Infrastructures sanitaires déficientes

Publié dans Conscientisation, Jeunesse corrompue, Technologies, Tranche de vie avec des tags , , , , , , le juin 19, 2009 par DarK Rémi oF DooM

À l’instar de la roture, il m’arrive parfois de devoir faire usage des infrastructures sanitaires publiques. Ces besoins primitifs qui m’animent m’incitent ainsi à cheminer physiquement et psychologiquement vers ce lieu de dépravation commune où tout homme (considérant le fait que j’utilise les toilettes pour hommes, point de sexisme ici mesdames), qu’importe sa religion, sa race (ce terme n’ayant pas lieu d’être, nous sommes humains pardi!) et sa classe sociale. Évidemment, le séant de ce bon vieux punk « squeegee » fait probablement montre d’une hygiène plus douteuse que celle de l’homme d’affaire dit « respectable » mais l’action proférée à l’encontre du réceptacle des déboires de la vie demeure la même. De ce fait, c’est un lieu propice à une dégradation absolue, à une décrépitude sans nom et aux pires horreurs abominables qui sont exposées impunément dans la tristesse et l’anonymat.

Ce que la toilette publique moyenne ne sent généralement pas

Ce que la toilette publique moyenne ne sent généralement pas

Comme vous vous en êtes probablement rendu compte, à moins d’être un spectre ou un robot, il existe différents types de toilettes publiques. Lorsqu’un s’agit de procéder à une vidange complète, il est important d’être à l’aise et de sentir qu’il sera possible de sortir de cette salle sans un ver solitaire, une morsure d’alligator ou une maladie inconnue. C’est pourquoi certains endroits sont plus propices. Les latrines en milieu de travail sont probablement les plus propices à dégager un sentiment d’appartenance et de sécurité. Le travailleur moyen a tendance à être plus respectueux de sa bécosse lorsqu’il est possible qu’il soit démasqué s’il succombe à la tentation de refaire la déco des lieux. De plus, on fréquente habituellement ce lieu a jeun, ce qui est un point positif majeur pour la propreté. En seconde position se situeraient probablement les toilettes d’hôtels et de grands restaurants. La plèbe ne s’y déverse habituellement pas et les normes d’hygiène sont relativement sévères. Même lorsque les mouches y volent gaiement, l’odeur est agréable, ce qui est déjà très bien.

En dépit de la population variée qui cohabite dans ces intimes cabinets, on peut quand même remarquer que la courbe du niveau de propreté de la toilette publique décline de pair avec celle de la classe sociale de la majorité de ses utilisateurs. C’est ainsi qu’on retrouve les pires affrosités tentaculaires cosmiques suintantes dans les toilettes de « cabanes à patates » (dont le menu est exquis mais où on ne voudrait pas inspecter les cuisines) ou dans les « truck stop ». Les restaurants ouverts 24 heures par jour sont aussi le théâtre d’atrocités innommables qui me font désirer la mort de leurs instigateurs tout en me questionnant grandement sur leur milieu de vie. Tout le monde a déjà été témoin de quelques traces de vomissures éparses, d’urine vagabonde n’ayant su trouver sa voie, de serviettes hygiéniques dont je vous épargne les détails (toujours dans la toilette des hommes) et j’en passe.

Orifice répugnant

Orifice répugnant

Nul besoin pour moi d’élaborer plus longuement car je suis confiant que vous avez compris et que bon nombre d’anecdotes douteuses sont surgies péniblement de votre subconscient, jumelant un sourire en coin à une activité gastrique accrue, mais je prend quand même la peine de mettre l’emphase sur l’Eldorado de la chiotte dégueulasse : la toilette chimique. Ce cabinet coloré à l’aération déficiente, souvent utilisé dans les manifestations publiques de grande envergure en milieu ouvert, recèle un amalgame de situations et d’odeurs loufoques qui dépasse l’entendement. Il m’arrive souvent de me demander, lorsque les buissons sont indisponibles; « Comment diable une horde de chacals a-t-elle pu venir décapiter un jeune cerf ici pendant ce spectacle? » Ma jeunesse et l’innocence qui y est rattachée ne m’a appris qu’à me protéger, à rester à l’affut, mais l’âge adulte me fit réaliser que des hommes, primitifs certes mais hommes tout de même, étaient à l’origine de ces désastres naturels à petite échelle. Comme si le fait de déféquer dans un bac en plastique contenant un liquide bleu inconnu au milieu de 10000 personnes saoules au soleil à 40 degrés n’était pas suffisamment pénible, il faut que certains individus ignobles aillent souiller cet infecte cabanon avec leurs fluides. Si vous avez déjà agi de la sorte, fuyez avant que je ne vous pourfende! Mention spéciale à l’urinoir répugnant qui orne certains habitacles sanitaires et dont le fumet prend parfois vie.

Le fait est que, aussi malpropre que vous puissiez être, vous ne désireriez probablement pas qu’un inconnu vienne badigeonner de matières fécales les murs de votre salle de bain tout en gerbant allègrement sur le siège de toilette et en jetant à la flotte l’intégralité du rouleau de papier hygiénique. Pourquoi alors faire subir ce traitement à de joyeux inconnus partageant les mêmes besoins que vous? La prochaine fois que vous éprouvez le désir de mettre de côté votre nature humaine au profit d’élans porcins, prière de fuir dans la forêt sans quoi vous vous réveillerez un jour avec un rein en moins dans une baignoire pleine de glace, ces actes barbares étant prodigués par mes besoins, exception faite que l’on remplace ici le rein par les couilles, la baignoire par un vieux baril rouillé de « hobo » et la glace par de la merde.

P.S.
Pourquoi une gomme et/ou du papier dans l’urinoir!?

Les Illuminati

Publié dans Conscientisation, Société contemporaine avec des tags , , , , , , , , , , le mai 14, 2009 par DarK Rémi oF DooM

Certains d’entre vous connaissent peut-être cette organisation secrète centenaire que l’on appelle les Illuminati. Le mythe derrière cette confrérie persiste encore aujourd’hui et plusieurs croient que des personnes influentes de notre société en font partie, complotant incessamment et dominant le monde à notre insu. D’autres organisations d’envergure sont aussi tapies dans les ombres de la conscience collective, évoluant sous le masque du bien public mais dont les réels fondements ne sont maintenus que par quelques initiés. L’une des plus populaires est probablement Tupperware (j’aurais aussi pu faire référence à Avon ou même Amway). Faisant suite à mon précédent billet par sa thématique humaniste, je vous invite à plonger dans vos souvenirs et à ouvrir votre esprit. Ce texte concerne évidemment principalement les hommes puisque les femmes sont impliquées dans ces secrets.

Illuminati

Illuminati


J’ai raison de soupçonner (suite à des recherches élaborées impliquant parfois la torture) que, à l’origine, les désormais légendaires démonstrations Tupperware sont l’œuvre des femmes des divers hommes d’influence qui se rencontraient dans le secret afin de manifester quelques sombres desseins. Soucieuses d’être elles aussi impliquées dans un mouvement important dont le principal attrait résidait dans sa nature clandestine et crapuleuse, ces dames aux aspirations indéniablement féministes ont décidé de développer un large réseau n’impliquant qu’une élite féminine et dont les buts oscillaient entre l’échange de recettes familiales et le renversement du pouvoir oppresseur mâle. De fil en aiguille, vu sa popularité croissante, le mouvement prit une orientation divergente de celle de leurs perfides maris tandis qu’une stratégie particulièrement astucieuse fut mise de l’avant: celle d’agir publiquement. En effet, il est facile de perdre le contrôle lorsqu’un secret est connu par trop de gens et les communications se complexifient. C’est pourquoi une façade publique constituée des femmes innocentes de moindres valeur (aux yeux de ces succubes, bien entendu).

Comme nous l’avons appris récemment, la compagnie Tupperware n’est apparue qu’au courant du 20e siècle et n’est pas à l’origine même du mouvement mais est plutôt une étape dans le processus évolutif de cette secte qui se recycle constamment afin de dissimuler son existence (avec brio jusqu’à aujourd’hui). Les produits domestiques étant un attrait typiquement féminin, il va de soi que c’était le bon moyen d’écarter les hommes de l’équation (jusqu’au déclin graduel de la masculinité ayant, comme par coïncidence, débuté vers la fin du 19e siècle avec la chute du monocle). Les femmes fondatrices ont donc débuté leur mascarade avec une entreprise de tabliers pour ensuite évoluer au rythme de la société, cherchant toujours à éviter l’attention de l’homme, tâche qui se complexifia lorsque certaines femmes s’insurgèrent contre la domination mâle et firent avancer la cause de la femme au sein de la société. Cette tournure inattendue des événements fit réaliser aux hautes instances de l’organisation que l’image de la femme faussement dominée était avantageuse pour leur cabale. Torturées entre la convoitise du pouvoir et l’ablation du terme « sexe faible », les têtes dirigeantes furent contraintes de se rassembler d’urgence pour développer une nouvelle stratégie qui serait gagnante sur les deux fronts; ainsi naquit Tupperware.

Vêtement traditionnel féminin

Vêtement traditionnel féminin


C’est à travers les démonstrations Tupperware que les mesquines ambassadrices clandestines s’incrustent insidieusement dans nos ménages afin de communiquer furtivement avec les membres actives tout en sondant le terrain pour de nouvelles recrues potentielles. Évidemment, ces pratiques malhonnêtes n’enlèves rien au fait que Tupperware est une compagnie respectable offrant des produits de qualité et nous permettant de profiter de nourriture plus fraîche, plus longtemps mais il n’en demeure pas moins que ce n’est malheureusement qu’une vulgaire façade dont la puissance et l’envergure n’a pour but que de créer une ombre suffisamment grande pour occulter une insondable et malicieuse communauté.

De telles révélations peuvent évidemment créer de fortes réactions. Tout d’abord, les hommes comprendront mieux pourquoi ils sont si violemment chassés de leur logis lors de ces rencontres. Il y a aussi, parmi vous, des femmes qui ne font pas partie du secret et qui se sentiront trahies par leurs pairs. J’imagine déjà les regards suspicieux qui seront échangés à la cafétéria sur l’heure du midi ou lors des soirées mondaines. Impossible de déterminer quels sont les aspirations de ces clans silencieux, les spéculations étant notre seul réconfort tandis que le besoin de secret qui les enrobe, à lui seul, laisse planer des idées terrifiantes.

La conservation

Publié dans Conscientisation, Société contemporaine, Technologies, Tranche de vie avec des tags , , , , , le mai 11, 2009 par DarK Rémi oF DooM

Bien que la nature me tienne à cœur et que j’encourage la populace à user de violence explicite au profit de la faune et de la flore, ce billet ne fait pas référence à la conservation de la notre planète. Je m’attaque ici à un sujet beaucoup plus proche du Nord-Américain moyen et auquel nous ne faisons abstraction que trop souvent au profit de la facilité. En dépit des imitations à bas prix et des tentatives désespérées de la concurrence pour obtenir un niveau de qualité équivalent, le plat Tupperware a été, est et restera l’incarnation ultime de la qualité en ce qui a trait à la conservation de nos aliments!

Famille riche et satisfaite

Famille riche et satisfaite

Certains diront « Rémi, Ô toi qui est mon guide, je n’ai pas les moyens d’investir dans des plats d’une telle qualité et mes récipients actuels sont suffisants. » Certes, le plat moyen offert à bas prix dans les épiceries et autres magasins à grande surface ont un certain niveau d’efficacité mais leur esthétisme douteux et leur durée de vie extrêmement limités en font un choix à écarter. Je vous mentirais en vous disant que je ne possède pas, moi aussi, ces vulgaires contenants de va-nu-pieds MAIS je suis pleinement conscient de tous les enjeux que ça implique et de ce masochisme dont je suis le triste instigateur. Lorsque je vois ces plats qui, jadis transparents, adoptent la couleur de la sauce aux tomates ou autres ingrédients ayant peuplé son intérieur, je constate avec amertume le problème. Comme si ça ne suffisait pas, les parois jadis si lisses de mon bien-aimé contenant abordable deviennent rugueuses, voire gondolées, déformées en certains points. Je me réveille parfois en sueur la nuit en pendant à ces émanations toxiques de polymères de piètre facture qui ont vraisemblablement contaminé cette nourriture que j’ai ensuite ingérée innocemment. Blâmez les cigarettes, le soleil et les téléphones cellulaires pour vos cancers mais je crois que le problème réside ailleurs.

Gage de qualité

Gage de qualité

Suite à tous ces malheurs, mon regard se porte sur un vieux plat Tupperware, don mystique de ma tendre mère. Ce plat est fort probablement plus vieux que moi; il pourrait même remonter au Moyen-Âge si ce n’est que cette compagnie fut fondée en 1946 à Orlando (fait intéressant à ajouter à votre culture générale et pouvant potentiellement vous apporter gloire et prestige lors de votre apparition à un jeu télévisé). Malgré son âge avancé, ses péripéties à travers un nombre incalculable de fours à micro-ondes alors qu’il sortait à peine du réfrigérateur, ces sandwichs aux saveurs variées qui l’ont envahi et le nombre de fois où il fut propulsé à grande vitesse contre un mur par le lanceur étoile Randy Johnson; malgré tout cela il subsiste encore, fier et fort, impeccable, resplendissant et n’ayant rien perdu de ses attraits de jadis si ce n’est de son apparence d’une autre époque. Sa couleur n’est ternie que par le temps et nulle impureté ne saurait y siéger après une toilette attentionnée. Voilà pourquoi il nous faut opter pour Tupperware.

Bien que l’argent mène nos vies de consommateurs assidus et de victimes d’une société capitaliste, il faut savoir se prévaloir d’outils de qualité pour nous prévaloir d’une existence plus saine. À l’instar de ce vieux réfrigérateur de marque Frigidaire jaunit qui trône modestement au fond du sous-sol, rempli de bières et de cannages, le Tupperware est un investissement à long terme, l’acquisition d’une vie. Tous ces plats d’une marque inconnue mais que nous possédons pourtant tous ne seront bientôt que poussière, souvenir amer d’une époque de vache maigre. Tous ces plats, échelonnés sur 40 ans, vous coûteront beaucoup plus que ce Tupperware (garanti à vie) qui, sur le coup, vous donnera mal au cœur mais qui, à long terme, saura préserver vos économies, votre nourriture, votre santé et même votre âme.

Veuillez prendre note que je ne suis malheureusement pas payé par Tupperware pour ce message à saveur publicitaire.

Les délices du lointain

Publié dans Conscientisation, Tranche de vie avec des tags , , , , , , , , le avril 16, 2009 par DarK Rémi oF DooM

Ce titre, à saveur exotique, laisse planer bon nombres d’idées fantaisistes telles qu’un harem digne des mille et une nuits, des mets exquis préparés par des chefs réputés, des danses envoutantes et peut-être même de l’opium, mais sachez qu’il n’en est rien. Je fais plutôt référence au simple fait de déguster joyeusement un repas qui a été préparé par quelqu’un d’autre que soi-même. En effet, il m’arrive régulièrement de profiter des aptitudes culinaires de ma tendre moitié (ayant remplacé ma mère avec brio entant qu’instigatrice du bien-être de mes papilles gustatives) et, même lorsqu’elle prépare quelque chose que je serais en mesure de faire moi-même, tel qu’un sandwich ou des croquettes de poulet (dont j’excelle particulièrement dans la préparation), c’est un délice merveilleux quasi indescriptible.

Divine rôtie

Divine rôtie

Je ne saurais dire si c’est le simple fait de ne pas avoir été contraint de faire l’effort de cuisiner ou si le tout provient simplement d’un facteur psychologique indéterminé mais il m’apparait indéniable que la nourriture qui a été faite à mon attention par un être cher est toujours mieux. Même les mets raffinés des grands hôtels ou les petits plats disponibles à l’épicerie ne sont rien face au croissant garni concocté par l’être cher. Ce phénomène est d’autant plus déstabilisant que le même croissant avec les mêmes ingrédients sera explicitement moins bon s’il est préparé par mes bons soins. Mêmes les restants (pouvant aussi être appelés « surplus » pour les gens positifs de ce monde) sont une véritable ambroisie à côté du menu du jour du restaurant du coin (je suis mentalement déstabilisé par l’utilisation répétée du mot « du »).

Il serait aisé de se laisser porter par la masse scientifique et plaider l’effet placebo mais je crois qu’il existe une force supérieure qui nous unit à ces repas tendrement préparés. À l’instar du vieux gaminet (merci au Détracteur Constructif pour avoir agrémenté mon vocabulaire de ce terme néfaste qui m’a permis de ne point utiliser l’anglicisme qu’est le « tee-shirt ») dont le confort légendaire n’a d’égal que sa gloire révolue, le goûter personnalisé préparé par autrui et dont je me délecte régulièrement (merci Katy) n’est, en apparence, qu’une préparation anodine, mais il recèle des qualités mystiques que les génies de ce monde ne sauront jamais expliquer (si quelqu’un me réfère à une étude sur le sujet je le lynche).

Les spécificités de la masculinité

Publié dans Conscientisation, Mise en contexte, Société contemporaine, Tranche de vie avec des tags , , , , , , , , , , le avril 14, 2009 par DarK Rémi oF DooM

L’homme: la force, l’esprit mécanique, le prédateur, l’architecte de la destruction, celui qui urine efficacement dans la forêt. Le sexe masculin se définit lui-même comme une incarnation animale simpliste dont la tragédie réside dans son opposée féminine. Pour la femme, l’homme est un primate attardé dont on ne peut se passer pour plusieurs raisons telles que la sexualité, ouvrir les pots de confiture et réparer la maison. Le fait est que, en dépit des opinions, l’homme nord-américain moderne évolue généralement en suivant un modèle de base que je tenterai ici de décrire selon ma propre expérience. Mes confrères devraient donc s’y retrouver aisément tandis que les femmes confirmeront leurs pires craintes.

Mitraillette et muscles dans la jungle avec un monstre extra-terrestre

Mitraillette et muscles dans la jungle avec un monstre extra-terrestre

Devenir un homme est quelque chose de très particulier et il est particulièrement difficile de traduire le tout en mots. Lors du passage à l’âge adulte, certains phénomènes mystiques/cosmiques se manifestent et transforment étrangement le jeune rebelle en maître du monde. L’une de ces manifestations se situe au niveau gustatif. En effet, l’appréciation initiale de la bière survient soudainement pour apporter joie et réconfort au jeune homme perturbé. Tandis que, soucieux d’être « cool et branché », l’adolescent qui se respecte boit de l’alcool en dépit du fait que le simple goût de ce nectar fait germer en lui le désir de régurgiter. Vous pouvez donc imaginer le soulagement lorsque, du jour au lendemain, le divin houblon vient caresser un gosier accueillant. Ce jour marque généralement le début d’une séquence ininterrompue d’abus à travers lesquels l’homme se valorise en faisant fi du bon sens.

Perceuse Mastercraft

Perceuse Mastercraft

Un autre fait particulièrement troublant se situe au niveau de l’outillage. Je ne fais pas ici référence à la prohéminence masculine explicite allant de pair avec la motivationde son propriétaire mais plutôt aux outils eux-mêmes. Ce désir incompréhensible de posséder des outils de qualité et autres objets pratique apparaît environ au même moment que l’inspiration soudaine des rénovations. On se réveille un beau matin avec non seulement le besoin mais aussi la capacité insoupçonnée de procéder à certaines réparations et à y prendre goût. De la tablette dans la salle de bain à la poignée de porte du salon en passant par le robot culinaire et la voiture, le moment est venu de mettre la main à la pâte! Pour ce faire, l’homme a donc besoin de matériel spécialisé qu’il se plaît ensuite à montrer à ses pairs et même aux dames qui s’en *conjuguez ici un terme blasphématoire*. L’individu de sexe masculin (bonjour les synonymes) peut donc, par la suite, évoluer sur le sentier de l’efficacité et de la débrouillardise en échangeant régulièrement avec ses semblables de tous âges, profitant de ces intenses discussions pour affûter ses compétences et son arsenal.

Une autre généralité de la mentalité masculine réside dans la grosseur et/ou la puissance de ses biens. Tristement, la conjoncture économique actuelle contribue à mettre en valeur la logique innée de l’homme responsable qui, la larme à l’oeil, opte pour la voiture compacte et économique mais il est toujours possible d’abuser dans d’autres domaines. À l’instar des rois d’antan, tout mâle qui se respecte a tendance à vouloir démontrer explicitement sa suprémacie, plus spécifiquement dans les domaines où il est fin connaisseur. L’antre du mâle est donc souvent constituée d’un téléviseur titanesque agrémenté et d’un système de son cataclysmique dont il est possible de profiter confortablement vautré dans un sofa épique. Cette tendance se maintient généralement dans les pièces que l’homme fréquente le plus, comme le garage par exemple (voir le chapitre portant sur les outils). De plus en plus, la salle de lavage bénéficie aussi des idées de grandeur de celui qui arbhore la pilosité faciale puisque la laveuse et la sécheuse sont désormais des révélations technologiques prisées. Bien que la femme continue de faire le lavage, c’est l’homme qui se vante des bienfaits de son acquisition.

Voiture virile et avion de guerre

Voiture virile et avion de guerre

Il existe aussi bon nombre de caractéristiques masculines sur lesquelles il serait aussi possible d’élaborer longuement. Elles surgissent du néant ou proviennent tout bonnement d’une douteuse évolution de l’enfant. En terme de goûts divers, on peut ici parler de voitures, de robots, de pirates, de ninjas, de vikings, de chasse, de pêche, de fusils(et armes en général), de sport, de forêt, de plein air, de steak, d’animaux sauvages/dangereux, de violence gratuite, de machinerie lourde, de mécanique, de blagues de mauvais goût, de sport, d’alcool et de femmes et j’en passe. On peut aussi discuter de philosophie, de religion et de politique internationale mais ce ne sont pas des sujets typiquement masculins. Nous nous réservons ce genre de sujets pour les moments privilégiés entre hommes, pendant que les femmes assistent à des démonstrations « Tupperware » par exemple.

Au-delà de la vision globale de ce mammifère terrestre bipède aux mamelons inutiles se cache toutefois un être complexe dans sa simplicité. Bien qu’il puisse sembler niais lorsqu’il ne comprend pas ce qui n’a pas été dit (le sous-entendu féminin, ce fléau de société) ou lorsqu’il s’exprime mal, il gagne à être connu et accepté dans toute son imperfection (modestie attirant la sympathie).

Cul-de-sac technologique

Publié dans Conscientisation, Société contemporaine, Technologies avec des tags , , , , , , , le avril 9, 2009 par DarK Rémi oF DooM

La nature profonde de l’Homme se caractérise, entre autre, par sa capacité à créer, à inventer, à innover. Afin de faciliter son existence, il donna naissance à un nombre incroyable d’outils lui permettant de combler ses nombreuses lacunes, à tel point que, soucieux de dépasser ses limites, il vint à inventer des absurdités pour le simple plaisir de stimuler sa soif de création. C’est ainsi que virent le jour la roue, la tronçonneuse, la pelle mécanique, le « duct tape », la bombe nucléaire, Dieu, les « tie wrap », le pipeau et j’en passe! La plupart de ces inventions ont grandement évolué avec le temps, surpassant de loin le modèle original et redéfinissant sans cesse les normes de la perfection. De toutes les inventions que la race humaine a pu concevoir à travers les siècles, il en est toutefois une qui, au-delà de toute compréhension, défie les plus grands cerveaux de ce monde: l’essuie-glace.

Adorable lapin

Adorable lapin

Lorsque je me balade dans ma voiture qui est, en soi, un accomplissement technologique incroyable, je sens que je tiens entre mes mains un instrument puissant me permettant d’atteindre des limites que mes ancêtres n’auraient pas su imaginer dans leurs rêves les plus fous. Chariot mécanique, miracle de l’ingénierie, mon véhicule sillonne les routes allègrement et me mène là où je veux. Le problème majeur survient lorsque je dois utiliser ces bons vieux essuie-glaces. Ces balais de métal et de caoutchouc, derrière leur aspect anodin, incarnent une frustration millénaire. Après un nombre incalculable de prototypes, d’études, de tests, de véhicules, de cerveaux, d’argent investi, de blasphèmes; rien à faire. Maillon faible de la voiture, l’essuie-glace est souvent inefficace, est la première partie du véhicule à rouiller, est délicat, a une faible durée de vie et peut rapidement devenir très coûteux. POURQUOI!? Nous avons des voitures hybrides volantes pseudo-nucléaires en alliages *insérez ici un mot scientifique intense* qui peuvent se stationner toutes seules mais nous sommes toujours aux prises avec les maudits essuie-glaces tels qu’on les retrouvait sur les brachiosaures.

En prenant le temps d’y penser un peu, nous vivons sur une planète sur laquelle il existe divers types de précipitations qui ont toutes pour but de limiter la visibilité. En quoi des jantes en aluminium, un coffre à gants réfrigéré, un siège chauffant, une caméra arrière et une vision nocturne sont-elles plus essentielles que des essuie-glaces? Je suis médusé. Au lieu de créer des robots, d’automatiser tous les métiers du monde (incluant les péripatéticiennes) de développer des modèles impressionnants de dildos et de supprimer le gras trans de nos vies, J’EXIGE que l’on prenne le temps de réfléchir au meilleur moyen de déblayer les maudites fenêtres de voitures. Même pour ce qui est du dégivreur arrière, je me permet de présumer qu’il est possible de faire mieux. Nous avons des lance-flammes, des lasers, des nanotechnologies diverses et des Mexicains qui pourraient forcément remplacer ce que nous avons en ce moment. Au diable les bébés phoques, mobilisons-nous pour une cause VRAIE!

P.S.
Ce n’est pas la semaine nationale de l’énumération. C’est un hommage personnel que je rend à cette figure de style.

L’univers du crépuscule

Publié dans Conscientisation, Société contemporaine avec des tags , , , , , , , , , , , , , le avril 3, 2009 par DarK Rémi oF DooM

Depuis quelques temps, je visionne assidûment une série télévisée intitulée « Supernatural ». Comme vous pouvez probablement le présumer, cette série évolue dans un contexte axée sur la présence d’événements et de créatures surnaturelles. Évidemment, c’est une œuvre qui relève essentiellement de la fiction mais elle stimule indéniablement l’imaginaire collectif. Le fait est qu’il y a constamment des références à des légendes (parfois urbaines) bien connues et à la religion. À travers les millénaires, ce sont là des phénomènes qui ont été entretenus, qui ont évolué mais qui ont maintenu leur essence: l’inexplicable. Bon nombre de gens furent victime de leurs visions et/ou leurs croyances tandis qu’ils furent rejetés, internés ou même abattus. Malgré tout, certains individus persistent à faire l’éloge de ces manifestations et, quoi que l’on fasse, la vérité demeure cachée. Bienvenue dans la quatrième dimension.

Cthulhu

Cthulhu

J’ai senti une main sur mon épaule; j’ai vu mon grand-père décédé; j’ai ressenti un étrange frisson; j’ai aperçu un inconnu dans mon miroir pendant une fraction de seconde; j’ai vu une disque lumineux dans le ciel; j’ai une sonde anale; Jésus me baise(remarquez la gradation ascendante): ce sont là des discours qui ne sont que trop communs et qui ont souvent été instigateurs de rigolade et de rejet. Le fait est qu’un infime pourcentage de victimes de l’inconnu décident d’en parler et que la majorité préfère se taire afin d’éviter de passer pour un drogué/hippie/gothique/attardé/elfe. De plus, connaissant l’imperfection humaine, il est facile de blâmer les sens et/ou cette capacité incroyable que le cerveau a d’imaginer des choses. Parlez-en aux victimes de combustion spontanée. Il ne faut pas non plus écarter le fait qu’être croyant religieusement implique de croire en l’inexplicable, alors pourquoi blâmer les illuminés? Si Moïse venait faire un tour à notre époque, il aurait fort à faire pour écarter les murs capitonnés de sa cellule.

Le fait est que quoi que l’on dise et quoi que l’on fasse, nous ne pouvons parvenir à une conclusion satisfaisante et nous avons collectivement décidé de favoriser la majorité en diabolisant le phénomène. On a bien rigolé le jour où on a découvert que la Terre était ronde et qu’elle n’était point le centre de l’univers. Combien de gens ont payé de leur vie pour rectifier cette erreur? À l’instar des prouesses prestidigitatrices d’Alain Choquette, il eut été facile de dire « Au pire on s’en c******! » mais on a préféré faire taire le doute. La peur de l’inconnu, la peur d’avoir tort, le désir de protéger la majorité. Le mensonge et le déni sont les outils que les hautes instances ont utilisés à travers les siècles pour asservir la plèbe et maintenir le calme et ça a toujours relativement bien fonctionné.

Il est bien difficile de faire la part des choses et de bien comprendre que toute médaille possède deux côtés. Ironiquement, on tolère plusieurs préceptes religieux qui ne sont concrètement basés sur rien, affaiblissant ainsi l’unité globable (ce qui va à l’encontre du désir croissant de la société de s’orienter vers une collectivité) mais on relègue aux oubliettes les pauvres incompris qui prétendent avoir été attouchés sexuellement par des créatures tentaculaires bicéphales. Une approche rapide de la chose me permettrait de m’esclamer haut et fort « Droguez ce malotru! » mais ce jugement repose sur une généralisation abusive prônée au quotidien. Au point où j’en suis dans mon élaboration, vous devriez avoir saisi où je veux en venir et être en mesure de développer votre propre raisonnement sans quoi vous devriez exercer votre pensée critique.

Gaston Lepage

Gaston Lepage

Le monde éthéré, la vie après la mort, les monstres marins, les extra-terrestres, les esprits, les démons, Dieu, les stigmates, la télékinésie, la télépathie, Stonehenge, les druides, Gaston Lepage et la caramilk sont des phénomènes inexpliqués parmi tant d’autres mais que l’on qualifie souvent de mythe, de fiction. Loin de moi l’idée de prôner leur véracité mais il faudrait aussi songer au fait que depuis toutes ces années, un nombre incroyable de gens les ont vus, ont cru savoir quelque chose, en ont témoigné avec parfois beaucoup d’éloquence mais qu’il n’en reste aujourd’hui que des souvenirs lointains, des coupures de journaux et quelques films mauvais (à l’exception de Gaston Lepage). Ne soyez pas si prompt à chasser du revers de la main ce que vous ne pouvez comprendre.

Pour les Chrétiens parmi vous qui sont potentiellement indignés par mes propos blessants; blâmez Satan (aka « Le Malin »).

Jésus, notre sauveur

Incitatifs à la performance

Publié dans Jeunesse corrompue, Société contemporaine, Tranche de vie avec des tags , , , , , , , , le mars 3, 2009 par DarK Rémi oF DooM

Dans tous les domaines de la société contemporaine et civilisée dans laquelle nous vivons, nous sommes constamment incités à la performance. Bien que certains prônent quelques utopiques valeurs d’égalité et d’absence de compétition (ce qui oscille fortement entre la bonté naïve et la stupidité), il existe un puissant réseau (probablement les Illuminati) qui véhicule de sombres idéaux depuis des temps immémoriaux. Aussi loin que je me rappelle, on a toujours attisé mon orgueil et mon désir de vaincre par la promesse de récompenses variées. Le fait est que, selon le cas, les dites récompenses sont parfois incroyablement anodines par rapport aux efforts encourus pour les obtenir et c’est un phénomène psychologique hors du commun que celui du gain. Évidemment, avec les années, l’Homme apprend à doser ses efforts selon la valeur des gains mais le simple fait d’obtenir une contribution physique (la contribution étant matérielle et non sexuelle) est généralement un indéniable motivateur.

Incitatif à la performance

Incitatif à la performance

Mon premier contact concret avec ce processus complexe remonte à ma plus tendre enfance. Le parent moyen, soucieux d’obtenir satisfaction, incite l’enfant à procéder à une activité contre son gré (manger des légumes) sous peine de le priver de certains privilèges (manger du dessert). Technique malhonnête? Chantage émotif? Certes, mais Ô combien efficace. Continuant d’appâter les jeunes innocents, les professeurs prennent la relève aussitôt qu’ils en ont l’occasion. Incitant la compétition féroce et la haine entre les compagnons, ce sont les autocollants qui font des ravages parmi les rangs des élèves, les meilleurs ayant droit à des petits oursons doux et les plus médiocres n’ayant droit qu’au mépris. La qualité des autocollants allant de pair avec la note obtenue, il était extrêmement important d’être meilleur que les autres. Côté sport maintenant, le bon père se devait d’offrir à son fils une contribution monétaire pour les points obtenus et/ou un repas au McDonald’s lors des moments clé tels les tournois et autres compétitions importantes. Pour certains, coucher avec leur sœur pouvait constituer un motivateur acceptable pour compter des buts mais ça, c’est une autre histoire. Ce ne sont ici que quelques exemples flagrants et je suis convaincu que vous êtes maintenant en mesure de vous remémorer d’autres anecdotes du même acabit tout en vous esclaffant nostalgiquement et en dénigrant de vieux camarades de classe au passage.

Maintenant que je suis un adulte responsable et accompli, j’ai compris que ces tactiques étaient malsaines pour l’évolution des jeunes et qu’il faut leur offrir une éducation neutre mais positive pour qu’ils deviennent sains et équilibrés. C’est d’ailleurs pourquoi je travaille pour un salaire, des vacances et de bonnes conditions de travail et que je performe mieux au hockey lorsque l’on m’offre de la bière en cas de victoire. Ce qui n’était qu’une technique de base pour obtenir satisfaction des lardons (j’avais aussi trouvé « merdeux » comme synonyme du terme « enfant ») n’est donc en fait qu’une répercussion à petite échelle de l’attitude générale qui est entrenue par notre société et notre mode de vie. Société pourrie matérialiste, quand tu nous tiens!

Adeptes de la crémation

Publié dans Conscientisation, Tranche de vie avec des tags , , , , , , , , , , , le mars 2, 2009 par DarK Rémi oF DooM

En dépit de mon intérêt marqué pour les discussions pertinentes et les questionnements existentiels, il m’arrive parfois de m’égarer sur les chemins tortueux du superficiel et d’y découvrir moult immondices. Il est toutefois possible d’y trouver certaines informations pertinentes relatives à la psychologie humaine et à notre propre statut en tant qu’individus vivant en société. C’est ainsi que, en discutant avec ma bonne amie YzaRock, j’ai réalisé à quel point le bronzage est une réalité troublante qui nous affecte (presque) tous et toutes. Je mentionne « presque » pour la simple et bonne raison que certains individus à la peau plus foncée (les noirs par exemple) sont moins susceptible de subir les désagréments esthétiques de l’exposition au soleil.

Bronzage parfait

Bronzage parfait

Lorsque l’été arrive et que les rayons dévastateurs de notre bien-aimé soleil s’attaquent violemment à notre peau, cette dernière réagit en devenant plus foncée; en bronzant (ou en brûlant selon le niveau d’exposition). (Merci Rémi pour cet éclaircissement, maintenant nous savons que c’est le soleil qui provoque ce malheur.) (Abus de parenthèses.) Le fait est que tout objet, vêtement, chevelure abondante qui cachent la peau empêchent le soleil de la faire bronzer. De ce fait, des traces blanches ornent le corps là où résidaient les dits obstacles lors de l’exposition aux cancérigènes rayonnements. La manifestation la plus commune de ce phénomène est « l’effet raton » que l’on remarque principalement chez ceux et celles qui ont passé une agréable journée à profiter du beau temps tout en ornant leur visage d’une fabuleuse paire de lunettes fumées. Lorsque retirées, ces dernières ont tendance à laisser derrière elles une jolie bande blanche sur le visage au niveau des yeux, d’où son appellation caractéristique. En seconde position, je ferai ici référence à ce que l’on appelle « être bronzé en habitant ». Ce statut peu élogieux se manifeste lorsque l’on bronze abondamment tout en étant vêtu d’un chandail à manches courtes ou d’une camisole. Ce statut n’a rien de problématique tant que sa victime porte ses vêtements mais c’est lorsque l’appel de la plage et/ou de la bière sur le patio retentit que le Malin sévit: on constate un torse d’une blancheur immaculée contrastant drastiquement avec des bras et un visage brun. Voilà qui est ignoble. D’autres horreurs du genre, parfois moins connues ou ne possédant tout simplement pas d’appellations particulières, surviennent quotidiennement chez plusieurs milliers de personnes exposées à l’astre solaire. De la trace de montre à la trace de queue de cheval dans le dos (fait vécu, la queue de cheval faisant ici référence à la disposition de mes cheveux et non à une position douteuse et potentiellement zoophile de ma part), les possibilités sont nombreuses et je suis convaincu que toute personne parmi vous n’étant pas allergique au soleil, mineur (travaillant dans les mines) ou vivant dans les profondeurs insondables du monde (Internet va partout de nos jours) est en mesure d’imaginer les pires scénarios. Je pourrais aussi faire référence aux vestiges du port d’un bikini chez la femme (ou chez l’homme; société pourrie) mais ça serait déplacé.

Combinaison adéquate

Combinaison adéquate

Abstraction faite des cas exemplaires mentionnés ci-haut, nous sommes tous et toutes susceptibles de ressentir les désagréments solaires à différents niveaux. Bien que certains se targuent d’être au-dessus de tout ça, il m’apparaît évident que nul ne peut se sentir pleinement charismatique et confiant tout en étant victime de « l’effet raton ». Il est donc extrêmement important de prendre les précautions requises pour prévenir l’apparition de ces intolérables ignominies corporelles. Je vous conseille donc d’opter pour une combinaison complète hermétique avec casque à l’image de celle utilisée dans le célèbre film « Retour vers le futur ». Pour les plus téméraires d’entre vous, il existe aussi la crème solaire. Attention aux brûlures sévères et au cancer et profitez bien de votre été et/ou de vos vacances dans les contrées méridionales.

Chansons à répondre et mutilations non consenties

Publié dans Cinéma, Jeunesse corrompue avec des tags , , , , , , , , , , , , , , , le février 13, 2009 par DarK Rémi oF DooM

Depuis la nuit des temps (quel début de texte majestueux), l’une des plus grandes faiblesses mais aussi des plus grandes forces de l’Homme est la peur. Ce sentiment, prédominant entre tous, est probablement celui qui se manifeste avec le plus d’intensité. Que ce soit dans une vaine tentative de dissuader les indésirables de quelque acte fortuit ou pour le simple désir de provoquer des émotions fortes, l’être humain développa une forte tendance à susciter volontairement la peur. Loin des bois obscurs peuplés de créatures sanguinaires et des rigueurs de la nature mettant à l’épreuve sa frêle constitution, nos ancêtres ont développé bon nombre de méthodes mettant à profit l’imagination fertile dont nous somme dotés. C’est sur ces bases que se développèrent les religions ainsi que les différentes hiérarchies de ce monde, puis le folklore et autres histoires farfelues recherchant le plaisir de la peur plutôt que son aspect négatif. C’est ainsi que, avec l’avènement du cinéma, bon nombre de films d’horreur donnèrent vie à ces mythes et ces images souvents si abstraits. Plusieurs personnages culte ont d’ailleurs vu le jour grâce à ces long-métrages et l’un d’entre eux, que j’apprécie particulièrement, se nomme Jason Voorhees. (Quelle introduction du tonnerre pour en venir à ça, n’est-ce pas!?)

Jason à la plage

Jason à la plage

En ce vendredi 13 février 2009, le moment est venu pour nous tous et toutes de profiter d’une reprise de ce fabuleux film qu’est « Friday the 13th ». L’univers fabuleux du cinéma américain nous ayant déjà offert bon nombre de reprises de films d’horreur, il leur aura fallu beaucoup de temps pour ramener à la vie le héros du « Camp Crystal Lake ». De mon point de vue, que j’estime être le meilleur, Jason est le plus suprême de cinq êtres cauchemardesques dignes de mention, les quatre autres étant Pin-Head, Freddy, Michael Myers et Leatherface (j’emmerde Chucky). Parmi ceux-ci, Leatherface et Myers ont déjà eu droit à leur remise à neuf et je suis ravi de constater que c’est maintenant le tour de Jason. Ce qui différencie ce dernier de ses semblables est sa nature de justicier, contrairement aux autres dont les actes ne sont généralement que pur sadisme (même si leurs parents sont possiblement à blâmer). En effet, Jason, inspiré par les bons conseils de sa mère, punit les jeunes dévergondés qui osent copuler impunément avant le mariage et consommer de la drogues. De tels gestes sont impardonables.

Prenons maintenant la peine de cibler le personnage. Un colosse mort-vivant à temps partiel avec un masque de hockey caractéristique (bien que le sac lui va toujours à ravir) et dont l’arme de prédilection est une machette initialement arrachée de la main d’un type frustré dont le corps avait délaissé le bras au profit d’un arbre. Que ce soit au camp du lac Crystal d’où il vient ou même dans l’espace (douteux), monsieur Voorhees trouve toujours des manières originales et/ou saugrenues afin de déposséder ses victimes de leur vie avec une touche d’humour. Que ce soit en frappant contre un arbre une jeune femme nue enfermée dans son sac de couchage ou en pliant en deux le shériff (à l’envers), Jason est passé maître dans l’art du massacre, sans oublier qu’il possède certaines capacités de ninja (le texte à gauche est en noir, c’est concept). Il est d’autant plus impressionnant qu’il réussit à avoir une attitude intense et des expressions caractéristiques en ne parlant pas et en ayant toujours le visage masqué. WOW!

Jason attendant l'autobus

Jason attendant l'autobus

Il va sans dire que la barre est très haute pour cette nouvelle génération (surtout en considérant que « Jason X » et « Freddy VS Jason » furent plutôt douteux) mais je suis confiant que mon bon ami Michael Bay *bruits d’explosions* saura nous présenter un divertissement de qualité faisant honneur aux classiques de la série. Quoi qu’il advienne, Jason demeurera un Rambo ou même un Conan de l’horreur et sa simple présence devrait suffir à combler mon besoin viscéral (pour ne pas dire mon besoin de viscères, HA HA) d’horreur à son meilleur. Bref, le moment est venu pour nous tous et toutes de nous précipiter vers la salle de cinéma la plus proche afin de laisser libre cours à nos élans barbares et ce désir de violence qui nous anime. N’est-ce pas? (Pas de morale à cette histoire… ne fumez pas de crack.)