Fornique préhistorique

Au risque de paraître redondant par mes références répétées à des relations zoophiles plus que douteuses, je suis contraint de récidiver en ce triste jour suite à une pénible révélation survenue en début de semaine. En effet, alors que je devisais agréablement en compagnie d’individus fort peu recommandables à propos de divers faits d’actualité, il a été porté à mon attention que l’immensité d’Internet abritait en son sein certaines manifestations cinématographiques proscrites mettant dont les principaux acteurs ne partageaient pas tous une physionomie explicitement humaine. Après avoir posé le regard sur les bas-fonds de l’excès interracial dans le cadre de la précédente étude sur les dauphins, je faillis tomber à la renverse lorsque s’animèrent, sous mes yeux ébahis, une insatiable femelle humanoïde qui batifolait vigoureusement avec trois ptérodactyles.

Pterodactyle

Ptérodactyle

À l’instar d’un nain que l’on projette contre un ventilateur en marche, je fus envahi par la confusion. Plusieurs éléments font en sorte que ce scénario obscène défie toutes les lois de la logique. Évidemment, les préhistoriques partenaires de débauche de la femme dont la principale qualité est probablement l’ouverture d’esprit n’étaient autres que des hommes déguisés mais les déguisements en question sont particulièrement bien réussis, ce qui ajoute à l’aspect perturbant de la scène. Pour ajouter au « réalisme » de cette interaction charnelle, les comédiens vont jusqu’à reproduire l’attitude présumée de ces sauriens jurassiques, s’inspirant essentiellement de la poule. On assiste donc ici à une mise en scène fantastique à travers laquelle une femelle homo sapiens exploite les plaisirs de la chair avec trois oiseaux reptiliens du Crétacé qui agitent maladroitement les ailes tout en brandissant fièrement leur organe reproducteur. Je ne saurais dire si le Viagra fut utilisé dans le cadre de ce tournage mais je félicite quiconque est en mesure d’entretenir une érection dans un tel contexte.

Outre l’aspect pileux de la chose, ce phénomène étrange n’est pas sans rappeler l’avènement des « furries », que l’on pourrait qualifier, en français, bien qu’avec un impact moindre, de « duveteux ». Pour les non-initiés, le syndrome « furries », originaire du Japon, consiste en une déficience psychologique et/ou sexuelle dont les victimes éprouvent un malin plaisir à se déguiser partiellement ou entièrement en animaux afin de se cajoler et/ou s’accoupler. Ces rites fétichistes relevant idéalement de l’intimité, il semble toutefois exister des regroupements orgiastiques où les animaux honoraires développent des stratégies hétéroclites inter-spécimens. Tandis que certains se contentent d’être émoustillés devant des ébats tentaculaires débridés dans le confort de leur logis, d’autres prennent les choses en main en se glissant dans la peau de leur animal favori afin de participer activement au développement d’une communauté sélect qui contribue grandement à l’économie des nettoyeurs professionnels en étant les principaux pourvoyeurs de fourrure synthétique souillée.

Furries

Non.

Pour en revenir à nos coquins ptérosaures, le simple fait de choisir cette bête du passé dans le cadre d’un projet professionnel de nature pornographique. De loin l’une des créatures préhistoriques les plus laides, je soupçonne que le ptérodactyle n’a été choisit que par son format propice à une telle adaptation, à moins que l’actrice principale, lorsque consultée, aie exprimé le vif désir d’être culbutée sauvagement par une volée perverse de reptiles volants, ce qui va à l’encontre de la croyance populaire selon laquelle les femmes préfèrent les vélociraptors. Avec un peu plus de budget, peut-être aurions-nous eu droit à une harde de marâtres dévergondées chevauchant les accueillantes plaques dorsales d’un stégosaure, ou encore à une vierge éhontée masturbant un spinosaure à l’aide d’une pelle mécanique. Tant de questionnements et si peu de réponses.

Tandis que le citoyen moyen développe un sentiment grandissant de crainte face aux crimes perpétrés chaque jour au cœur de nos villes et villages, c’est ce genre de constat saisissant qui alimente la flamme de cette lucidité croissante qui m’habite et me fait douter chaque jour de mon prochain, soupçonnant que derrière le masque irréprochable du collègue sympathique puisse se cacher un immonde pervers susceptible de faire de moi, un jour, l’énième victime d’un événement médiatique à travers lequel je pourrais stipuler que c’était un homme sympathique, normal, discret, que c’est une incroyable surprise que d’apprendre aujourd’hui qu’il fut retrouvé mort, complètement nu, baignant au sous-sol de sa résidence dans une piscine verte en forme de tortue remplie d’huitres  accompagné par les cadavres mutilés de deux prostituées afro-américaines déguisées en pandas.

23 Réponses to “Fornique préhistorique”

  1. J’adore la fin!!

  2. Seigneur doux Jésus, le besoin de constatation grandit en moi; même si je sais que ça va me faire mal.

  3. @Holy ass: Et moi dont!

    @Conrad le Roturier: Quelle fascination morbide et masochiste que celle-ci. Je persisterai à propager l’infamie.

  4. T’as pas honte de faire rire un pauvre homme malade tel que moi?
    Je ne connaissais pas le phénomène des « furries », mais ça m’a rappelé un extrait d’un film que j’ai vu à mon adolescence…

    Marrant😉

    PS : Pas évident de masturber un spinosaure avec une pelle mécanique, mais tu serais surpris de ce qu’on peut lui faire avec un marteau piqueur.

  5. C’est étrange, mais moi aussi je ressens comme un besoin de constatation …..😐

  6. Tout ce chemin depuis l’amibe pour en arriver là… Serions-nous rendu au stade du retour vers nos origines, la théorie de la désévolution ?

  7. L’avantage des « furries », c’est qu’il peuvent à la fois satisfaire notre désir zoophile, fétichiste et potentiellement homosexuel. Étant donné que nous ignorons qui ou quoi se cache derrière ce costume, nous n’avons qu’à laissé notre imagnination aller et assouvir nos plus, perverses impulstions.

  8. @Le Détracteur Constructif: Je suis plutôt flatté de savoir que je peux infliger la douleur par de simples écrits. Concernant l’extrait vidéo suggéré, je crois qu’il est tout aussi pertinent que troublant. Tu écoutais de bien étranges films lors de ton adolescence… Pour l’outillage requis aux activités érotiques « spinosauriennes », je t’invite à élaborer sur le sujet.

    @YzaRocK: C’est une malédiction!

    @Darwin: Théorie intéressante humoristiquement bien représentée dans ce cas ci. Je me permets de présumer que le retour aux sources ferait mieux de ne pas s’appliquer à toutes les situations, à moins peut-être d’être soi-même confiné à cette réalité. J’imagine que la seule façon pour moi de partager mon intimité avec un ptérodactyle serait que j’en sois un moi-même.

    @Félix: Les avantages multifonctionnels des « furries » sont indéniables mais leur polyvalence va de pair avec leur niveau hautement malsain. Lorsque l’on flirte avec le Malin, l’efficacité est toujours déconseillée.

  9. hey oui, maintenant tes yeux sont souillé a jamais. Vive l’interweb

  10. @Math bé: J’aime agrémenter l’éventail de mes connaissances de tels vidéos douteux. Mes yeux sont certes ardemment souillés mais c’est pour la postérité.

  11. « une vierge éhontée masturbant un spinosaure à l’aide d’une pelle mécanique. »

    J’ai failli m’étouffer de rire avec mon scotch et en répandre le précieux liquide partout sur mon écran de portable! C’est l’image véhiculé par ces mots qui frappe!

  12. @lebarbareerudit: J’aurais été sincèrement navré d’être partiellement responsable d’une telle gaspille!

  13. Heureusement, un tel gâchis ayant été évité, je vous suis tout de même reconnaissant pour ce délire imaginatif digne de l’absurde folie humaine qui nous entoure.

  14. @lebarbareerudit: C’est toujours un plaisir que d’éclairer le monde de mes divagations.

  15. Reptile lubrique Says:

    lol toujours un plaisir de te lire

    Un regard estimable sur la société occidentale – et asiatique : P

    Étant moi-même un reptile volant aux penchants salaces, je me suis trouvé particulièrement touché par ce court texte, et m’offre à toi d’emblée pour éclaircir les mystères grisants du sexe reptilien – pour le reste on avisera, selon l’humeur. Je m’empresse d’aller consulter ta précédente étude sur les dauphins, pour lesquels je voue une fascination sans borne. Même un reptile a ses penchants tordus…

  16. @Reptile lubrique: Toujours un plaisir d’écrire!

    Je suis honoré par la présence d’un membre prolifique de la communauté reptilienne et il me tarde de bénéficier des connaissances méconnues de cette société. Il me tarde d’avoir votre opinion sur le cas des dauphins et autres mammifères marins afin de pouvoir potentiellement réaliser une étude plus approfondie sur la relation ambigüe entre reptiliens et habitants des eaux, en profitant pour mieux cerner la position de l’anaconda dans ce processus relationnel complexe.

  17. Je n’ai pu m’empêcher d’une ou deux vérifications du vocabulaire employé. Le crétacé étant une période postérieure au jurassique – d’après le très serviable expert Wikipédia – le ptérodactyle ne peut être qualifié à la fois de l’un et de l’autre, à moins qu’il ne s’agisse d’une espèce chevauchant ces deux périodes en plus d’actrices porno de la nôtre, ce que ne semble pas confirmer Wikipédia qui ne leur attribue que la seule appartenance jurassique. Mais l’expert consulté ne semblant pas connaître l’existence du chevauchement d’actrices porno, ici dûment documenté, on ne peut pas lui accorder l’omniscience en la matière. Comme par ailleurs il s’agit ici d’un compte-rendu de fantasmes transhistoriques en plus d’être zoophiles, la traversée des ères peut sans doute être considérée comme une étape préliminaire. Aussi m’en tiendrai-je là pour ma critique terminologique de ce billet et vais-je simplement témoigner m’être esclaffé à sa lecture.

  18. @Déréglé temporel: Intervention pertinente que celle-ci. Selon mes sources potentiellement fiables tirées de l’univers de facilité qu’est Internet, le ptérodactyle aurait effectivement chevauché ces deux périodes. Je validerai très certainement cette information grâce à ma grande encyclopédie des dinosaures qui accumule présentement la poussière quelque part chez mes parents, ma jeunesse ayant été ponctuée d’un attrait marqué pour ces créatures du passé, à tel point que j’ai possédé un fabuleux ensemble de draps à leur effigie. Quoi qu’il en soit, tous les experts devraient être avisés des implications sexuelles de leurs études avant de diffuser de l’information de la sorte!

    Je suis quand même ravi que le rire fusse de la partie, rire nerveux engendrée par le malaise devant de tels actes de fétichisme zoophile. Certains prôneront peut-être la zoothérapie mais je crois fermement que c’est une classe à part.

  19. Matt Damon Says:

    Tu devrais updaté ton blogue au lieu de jouer à League Of Legends. Addicted.

  20. @Matt Damon: Écrire des textes d’une telle qualité me demande beaucoup plus de temps qu’une partie de ce jeu au divertissement inouï qu’est « League of Legends ». Ceci dit, je trouve particulier que tu mentionnes aujourd’hui ce manque d’assiduité de ma part car je viens justement de procéder à une glorieuse mise à jour.

  21. Sombre Déréliction Says:

    Ahem!

  22. J’ai cru entendre quelque chose… un son reptilien.

  23. […] que nous soyons déjà familiers avec les pratiques sexuelles douteuses de certaines femelles humanoïdes qui apprécient le kamasutra préhistorique, nous ne sommes que […]

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