Perturbations nocturnes
« Victimes de nos sens et de notre imagination, c’est en se cachant à l’horizon, nous privant de sa lumière réconfortante, que le soleil nous condamne chaque jour (prière de faire abstraction de l’Alaska et autres lieux merdiques) à quelques heures de tourments tandis que les ténèbres, regorgeant de dangers inconnus, s’abat sur nous. »
Rémi Lavertu, 2009

Le petit Kenny aussi connait la peur
Évidemment, cette citation populaire a perdu de son sens depuis l’apparition du réverbère au XIXe siècle mais il n’en demeure pas moins que l’être humain entretient une peur innée de l’obscurité. En l’absence de lumière, l’Homme est laissé à lui-même, ses sens exacerbés corrompus par les multiples élucubrations dont le cerveau embrumé fait l’éloge. En une fraction de seconde, au moment où le monde s’éteint, le craquement anodin, presque inaudible du plancher se transforme en une lamentation sinistre provenant des entrailles de quelque monstre tapis dans le noir. Le manteau sur la patère adopte la forme du perfide assassin, du voleur mesquin qui, immobile dans la nuit, n’attend que de frapper avec une vivacité reptilienne. Les ombres se meuvent et incarnent les créatures les plus menaçantes.
Soucieux de combattre ce cauchemar éveillé dont la nature fantastique ne réside que dans son propre subconscient, l’homo sapiens utilise du mieux qu’il peut à la logique qui l’habite et s’accroche vigoureusement à tout ce qui est susceptible de le rattacher à la saine réalité. C’est ici qu’intervient le son caractéristique du réfrigérateur. À l’instar du « tic » de l’horloge et des divers bruits de tuyauterie propres à chaque logis, la mélodie « réfrigératorienne », généralement redondante, voire agressante, devient le rempart suprême contre la folie mystique qui s’empare du bipède (et du petit Kenny) désemparé. Le but primaire du « frigidaire » est-il donc de conserver nos aliments ou plutôt de préserver notre humanité? Voilà une question pertinente dont la réponse ne sera probablement révélée qu’au Jugement dernier.

Jugement dernier
juillet 16, 2009 à 2:33
Parce qu’Arnold, lui, il est pur???
juillet 16, 2009 à 3:45
@Le Détracteur Constructif: Je soupçonne Arnold d’être l’incarnation charnelle d’un dieu païen de jadis et/ou d’un robot du futur, l’un n’empêchant pas l’autre, ce qui fait de lui un être pur incitatifs à l’admiration, au respect et à la crainte.
juillet 16, 2009 à 3:49
Oui j’ai entendue cette rumeur selon laquelle il serait un robot du futur. D’ailleurs, il me semble qu’on l’a déjà aperçu, nu, alors qu’il arrivait d’un voyage dans le temps.
Des témoins l’ayant aperçu flambant nu ont affirmé qu’il pouvait, je cite, « lever une boite-à-malle avec… »
juillet 16, 2009 à 3:50
@Le Détracteur Constructif: C’est un univers fabuleux que celui de l’hydraulique.
juillet 16, 2009 à 3:51
Ahahahahahahahaha!
juillet 16, 2009 à 3:55
@Le Détracteur Constructif: J’abonde en ce sens.