettre de ramasser les excréments du chien, à consommer des stupéfiants, à chanter « Bobépine » au karaoké du Bistrot du Fjord ou même à se masturber dans les souliers de la voisine en écoutant des chants de baleines si c’est ce qui lui fait plaisir mais il est toujours crucial de savoir se mettre dans les chaussures (HA HA!) des gens qui nous entourent avant de s’adonner à de tels actes proscrits car les répercussions peuvent être dévastatrices. Vraiment.

Répercussion

Répercussion dévastatrice

Anarchistes chrétiens

Posted in Actualité, Conscientisation, Jeunesse corrompue, Société contemporaine, Tranche de vie avec des tags , , , , , on octobre 26, 2009 by DarK Rémi oF DooM

Outre le pillage, la pyromanie et la danse contemporaine, j’entretiens quelques passe-temps relaxant tels que le chant guttural. Ce hobby anodin m’amène donc, accompagné de mon joyeux orchestre, à visiter des lieux douteux et inconnus du commun des mortels afin de faire bénéficier à une horde de voyous chevelus d’hymnes violents et haineux agrémentés de propos généralement humoristiques baignant dans l’hérésie et le sarcasme. Les adeptes de sombre métal mortuaire sont d’ailleurs familiers avec ces pratiques et encouragent parfois d’ailleurs certaines pratiques fort peu recommandables. Pour le reste, mes élans théâtraux suffisent généralement à convaincre les parents récalcitrants et autres non-initiés du bien-fondé de ma démarche et de la pertinence de mes propos. Ceci dit, il existe en ce monde troublé des gens dotés d’une importante étroitesse d’esprit et/ou d’une incapacité à percevoir la vérité au-delà du premier niveau.

C’est ainsi que, en cette froide et venteuse soirée du 24 octobre 2009, j’ai été victime de l’un de ces êtres perturbés entre tous qui a cru me faire bénéficier de sa sagesse ainsi que de sa bonne volonté. Suite à une prestation dévastatrice à travers laquelle j’ai fait l’éloge de Satan, de la sodomie et de la Pologne, un homme bien intentionné vint ainsi bénéficier de mon statut d’homme au torse nu abondant de virile sueur pour me dire quelque chose qui ressemblait à « Bon show, j’sais pas si t’as remarqué l’exposition d’œuvres d’anarchistes chrétiens sur les murs? » suivi d’un ironique et retentissant « En tout cas, bonne fin de soirée. » agrémenté d’un sourire railleur, ce qui a suscité en moi, en langage populaire, un « Quel ignoble mécréant! » Faut-il donc que je respecte les idéologies (parfois fort douteuses, comme dans ce cas ci) des individus fréquentant les salles dans lesquelles je joue et que je modifie les paroles de mes chansons (que l’ont ne discerne certes pas très bien) afin de ne point vexer les cancres de cet acabit? J’en doute fort. Que Les Chevaliers de Colomb me pourfendent si ce doute est illégitime car j’ai souillé leurs salles à de nombreuses reprises.

Intolérance

Intolérance

Ne désirant point m’étendre sur la médiocrité explicite qu’évoque en moi le terme « anarchiste chrétien », j’en profiterai plutôt pour m’en prendre aux idéologues extrémistes qui méprisent ceux et celles qui n’adhèrent pas à leur doctrine inflexible tout en déblatérant incessamment les mêmes discours révolutionnaires qui tuent tout débat par leur incapacité à, justement, débattre. Étant un homme sage et intelligent, je suis toujours réceptif à l’échange philosophique d’idéaux tout en demeurant un fervent défenseur de la Vérité et de la logique mais je tolère mal les récriminations hostiles et les pointes tout aussi désobligeantes qu’illégitimes à mon égard (ou à l’égard de qui que ce soit d’ailleurs). Je me ferai donc un plaisir de faire l’éloge du prépuce aux Juifs, d’ingurgiter jambon et bacon devant les Musulmans et de boire à la gloire de Thor et Odin lors du souper de Noël car j’estime que c’est juste mais je n’irai pas serrer la main de mes tantes en leur disant « Vous savez que Noël n’est qu’un événement sacré parmi tant d’autres ayant été volé à une autre religion? En tout cas, bonne fin de soirée! »

Dans une société de plus en plus hétérogène et complexe recherchant sans cesse à plaire à tout le monde sans prendre parti et en finissant donc souvent par ne réellement plaire à personne, il est important d’avoir de fortes convictions afin d’éviter d’être « assimilé » tout en apprenant à ne pas les faire valoir pour éviter de choquer. Ce monde dit tolérant engendre donc une intolérance chronique envers des minorités visiblement majoritaires car leurs convictions intolérantes priment sur les tentatives de tolérance de la majorité, brimant nos origines et nos idéaux. Nous ne sommes plus maîtres chez nous! Ce qui nous amène à notre prochain sujet: ne fumez pas de crack.

Devenir un homme

Posted in Botanique, Placement de produits, Récit épique, Tranche de vie avec des tags , , , , , , , , on octobre 23, 2009 by DarK Rémi oF DooM

C’est en réponse à ce billet sur la Kaverne que je décidai, en ce matin enneigé, de partager avec vous un moment crucial de mon existence, moment important entre tous car il est celui où, je le crois, je suis devenu un homme. Faisant suite à mon précédent article traitant de l’emblématique Irish Spring, je vous ouvre donc mon cœur afin que vous puissiez bénéficier de l’une de mes nombreuses et épiques aventures qui ont d’ailleurs contribué à faire de moi un modèle de force et de masculinité. Puissiez-vous être inspirés par ce récit que je vous invite, d’ailleurs, à partager avec vos enfants, à l’heure du sommeil, afin qu’ils fassent des rêves prophétiques et que cette histoire anecdotique contribue à forger les puissants adultes de demain.

***

J’avais 12 ans lorsque je fus laissé à moi-même, en pleine forêt canadienne, afin de prouver ma valeur à ma famille. Après trois jours à survivre de mon mieux, me nourrissant d’animaux crus que je chassais à mains nues tels que le loup, le chevreuil et l’antilope, mon odorat aiguisé fut attiré par une odeur caractéristique. Victime de la nature alors que j’avais été contraint de délaisser toute règle d’hygiène, rampant dans la fange et dormant sous les astres célestes, constamment harcelé par la pluie, j’ai été empreint d’une satisfaction certaine lorsque l’odeur du Irish Spring caressa mes narines. Désireux de bénéficier des services de ce pain de savon divin, je m’approchai d’une source d’eau pure dans laquelle se déversait une chute naturelle et j’aperçus, sur un rondin près de la rive, la source de cette senteur caractéristique qui m’avait attiré jusque là.

M’approchant avec précaution, mes doigts étaient sur le point d’effleurer mon bienfaiteur d’émeraude lorsque l’air fut saturé par une forte odeur de musc et qu’un rugissement guttural retentit derrière moi. Ne faisant qu’un avec la nature, mugit par l’instinct primitif du sauvage, je me retournai vivement pour apercevoir un hostile carcajou dont les intentions n’étaient que trop claires; m’abattre pour avoir convoité son bien et se repaître de mes chairs. Je maintins ainsi ma position pendant plusieurs minutes qui se transformèrent bientôt en heures alors que mon adversaire et moi-même tentions de nous intimider, de trouver la faille chez l’ennemi. S’impatientant le premier, le féroce carnivore entreprit de s’attaquer à ma jambe gauche. Utilisant sa propre force contre lui, j’attrapai au dernier moment son cou musclé alors que ses dents acérées effleuraient tendrement ma peau et je précipitai le crâne du glouton contre une souche ancestrale, la vibration engendrée par cet impact cataclysmique se répercutant jusqu’au bout des racines de cet arbre jadis majestueux, allant jusqu’à perturber le sommeil des morts. Fortement ébranlé, l’animal tarda à se ressaisir et j’en profitai pour lui assener une puissante descente du coude au niveau de la nuque, brisant cette dernière sur le coup (jeu de mots). Les yeux de la bête se révulsèrent ainsi et, tandis que la dernière image parvenant à son cerveau embrumé était une représentation plutôt floue de mon rictus carnassier, l’écume de ses lèvres se teinta de rouge et la menace que représentait le monstre s’éteint alors que s’affaissait sa poitrine pour une ultime fois.

Dépeçant l’animal avec l’aide seule de mes ongles et mes dents, précipitant mes mains avides au sein des entrailles encore chaudes de ce dragon des temps modernes pour en retirer, triomphant, son cœur encore palpitant, je me vis un devoir d’ingérer sur-le-champ cet organe vital et porteur de puissance, me badigeonnant par le fait même du sang encore chaud de mon trophée afin de m’imprégner de son âme guerrière. Repus et dans un état rappelant celui de Christophe Lambert à la fin du célèbre film Highlander, le moment était maintenant venu pour moi de purger mon corps des impuretés qui le couvraient grâce à ce Irish Spring qui gisait toujours là où mon regard s’était initialement posé sur lui.

Profitant du contact avec l’eau glaciale de la chute qui percutait amicalement mon visage, charmé par les sons typiques d’une nature désormais paisible, je me redressai instinctivement avec la grâce du félin lorsqu’un cri féminin déchira brutalement le calme ambiant. Mais ceci est une autre histoire…

Printemps irlandais

Posted in Actualité, Conscientisation, Jeunesse corrompue, Placement de produits, Société contemporaine avec des tags , , , , , , , , on octobre 16, 2009 by DarK Rémi oF DooM

Porte-parole de la virilité et fervent défenseur de la pilosité masculine, je prône au quotidien l’exposition de l’homme affirmant sans crainte l’étendue de sa masculinité au grand jour, n’allant point, toutefois, jusqu’à inciter à exhibitionnisme. Un torse velu et une barbe fournie ne sont toutefois que des éléments clés, souvent considérés comme étant des clichés, dans l’obtention du statut d’homme de qualité. Une foule de facteurs, pouvant aller du regard carnassier au type de pantalons portées (attention, amateurs de velours!), influent sur le charisme et l’attitude du mâle contemporain (thème philosophique: l’homme entant qu’homme). Au-delà de la perception visuelle de la masculinité réside toutefois une caractéristique souvent négligée par la masse: l’odeur.

Ce savon est approuvé par Odin.

L'original

Tandis que la femme, toute en douceur, se pavane en laissant derrière elle quelques arôme sucrés ou floraux en émettant de petits sons aigus, l’homme dominant qui se respecte doit opter pour un fumet plus viril, mais quoi? Bien que la senteur du mâle travailleur et/ou sportif puisse être attrayante, dans une certaine mesure, pour la dame en quête d’une chaleur alimentée par la passion primitive, elle est néanmoins à éviter pour des raisons évidentes. Lorsque l’homme sent aussi fort que son fromage ou qu’il évoque le chacal chez ses convives, l’heure est à la baignade puisqu’il vaut mieux attirer les cougars que les vautours! Bien que le parfum soit souvent à l’honneur chez celui qui désire séduire, il ne faut pas négliger la puissance du traditionnel savon et c’est ici qu’intervient la légendaire barre de savon Irish Spring (remarquez le lien subtile avec le texte de ce billet).

Le chevrotain est une bête féroce qui est d'ailleurs en seconde position au palmarès des animaux tueurs d'homme, juste après le dauphin.

Créature impitoyable

À l’instar du musc qui, chez certains animaux, dégage une forte odeur dont le but est de stimuler le sexe opposé, le Irish Spring émane cette puissance animale et ce désir perpétuel d’accouplement. Il est d’ailleurs légitime, dans cet optique, que l’Homme aie utilisé le musc dans la composition de certains parfums. Celui-ci est produit par le chevrotain mâle, animal brutal et intimidant également appelé porte-musc vivant dans les montagnes d’Asie à plus de 2000 mètres d’altitude et reconnaissable à ses canines longues de 5 à 7 centimètres (ces informations ne provenant probablement pas de Wikipédia). Dans un souci de perfectionnement et parce qu’ils étaient las de combattre jour et nuit les hostiles chevrotains à grands renforts de lances, haches de guerre et, éventuellement, d’armes automatiques, les parfumeurs parvinrent à élaborer une formule mystique, probablement en vendant leur âme, qui leur permit de concevoir les produits Irish Spring et, pour ceux dont l’âme valait moins cher, le Brut.

Le carcajou protège jalousement son trésor car il aime ce parfum qui lui permet d'avoir une longueur d'avance sur ses congénères en accumulant les partenaires sexuelles.

Carcajou

Repoussant les émanations nauséabondes aussi sûrement qu’il attire la gente féminine, Irish Spring est l’ultime rempart odorant contre la métro-sexualisation. Purificateur des narines impies, il enveloppe d’une aura mystique de pilosité éthérée celui qui est digne de propager ses effluves bienfaisantes. Tandis que fondent les adeptes de « Ma Romance Chimique » et que se révulsent les yeux de celles dont le manteau d’hiver ne couvre pas le ventre, les dignes se reconnaissent et s’apprécient. Le Sergent Slaughter et les carcajous utilisent Irish Spring.

Dans un monde dominé par les normes esthétiques douteuses et par les tendances hygiéniques qui s’y rattachent, il est important de demeurer fidèle à soi-même tout en se préservant de la masse intransigeante et corrompue de la « normalité ». C’est en revêtant la peau d’un inconnu et en acceptant de sentir comme les jumelles Olsen que l’on se réveille un beau matin avec pour seul vêtement un mince drap de soie rose et que l’on constate, en titubant vers la salle de bain, que l’on porte un rouge à lèvres grossier et un tatouage de pénis sur la fesse droite.