Conte de Noël

Le vent du nord soufflait inlassablement, depuis plusieurs jours, alors que la neige inondait un ciel d’acier. Le soleil s’était éclipsé à la veille de l’hiver pour ne plus jamais revenir et la lune furtive ne contribuait qu’à diffuser quelques ombres sinistres lorsque les nuages daignaient en laisser filtrer une froide lumière. À la fin de l’automne, en cette forêt sans nom, le chant des oiseaux s’était tu pour ne laisser place qu’au cri strident des corbeaux. Ce sont d’ailleurs à ces cris hargneux que se joignirent les pleurs de ceux et celles qui retrouvèrent les corps pendus de leurs enfants aux abords de la forêt, en ce jour fatidique qui vit aussi disparaître l’astre solaire. Nombreux furent ceux qui, depuis, empruntèrent l’unique chemin sillonnant ces bois obscurs en quête de vengeance mais nul ne revint pourtant. C’est d’ailleurs sur ce même chemin, couvert d’une neige épaisse, que se dessinaient, l’espace d’un instant avant d’être balayées par la tourmente, les traces d’un vieil homme qui avançait avec peine. Les épaules voutées, s’appuyant lourdement sur une canne grossière, le vieillard évoluait lentement. À quelques reprises il se sentit observé mais il était difficile, même en plissant les yeux, de discerner quoi que ce soit au milieu de cette tempête. Déterminé, il persista.

Immobile, le prédateur était à l’affut. Attendant patiemment la proie qu’il avait devancée quelques moments plus tôt, il était une fois de plus déçu que nul héros ne se soit manifesté suite aux abominations précédemment perpétrées par ses bons soins. Berçant quelques rêves de gloire, l’assassin aurait aimé ajouter au nombre de ses trophées une figure de renom mais ces terres éloignées n’offraient guère mieux que quelques fermiers et, au mieux, des chasseurs compétents. Avec un peu de chance, cette vieille carcasse que l’âge risquait d’emporter avant que ne s’abatte sa lame était peut-être le grand-père d’un héros quelconque qui viendrait à son tour chercher la justice pour ne trouver que le dernier repos. Qui que soit cet individu et indépendamment de son arbre généalogique, il devait maintenant mourir. Le sang devait couler et c’est pourquoi l’étrange coutelas de l’assassin anonyme allait bientôt mordre la chair de son impuissante victime.

Dissimulant un rictus carnassier derrière un masque de velours ivoirin ne dévoilant que des yeux brillants de folie, le rôdeur fondit sur cette énième victime, anticipant déjà le repas chaud qu’il allait ensuite pouvoir déguster. Alors que s’enfonçait jusqu’à la garde la dague fatale dans la silhouette voutée, le malfrat qui la tenait fut surpris de rencontrer si peu de résistance. Constatant qu’il ne venait en fait de ne pourfendre que l’air revêtant un manteau, il sentit une légère pression sur ses tempes alors que sa tête effectua, bien malgré elle, un pivot de cent quatre-vingt degrés. Sa dernière vision fut donc cette d’un homme colossal, torse nu, dont la musculature impressionnante jurait avec son visage souriant orné d’une épaisse barbe blanche. Un rire tonitruant parvint aussi brièvement à ses oreilles avant que son corps ne soit bercé par la neige et que sa vie le lui échappe.

Récupérant son manteau troué et s’emparant de l’arme de son assaillant, Adjutor le Jovial reprit la route, cette fois avec un pas vif puisqu’il n’y avait plus personne à berner à proximité. Apercevant des vautours étonnamment persistants qui tournoyaient dans le blizzard, il s’engouffra ensuite dans la forêt, quittant la sécurité relative que lui procurait la route, afin de découvrir ce que signifiait ce sombre présage. Vétéran des neuf guerres de Twökzarzöz et pourfendeur du Ghearifhü, le héros au cœur pur évoluait à travers les arbres tel un orignal en rut, soucieux d’annoncer sa venue aux ennemis potentiels. S’approchant de plus en plus de son objectif, il ne fut donc pas surpris de déceler la présence de vigiles. Dégainant la hache runique du roi des géants de Jotunheim, il décapita d’une simple flexion du poignet le premier garde, ce qui alerta immédiatement les autres, qui se précipitèrent vers le nouvel arrivant tel un seul homme, encapuchonnés et armés de knouts. Bien que les couinements douteux qu’ils émettaient en se battant furent plutôt désagréables, Adjutor ne se laissa pas distraire et brandit sa hache avec force, coupant en deux le premier offenseur et décapitant prestement le second. Plus prudents les vingt-neuf autres lascars encerclèrent le champion des opprimés et prirent soin d’éviter la lourde hache, espérant essouffler celui qui venait de trancher trois des leurs. Remarquant leur stratégie, le bucheron festif projeta sa hache vers un hostile luron pour ensuite abattre avec dextérité son point sur le visage d’un ennemi situé derrière lui. S’attendant à rencontrer un visage humain ainsi caché par les capuchons des ennemis, le fléau des rongeurs de Tchwarznök fut surpris d’écrabouiller le museau de ce qui s’avérait être un survivant de la peuplade oubliée des hommes-ratons! Leur subterfuge étant mis à jour, les créatures délaissèrent donc leurs armes et vêtements afin d’attaquer avec griffes et morsures mais il était trop tard. Les yeux injectés de sang, Adjutor fut envahit par la rage du berserker en se rappelant d’une tragique aventure où il fut dépouillé de ses victuailles par les ignobles ratons. Lorsqu’il reprit conscience, il surmontait une montagne de cadavres, n’étant que légèrement blessée et constatant qu’une femme nue était couchée près de lui, agrippée à sa jambe. Cette dernière lui révéla qu’elle avait été capturée par ces ignobles mammifères omnivores, lesquels lui lançaient hargneusement des miettes de pain alors qu’elle était ligotée à une chaise de piètre facture. Ce furent malheureusement ses dernières paroles avant qu’elle ne fût emportée par l’hypothermie. Ému, Adjutor l’enveloppa d’une toison d’or et la lança dans le soleil afin qu’elle soit purifiée.

Lorsqu’il parvint enfin à rejoindre le lieu survolé par les volatiles précédemment observés, le barbare triomphant fut sidéré d’y trouver un arbre titanesque et verdoyant duquel émanait une aura mystique teintée de rose qui pulsait étrangement. S’approchant suspicieusement de l’abomination à l’apparence végétale, le sauveteur des orphelins de Gorthoth fut alerté par son instinct de conquérant lorsque plongèrent vers lui les vautours présumés qui n’étaient autres, en fait, que de vils ptéranodons! Alors que son regard perçant suffit à carboniser la première créature ailée, il fit jaillir d’une mystérieuse besace un glorieux trébuchet qui lui permit d’anéantir les mesquins attaquants en leur projetant des projectiles glacés. Rangeant ensuite sa machine de guerre et se concoctant un préhistorique ragout afin de regagner ses forces, le vengeur triomphant s’approcha à nouveau de l’arbre qui était en fait un formidable tentacule qui jaillissait impétueusement d’un vortex cosmique dont l’illusoire apparence végétale fut révélée par l’œil flottant d’Arzinorxät qui revêtait lui-même l’apparence illusoire du pompon de la tuque d’Adjutor.

Alors que ce dernier s’apprêtait à trancher net sa répugnante découverte, le vortex s’agrandit pour laisser place à un bipède reptilien vêtu de blanche fourrure siégeant dans un traineau volant enflammé tiré par des étalons squelettiques. Rejoignant les cieux à une vitesse fulgurante, la bête écailleuse fit appel à ses pouvoirs abyssaux afin de projeter vers le vaillant héros d’infâmes sphères ténébreuses. Déviant in extremis les pernicieux projectiles avec l’aide de son bouclier forgé dans les flammes sacrées du volcan de Krilpzäk, le défenseur de la veuve et de l’orphelin s’apprêtait à sauter vers son rival mais des appendices interstellaires étaient apparus là où les projectiles sphériques avaient heurté le sol et retenaient maintenant au sol l’homme velu et circonspect, libérant à son contact des spores empoisonnés. Fier de sa déshonorable stratégie en voyant s’écrouler au sol son opposant, l’antagoniste écailleux sauta de son traineau, tombant des nues avec sa lance acérée pointée vers le cœur du vieil homme. Contre toute attente, sa lance se brisa en pénétrant le corps inerte de l’hominidé agonisant, faisant jaillir des étincelles de la plaie au contact d’un cœur bardé de fer. Projeté au sol, médusé, l’homme-serpent vit se relever Adjutor l’Immortel alors que se liquéfièrent les pédoncules qui le retenaient. Figé par la peur, l’archimage intergalactique attendit une fin qui ne tarda point à se manifester lorsque le poing ganté de blanc du barbu rieur s’abattit contre son faible crâne, faisant jaillir le contenu de son crâne sur un arbre voisin.

Puisqu’aucune menace le lui barrait plus la route, le brutal champion arracha de sa source stellaire le tentacule géant qui se flétrit aussitôt, alors que des tréfonds infinis de l’espace jaillit une indescriptible tonalité monstrueuse que nulle absence d’air ne saurait faire taire. Faisant appel à la foudre divine, Adjutor pulvérisa le membre fraîchement arraché avant de s’afférer à clore la porte d’où provenait cette abomination. Utilisant les connaissances acquises auprès des nains sauvages de la tribu de Böldötök, le versatile guerrier procéda à la mise en place d’un rituel secret impliquant l’ingestion de bière ainsi que des chants grivois dans une langue oubliée qui lui permirent de parvenir, heureux, à ses fins, rompant par le fait même le maléfice qui avait chassé le soleil. Une fois sa mission accomplie, il découvrit que c’est en fait le sang des victimes innocentes qui permettait d’alimenter le portail spatio-temporel dont la dimension était directement liée à la force vitale disponible, n’ayant jusqu’à maintenant permis aux cultistes néophytes de ne faire passer en cette dimension qu’un unique tentacule de leur divinité.

Après avoir pris possession des fourrures immaculées du feu reptile, Adjutor s’en fit de chauds habits qu’il teint avec le sang des victimes de cette folie afin de se rappeler la nature de sa quête, ne laissant en blanc que les bordures de ces morbides vêtements, symboles de la pureté qui endiguait la calamité. Se tournant ensuite vers le véhicule hétéroclite du cadavre dénudé, il s’en empara et le conduit dans le soleil, l’esprit de la jeune femme purifiée contribuant à rompre le maléfice qui liait le chariot à ce monde, le transformant en traineau de platine alors que les macabres montures firent changées en rennes volants. Retournant vers ses amis nains pour leur faire part de sa récente aventure et de ses tristes appréhensions, Adjutor parcourut ensuite le monde afin de repousser les forces du mal, développant par le fait même une forte panse à force d’ingérer les quantités de bière nécessaires à la réalisation de rituels fabuleux. Les nains de Böldötök devinrent éventuellement perçus comme des lutins artisans et Adjutor adopta le nom de Père Noël, s’occupant essentiellement des enfants, mais ceci est une autre histoire…

28 Réponses to “Conte de Noël”

  1. Ton récit est troublant de vérité; j’avais toujours gardé espoir qu’il y ait une part de vérité dans la légende du Père Noël, aussi infime soit-elle.

    J’ai hâte de voir la réalisation cinématographique qui va surement être mise en œuvre, car c’est immanquable, après la vraie histoire du roi Arthur, et celle de Robin de bois … celle de Noël!

    J’en profite aussi pour souhaiter de joyeuses fêtes à DRoD ainsi qu’à tout ceux qui le lit.

  2. Enfin ! Une histoire de Noël qui implique du sang, des monstres et de la bière !

    FUKIN’ GRIM !

  3. Du sang, des monstres, de la bière ET une femme nue!
    Chapeau Rem, c’est le plus awesome conte de Noël ever ! :)

  4. Bof, une autre journée au bureau pour notre héros sans limite…

    Y a juste la dernière phrase qui m’a vraiment jeté la trouille ! :-)

    Bravo encore !

  5. Premier mot qui me vient à l’esprit: Ayoye!

    Merci Rémi pour cette narration épique et bourrée de mots à caractères rappelant l’allemand, le suédois et autre langues d’origines germaniques!

    Ça m’a agréablement fait penser à H.P. Lovecraft, à la mythologie grecque ainsi qu’un peu à Senécal (les corps dans les arbres, il y avait ça dans un de ces romans dont je ne révélerai pas le titre pour ne pas vendre de punch!)… haha curieux mélange quand on regarde ça, mais le résultat fut probablement celui anticipé: J’ai eu beaucoup de plaisir à te lire!

    PS: Si tu comptes nous écrire d’autres trucs dans la même veine, eh bien vas-y fort! ;)

  6. Living DeaD Girl Says:

    J’refuse que tu raconte des histoires a nos enfants.

  7. @Monsieur X: C’est effectivement un récit oublié qui n’est qu’un fragment d’une saga épique susceptible, si diffusée à grande échelle, de changer le monde tel qu’on le connait.

    Joyeuses fêtes à toi aussi en te souhaitant d’agréables vacances ainsi qu’un abus incessant de nourriture traditionnelle et d’alcool.

    @Hérétik: À l’origine, les guirlandes dans le sapin classique n’étaient autres que des viscères.

    @YzaRocK: Merci, je pense ça aussi!

    @Darwin: Lorsque la domination interstellaire devient banale, on sait qu’on a réussit dans la vie.

    @Infragilis: Peut-être me laisserai-je aller à quelques contes fabuleux dans la même veine afin d’éventuellement concocter un recueil pour les enfants.

    @Living Dead Girl: Je vais aussi leur faire écouter Conan et Rambo. Nos enfants répondront constamment "Dans ton cul!" et nous serons contraint d’en discuter avec le directeur d’école.

  8. Cette histoire devrait faire partie d’une nouvelle bible, puisque la bonté y triomphe allègrement.
    Alléluiah, stie!

  9. @ Rémi

    « Je vais aussi leur faire écouter Conan et Rambo. Nos enfants répondront constamment « Dans ton cul! » et nous serons contraint d’en discuter avec le directeur d’école. »

    Et tu trouves que c’est moi qui exagère quant à l’homoérotisme des films de Stallone et Schwarzenegger ?

  10. @Born Again: Je devrais effectivement travailler là-dessus et ainsi générer mon propre culte d’êtres suprêmes.

    @Hérétik: Ce n’est pas homoérotique que d’insérer des trucs dans le postérieur de ces ennemis afin de les déstabiliser physiquement et moralement, surtout lorsqu’il s’agit de missiles (aussi phalliques soient-ils). C’est à cause d’esprits étroits comme le tien que meurent la fraternité et la bonne camaraderie. :P

  11. Dark Rémi of Douille Says:

    J’ai hâte de lire ton compte de Pâques

  12. Living DeaD Girl Says:

    @Hérétik Écoute, sa fait des années que j’essaye d’expliquer a Rémi l’homoérotisme dans les films Hollywoodiens et il se borne à ne pas vouloir accepter de les voir.. !!!

  13. @Living DeaD Girl: Vous vivez dans l’erreur, l’incompréhension.

    @Dark Rémi of Douille: Je vais tenter d’y penser, bien que je ne crois pas que Pâques mérite particulièrement d’attention. En attendant, tu peux toujours visionner ceci:

  14. Awww… J’ai tellement de peine pour les hommes-ratons en ce moment. Franchement, je te trouve impitoyable avec ses créatures sans défense et sans aucune malice !

    Pfff… !! :)

  15. «avec ses créatures sans défense et sans aucune malice !»

    Ça leur apprendra !

  16. Il est bon de voir dans nos pays des gens lutter contre le Noëlmièvre.
    Ailleurs dans le monde, il semble qu’au moins un pays -de tradition viking- résiste encore: http://tiny.cc/lhxay

  17. Il serait intéressant, comme le suggère Boulet, de ramener le Père Fouettard dans le décors:

    http://www.bouletcorp.com/blog/index.php?date=20091225

  18. J’adore! de quoi en faire un classique.

  19. @Darwin: Certes!

    @Déréglé temporel: Vivement Noël avec des trolls! Le Père Fouettard est aussi très sympathique bien que moins bien ancré dans le folklore.

    @Félix: Un jour peut-être des inconnus de par le monde raconteront-ils cette histoires à leur enfant.

  20. Monsieur X Says:

    @Déréglé temporel , @DarK Rémi oF DooM
    Selon wikipedia, le "réel" Père fouettard est vachement moins amusant que celui dépeint dans la BD mise en référence. Il y a toutefois d’autres personnages très intéressants dans cette même lignée.

    Par exemple, prenons Krampus, la créature assez démoniaque qui accompagne St-Nicholas lors de sa tournée, et qui puni les enfants pas gentils (http://en.wikipedia.org/wiki/Krampus).

  21. @Monsieur X: C’est ce qu’on appelle la magie de Noël! J’aime bien ce Krampus.

  22. J’ai comparé les articles anglais et français de wikipédia sur le père fouettard. Ils ne sont pas équivalents. En anglais, on parle d’un bâton (sick) pour fesser (spank) les enfants, tandis qu’en français, il donne des coups de fouet – ce qui est sensiblement la manière dont Boulet le dépeint. On précise dans tous les cas que les traditions le décrivent de manières bien différentes selon les régions.
    Bien que d’habitude sur wiki les articles en anglais sont meilleurs, dans ce cas-ci j’opte pour la version française, car il s’agit d’un personnage du folklore français.

  23. Monsieur X Says:

    @Déréglé temporel: C’est seulement que Boulet le dépeint plus comme un espèce d’ogre sanguinaire alors que les informations glanés sur wikipedia en faisait plutôt un simple humain barbu amateur de sadomasochisme infantile (dit ainsi, ça sonne plutôt lugubre par contre). Je suppose que pour bien apprécier le personnage "wikipediaque", c’est le côté fantastique qui manquait à ma compréhension (ou alors c’est un aspect que j’ai ajouté dans mon interprétation de la version de Boulet).

    Quel qu’il en soit, espérons que Rémi nous concoctera d’autre contes aussi créatif dans le futur.

  24. Il est plus que jamais temps de s’interroger sur le rôle que remplit notre seigneur Jésus-Christ dans la recherche de la vérité! Ha!

  25. «Il est plus que jamais temps de s’interroger sur le rôle que remplit notre seigneur Jésus-Christ dans la recherche de la vérité! »

    Aucun, genre…

  26. @Monsieur X & Déréglé temporel: Il y a moult traditions festives qui méritent ainsi d’être explorées. Malheureusement, à moins d’aller fêter avec les pratiquants des dites traditions, nous ne pourrons jamais en saisir pleinement la magie. Vivement de me déguiser en troll et d’effrayer les enfants.

    @Born Again: Notre Seigneur Jésus le Christ sauveur est porteur d’un message de paix et de bonté et sa Vérité nous est transmise à travers la Sainte Bible. Parlez-en aux habitants de Sodome et Gomorrhe.

    @Darwin: Quel homme de mauvaise Foi. :P

  27. Sombre Déréliction Says:

    Ouah! Cet endroit n’est désormais plus en déréliction! :)

  28. @Sombre Déréliction: C’est relatif. Quoi qu’il en soit, c’est toujours sombre. :P

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