Plaisirs aquatiques

Que l’on préfère croire au dérèglement potentiel des cellules cérébrales ou à une indéniable corruption de l’âme, force nous est parfois d’admettre qu’un individu apparemment sain a sombré dans le vice, s’éloignant drastiquement de ce qui le caractérise comme étant un être humain. C’est ainsi que la langue française dut s’adapter à la déchéance de ses adeptes en ajoutant à son éventail impressionnant de termes distinctifs certains mots qui n’auraient idéalement jamais dû voir le jour, tels que, entre autre, « pédophilie », « acrotomophilie », « taphophilie », « nécrophilie », « dendrophilie »,  et, bien sûr, « zoophilie ». La zoophilie, connue de la plupart des personnes lettrées et/ou des hippies, est une déviance commune, ne serais-ce que par sa présence à travers bon nombre de blagues douteuses mettant en vedettes une foule d’animaux anodins tels que chiens, chats, chèvres et l’ensemble des bovidés. Ceci dit, le problème réside principalement dans le fait que la zoophilie sévit réellement chez des gens que vous connaissez peut-être, ce qui, bien qu’hilarant dans une certaine mesure, est très inadéquat. Comme s’il n’était pas suffisamment malsain qu’un être humain puisse ne serais-ce que songer à orchestrer une partie de jambes en l’air avec un animal (cette expression ne s’appliquant pas aux adeptes de serpents), certains déshonneurs à notre race se plaisent à verser dans l’exotisme bestial. Bien qu’il eût été intéressant de me questionner sur le déroulement d’une relation sexuelle mettant en scène une méduse, je m’attarderai plutôt à un autre résident des fonds marins, c’est-à-dire le dauphin.

1

Prédateur sexuel

Il m’apparaît tout-à-fait logique, même louable, que certaines personnes préfèrent entretenir l’ignorance de ces détails croustillants de la vie de leurs pairs mais je me plais personnellement à explorer la corruption et d’en faire la promotion. Dans ce cas spécifique, ma réflexion débuta il y a bien longtemps alors que, errant dans les méandres ténébreux de l’Internet en quête de divertissement aléatoire, je trébuchai sur un site dont le contenu bouleversant faisait l’éloge de relations sexuelles avec les dauphins tout en offrant une foule de techniques éprouvées afin de profiter pleinement de ces excusions torrides en compagnie de Flipper. Ces quelques lignes, à elles seules et sans même entrer dans le détail, démontrent déjà la gravité de la situation. Non seulement l’instigateur de ce portail abyssal vers l’enfer bleu expérimenta-t-il l’emboîtement avec des mammifères marins mais il répéta l’expérience, en parla, y dédia un site et se permit même de partager son expérience avec le monde. Instinctivement, je fus initialement dubitatif devant cette manifestation plutôt salée mais je réfléchis longuement, analysant le texte en profondeur et partageant mon inquiétude avec mes proches pour en venir à la conclusion que cet ouvrage était véridique et que, s’il ne l’était pas, il existait forcément quelqu’un qui, quelque part, se sentait réellement interpelé par ces propos. Je suis d’ailleurs désolé de n’avoir été en mesure de retrouver la source de cette information mais je me permets de spéculer à l’effet que son auteur s’est noyé et que, pas conséquent, il n’a pu maintenant son site à flot.

Lorsque vient le temps, pour un zoophile dit « standard », de laisser libre cours à ses élans, je me permets de présumer qu’il se contente d’un animal commun dans un contexte nécessitant peu de préparation, le tout dans un endroit où il est à l’aise. J’ai d’ailleurs déjà soupçonné un homme fort douteux d’enfermer volontairement, dans la salle de bain d’un ami commun, le chat de ce dernier afin de s’adonner à quelques fantasmes pervers lorsque l’envie lui prenait mais je m’égare; Revenons à nos moutons (HA HA!) Lorsque vient le temps de culbuter sauvagement un dauphin, il faut organiser une expédition de plongée, seul ou en compagnie d’autres monstres, dans un lieu peu fréquenté par une clientèle dite « normale » afin d’éviter l’émasculation par harponnage ou la psychologie animale auprès des autorités locales. Une fois la stratégie déterminée et appliquée subsiste toutefois la problématique charnelle de la chose.

Ne pas insérer dans le postérieur

Ne pas insérer dans le postérieur

L’homo sapiens étant une créature physiquement limitée, il est difficile pour lui de s’avérer satisfaisant pour son partenaire marin. Il faut savoir que le dauphin, selon des études « sérieuses », est un animal curieux et qui, à l’instar de l’être humain, s’accouple non seulement pour la reproduction mais aussi pour le plaisir de l’acte. Il faut aussi savoir que, chaque année, les dauphins sont responsables de plus de morts humaines que les requins, ce qui nous porte à croire que les dauphins aiment le sexe brutal et que les plongeurs fantasment considérablement moins sur les requins. Ceci étant dit, venons-en à l’acte. Lorsqu’un hominidé se retrouve dans l’eau, il est certes en mesure de se débrouiller mais ne possède pas l’aisance du poisson ni même sa capacité à respirer très longtemps sous l’eau, ce qui risque de lui causer problème lors de certaines positions sexuelles que les dauphins affectionnent particulièrement et qui, comble du hasard, impliquent une immersion totale dans l’eau. Évidemment, une bombonne d’oxygène peut pallier à ce problème mais il faut s’assurer que l’équipement tienne bon. Vient ensuite l’aspect purement corporel. Tel un caniche royal exposant sa croupe à un étalon, le corps d’un homme ou d’une femme exposé aux pulsions méphistophéliques d’un dauphin mâle en rut risquerait de subir des sensations diamétralement opposées à l’extase recherchée. On peut aisément imager, à votre grand dam, la difficulté relative à l’exposition de ses orifices à un dauphin mâle, ce qui m’amène à penser que la femelle soit conseillée pour une première expérience « enrichissante ». Le dauphin est une bête à la musculature impressionnante, au membre imposant et au coït destructeur, son jet pouvant être propulsé jusqu’à 12 pieds (environ 4 mètres) et s’apparentant, en terme d’impact, à la déflagration d’un fusil de chasse, ce qui est fort déconseillé.

Il est extrêmement déstabilisant de s’immerger de la sorte dans l’esprit malade de citoyens apparemment normaux et cette brève analyse que j’entrepris aujourd’hui ne fait qu’effleurer la surface de cette problématique grandissante. Chaque jour, à chaque minute dans ce monde que nous avons créé, un petit animal sans défense se fait impunément violer, un homme entreprend de masquer son inconfortable érection à la vue d’un soulier et/ou un « cuisinier » de restauration rapide se badigeonne allègrement de sauce spéciale, ce qui est inacceptable. Lorsque nous pensons (désormais par ma faute) à ces hommes et ces femmes qui risquent leur vie afin d’assouvir ce besoin inextricable de batifoler avec les cétacés, le seul réconfort qu’il nous est possible de trouver est probablement de présumer que ces dauphins, au sein de leur société sous-marine, sont aussi incompris que nos propres congénères quant à leur dynamisme interracial.

12 Réponses to “Plaisirs aquatiques”

  1. J’ai manqué mourir, même si tu m’avais donné le sujet du billet avant sa parution.

    Je me souviendrai toujours cette charmante soirée où, au téléphone, je te sussurai à l’oreille ce magnifique traité de l’exploration sous-marine.

    Osti qu’on avait ri…

  2. @Le Détracteur Constructif: Il me fait toujours plaisir de mettre ta vie en jeu par la simple matérialisation linguistique de mon esprit troublé. Ce fut certes un beau moment que de discuter abondamment de ce phénomène et je suis d’ailleurs étonné de constater qu’il me fallut autant de temps avant de porter à l’écrit des préoccupations qui sont miennes. Qui plus est, merci beaucoup pour le lien vers ces questionnements anglophones relatifs à la sexualité bestiale; nous en reparlerons de vive voix.

  3. Wow, deux billets à trois jours d’intervalle ! Disons que celui-ci a moins de chance d’améliorer mon sommeil, car je l’ai lu trop tôt… Et je ne suis pas sûr que le fait de compter des dauphins qui se font sodomiser m’apportera la quiétude nécessaire à l’appel aux bras de Morphée…

  4. @Darwin: J’ai certes été très inspiré ces derniers jours et j’ai eu le temps de concrétiser mes sombres pensées afin d’en faire des textes pertinents. Je ne m’attendais effectivement pas à ce que cet ouvrage incite quiconque au sommeil, sauf peut-être au repos éternel, tout en espérant que ces mots ne contribuent pas à exciter sexuellement certains de mes lecteurs. J’ose espérer que mes prochaines interventions contribueront à ton bien-être.

  5. Uuhhhh….
    Je le sais pas quoi dire.
    Je le sais juste pas😐

  6. Kull le Conquérant Says:

    Mmmmmmmmmmm…..
    Mmmmmmmmmmmmmmmm….
    Non… J’ai rien à dire… Je risquerais de me compromettre de par mes expériences avec les Ouitouches du Lac-St-jean.

  7. @YzaRocK: C’est peut-être tant mieux.😉

    @Kull le Conquérant: J’ai toujours cru que ton amour excessif de la baignade recelait de sombres secrets.

  8. Entirement conquis! J’ai passe un agreable moment et une chouette lecture sur votre site internet. a quand un nouveau post. Original et sympa ! Bonne continuation.

  9. @salut: Bienvenue en ces lieux. Le plaisir est toujours de la partie dans mon antre, bien que souvent aux dépends de certains individus. Disons que je ne suis pas très assidu dans l’écriture sur ce blogue qui me sert plutôt d’exutoire que d’outil de diffusion massive. Mon but premier est d’écrire pour mon propre plaisir, le fait de le diffuser est une fleur que je vous fais. J’essaie quand même d’établir une certaine régularité mais tout est relatif à mon inspiration et au temps dont je dispose pour écrire, qui est souvent limité. Restez tout de même à l’affut et au plaisir!

  10. […] Après avoir posé le regard sur les bas-fonds de l’excès interracial dans le cadre de la précédente étude sur les dauphins, je faillis tomber à la renverse lorsque s’animèrent, sous mes yeux ébahis, une insatiable […]

  11. C’est édifiant. Je n’avais jamais entendu parler de ça… Vous avez la source de ce truc ?

  12. @Les dauphins: Le lien de cette troublante source est disponible à partir du second paragraphe de ce texte sous forme de texte orangé cliquable. Bonne chance.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :