Dépendance

Lorsque l’on utilise le terme « dépendance », on fait souvent référence à un incontrôlable besoin d’ingérer une substance X, et ce dans des proportions abusives. La toxicomanie et l’alcoolisme sont des exemples typiques de ce phénomène, l’alcoolisme incluant d’ailleurs vraisemblablement l’acte masochiste d’ingurgiter de l’alcool à friction afin de maximiser un état d’ébriété avancé à bas prix, ce qui est d’ailleurs la cause de ma cécité. Ceci dit, la dépendance, dans une certaine mesure, peut aussi s’appliquer à des individus. À l’école ou au travail, il arrive souvent que nous soyons victimes de l’incompétence et/ou des méthodes discutables de personnes ne partageant pas notre professionnalisme et par la faute de qui la qualité de nos réalisations peuvent être mises en péril, d’où l’expression « On n’est jamais si bien servi que par soi-même. », cette expression ne tenant toutefois pas compte de la médiocrité relative d’une sexualité solitaire, triste réalité qui amoindrit l’impact du mot « jamais » au cœur de cette phrase populaire, mais je m’égare. La dépendance, peut aussi faire de nous les victimes impuissantes de vils incompétents, ce phénomène s’appliquant tout particulièrement bien à la politique, au service à la clientèle et aux chaînes de restauration rapide. Bref, nous sommes condamnés.

Dans le cadre d’une relation de dépendance, le cruel destin semble faire en sorte que l’immonde créature viciée de qui nous dépendons soit un ignare. C’est généralement à la petite école que se manifestent donc les premiers symptômes d’un futur voué à la déception. Perfectionnistes en tous genres et intellectuels sont ainsi figurativement giflés par leurs enseignants alors qu’ils doivent partager le fruit de leur réussite avec les boulets de la race humaine. Surviennent alors deux réactions potentielles majeures: la frustration et/ou la résignation. La frustration, presque inévitable, se manifeste généralement par des vociférations haineuses à l’encontre des fautifs, le tout généralement en leur absence à moins d’une situation malencontreuse où une ou plusieurs entité(s) visé(es) serait surgie d’un vortex à ce moment précis, ne se contentant ensuite que d’y répondre par un regard méprisant et une bouche à la forme indistincte. Vient ensuite la résignation qui consiste soit en l’acceptation de la défaite, soit en la multiplication de ses efforts afin de compenser pour les lacunes intellectuelles de l’amibe, contribuant ainsi à sa réussite, ce qui augmente la frustration.

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Express en Péril

Avec l’ascension au niveau professionnel, on élimine une partie du problème, ne serais-ce que parce que, surtout dans le cas d’une entreprise sérieuse, nos collègues sont supposés être qualifiés et partagent avec nous certaines connaissances académiques. Le fait qu’ils soient parfois de mauvais êtres humains ne devrait pas influer sur le résultat technique de la chose. Tristement, cette indéniable logique ne se situe qu’au niveau théorique car les compagnies de ce monde sont peuplées d’incompétents hostiles, incompréhensifs et désorganisés qui mettent expressément en péril (référence obscure à un film de Steven Seagal) votre intégrité et vos chances de réussir avec brio. Comment favoriser l’esprit d’équipe et la convivialité lorsque l’on est entouré d’êtres méprisables? Certaines pratiques se sont avérées efficaces mais éventuellement proscrites à travers l’histoire, ne serais-ce que parce qu’elles impliquent généralement la cessation de l’humain jugé néfaste.

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Colocataires bruyants

Ne voulant que nous éloigner du cauchemar incessant des responsabilités, rien de mieux que de s’allonger en milieu accueillant, dans le nid douillet de son logis afin de bénéficier de bien-être technologique chèrement acquis. C’est vrai sauf lorsque la technologie est déficiente et que la nécessité de communiquer avec un étranger aux lacunes francophones se fait ressentir. En ce qui me concerne, mon trouble d’humeur récurrent réside dans la personne qu’est le concierge de l’immeuble dans lequel je vis. Victime d’un appartement dont le système de chauffage est relié à une fournaise centrale à laquelle je n’ai pas accès, mon antre est présentement un refuge prisé par pingouins et épaulards puisque la décision fut prise par l’administration de fermer la chaufferie suite aux premières journées chaudes, le temps froid actuel pénétrant donc mon logis mal isolé tel un vieil ivrogne dans une péripatéticienne d’expérience. J’ai aussi une porte dont je ne possède pas la clé, un minuscule réfrigérateur sonore prêté par le propriétaire après qu’il eut refusé de rénover la cuisine tel qu’initialement convenu lors de la signature du bail afin d’accommoder mon propre électroménager et j’ai moi-même dû faire l’isolation autour de mon bain lorsque j’ai emménagé. Ce ne sont là que quelques exemples de la réalité d’un locataire insatisfait qui dépend d’une organisation désorganisée, lâche et désintéressée.

Nombreuses sont les situations face auxquelles nous n’avons que peu ou pas de recours, les options simple étant inefficaces et les procédures encouragées donnant presque toujours raison aux vils concitoyens. C’est ainsi que naissent les désirs de carnage. L’impuissance face à des gens que l’on n’estime pas et qui se permettent de vivre dans l’ignorance de leur imperfection ne peut que créer des tensions. Certes, ma pilosité me permet de survivre à des températures extrêmes et mon tempérament colérique pourrait m’amener à décapiter subtilement ceux et celles que je juge indignes (ce qui me permettrait de visiter l’Inde afin d’anéantir les techniciens de Bell) mais je préfèrerais seulement ne pas avoir à constater tout ceci et/ou à désirer la chute de quiconque dans un bassin de candirus. Mon principal hobby étant de dénigrer mes pairs, peut-être serais-je malheureux si la populace répondait à mes hautes attentes mais le héros des temps modernes que je suis espère quand même un monde meilleur, épuré, pour les quelques personnes décentes de l’univers connu qui font majoritairement partie de mon cercle d’amis.

8 Réponses to “Dépendance”

  1. Savoureux comme petit billet ….

    Si je pouvais faire lire ce billet à toutes les personnes que je trouvent incompétente dans la vie, j’y passerais la journée !

    Ils devraient faire partie d’une classe à part ces drôles de gens ! Ils ne sont pas à leur place dans mon monde.

    héhé =) … Bref, ça prend bien des incompétents pour voir qu’au final, on est pas si mal que ça dans ce qu’on fait !

  2. Collègue Furtif Says:

    Ta colère est grande et ta volonté est forte, jeune et puissant barbu. Une solution évidente à ta situation frisquette serait de te procurer un ourson en peluche chauffant et de le coller en suçant ton pouce. Mais on sait tous que ça n’arrivera pas. Dans une position aussi précaire, la dernière chose qu’on veut nous voir arriver est un technicien de Bell. C’est pourquoi je conseil à mes pairs de lâcher prise et de se procurer un compte chez Unlimitel.

  3. @Nikita: Le problème est souvent que plus les gens ont tort, plus ils sont ferment convaincus d’avoir raison, ce qui rend le raisonnement pénible. La purification par le feu semble la solution la plus efficace.😉

    @Collègue Furtif: J’ai effectivement délaisser la technique de l’ourson il y a quelques années déjà mais je saurais la recommander à certains. Pour le reste, je ne suis évidemment plus allié aux forces obscures de Bell mais mes quelques interactions avec cette entreprise m’ont marqué à vie. ls me harcèlent désormais avec des lettres anonymes afin que je prenne la peine de les ouvrir avant de les réorienter vers le recyclage.

  4. Darwin Says:

    @ DR of Doom

    Une autre bonne tranche de rigolade. Merci de nous avoir présenté tes «colocataires bruyants», ils ont l’air succulents !

    «je ne suis évidemment plus allié aux forces obscures de Bell mais mes quelques interactions avec cette entreprise m’ont marqué à vie. ls me harcèlent désormais avec des lettres anonymes afin que je prenne la peine de les ouvrir avant de les réorienter vers le recyclage.»

    Je vis depuis quelques mois la même expérience. J’ai en plus reçu quelques appels téléphoniques pour me dire à quel point M. B est triste que je ne fasse plus partie de sa clientèle adorée… Ce fut pour moi un véritable exutoire d’expliquer à la patiente madame (on dirait que pour espérer nous reprendre dans leurs rets, ils utilisent des téléphonistes locales…) qu’elle n’avait aucune chance de me convaincre, en lui expliquant avec force détail les nombreuses vexations que sa compagnie de merde m’avait fait subir (mais nous avons changé, rétorqua-t-elle en vain…). Incroyable comme la cloche nous (nos sous) apprécie quand nous la quittons, alors qu’elle nous prenait pour des idiots (dans le sens de Jim Carrey…) quand elle avait accès à notre compte bancaire.

  5. Sombre Déréliction Says:

    hahaha! Plume toujours aussi divertissante… Mais l’avènement du réfrigérateur sonore est un laissez passer pour le chômage éternel! Fuyez cette invention diabolique!

  6. @Darwin: Succulents en effet, surtout agrémentés de sauce! Peut-être devrais-je aussi mentionner aux gens de Bell à quel point je les exècre mais je suis conscient que les individus, souvent de jeunes dames sympathiques, chargées de ramener vers le troupeau la brebis égarée que je suis ne sont que des employés(es) qui gagnent leur vie sous le joug de cloportes et, sous le coup de fouet, sont vouées à subir le mécontentement de moult personnes hostiles. Je demeure sympathique mais ferme dans mon désir de demeurer loin de leur abjecte entreprise.

    @Sombre Déréliction: Je travaille ardemment là-dessus!

  7. Darwin Says:

    @ DR of Doom

    «Peut-être devrais-je aussi mentionner aux gens de Bell à quel point je les exècre »

    N’aie crainte, je prenais la peine à chaque exemple de vexation subie par son employeur infect de lui préciser que mon courroux n’était nullement dirigé vers cette victime supplémentaire de cette société honnie… Mais elle insistait, et insistait…

  8. @Darwin: Les employés patriotiques méritent peut-être toutefois notre mépris. Ceci dit, contrairement au service à la clientèle, ceux (et souvent celles) qui sont chargés de nous harceler lorsque nous quittons sont généralement sympathiques, charismatiques et francophones, ce qui aide grandement leur cause.

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