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Pharmacologie 101

Posted in Conscientisation, Placement de produits, Société contemporaine, Tranche de vie with tags , , , , , , , , on septembre 27, 2010 by DarK Rémi oF DooM

La santé étant une préoccupation prioritaire de la société nord-américaine contemporaine, il n’est pas anormal de constater que les tablettes de nos pharmacies regorgent aujourd’hui de capsules, sirops, suppositoires et autres médicaments dont le nombre de modes d’insertion n’a d’égal que le nombre de marques disponibles. Bien que le pharmacien, conseiller du défaillant et ami prisé de la personne âgée, soit habituellement disponible pour répondre aux diverses interrogations du consommateur, ce dernier, que ce soit par malaise physique ou psychologique, préfèrera habituellement se fier à l’emballage du remède prisé pour ensuite s’exiler vivement. Mes parents m’ayant habitué au fait que Tylenol est synonyme de guérison, je vis aujourd’hui dans la confusion lorsque vient le temps de combattre les symptômes anodins relatifs à la grippe, au rhume et à la gangrène. Fort, extra fort, douleurs arthritiques, sinus, congestion nasale, pour la nuit ou pour le jour, ne sont là que quelques exemples des options offertes. Les dernières années ont-elles vu naître toutes ces possibilités ou ai-je plutôt vécu dans la douce ignorance jusqu’à l’âge adulte? Pourquoi me contenterais-je d’un acétaminophène standard quand je peux en avoir une version ultra puissante à saveur de caviar? Les marques génériques sont-elles aux médicaments ce qu’elles sont aux céréales; une piètre tentative d’atteindre la gloire du produit original à moindre prix? Mais où se cache Carmen Sandiego? Tant de questions et si peu de réponses.

Combo typique 2

Combo typique

Évidemment, la plupart de ces questionnements peuvent être aisément résolus par l’intervention d’un professionnel de la santé. Quelles que soit la science à la source de ces produits, le but demeure toutefois de guérir vite et bien car l’individu moyen n’a pas le temps d’être malade et/ou il trouve tout simplement ça inconfortable au point de vouloir se départir rapidement du mal qui le ronge. Comme dans la plupart des sphères de notre existence, il s’agit généralement de payer pour se soulager. Plus on paie cher, plus il est aisé de régler ses problèmes. Pour les problèmes physiques, on retrouve la massothérapie, l’acupuncture ou la chirurgie plastique; pour les problèmes psychologiques, il y a la psychologie et/ou la toxicomanie. Les maux sont nombreux et les remèdes infinis. Il est donc légitime de croire que les ressources, face à un mal commun, soient aussi expéditives, mais il n’en est rien. La clé du succès ne réside que trop souvent dans le repos, l’ingestion d’eau, l’écoute de chants de baleines et, si le cœur vous en dit, l’ingurgitation confiante de substances médicamenteuses. Lorsque l’on investit dans une solution, surtout lorsque l’on y met le prix, on s’attend à ce que ça fonctionne vite et bien mais la pilule ne peut agir seule.

Geneva 2

Gin Geneva

Victime d’un rhume déplaisant, je me suis donc souvenu que la guérison existait avant l’avènement des pharmacies et que, bien que des gens mourraient d’infections que l’on juge aujourd’hui banales, des antidotes mystiques avaient été développées. Ces cures miraculeuses, aujourd’hui en voie de disparition, sont toutefois prisées par les initiées et c’est pourquoi j’ai décidé de les explorer. Désireux de joindre l’utile à l’agréable, ma mémoire me suggéra une concoction que mon grand-père affectionnait tout particulièrement: la ponce de gin. Grâce à cet outil fabuleux qu’est l’Internet, il me fut aisé de trouver le mélange adéquat de ce breuvage que l’on pourrait qualifier de « recette de grand-mère ». En voici donc la composition:

  • 1/4 de tasse de gin (de marque Geneva selon l’ordre québécois des recettes de grand-mères)
  • 1 once (25 ml) de jus de citron
  • 1 cuillère à thé de miel
  • 2/3 de tasse d’eau bouillante

Les recettes varient légèrement et certains suggèrent l’ajout d’un clou de girofle ou de gingembre râpé mais je préfère personnellement augmenter la dose de gin pour un résultat optimal. Ce coquet cocktail a donc pour effet de redonner la joie de vivre à son récipiendaire tout en l’incitant éventuellement à dormir. Je déconseille donc l’utilisation de cette technique au travail. Il suffit donc d’ingérer, dormir et recommencer au besoin. Il faut toutefois prendre garde de ne pas continuer le traitement après la guérison; il est si facile d’y succomber.

Loin de moi l’idée de dénigrer la médecine moderne, ne serais-ce que parce que je suis entouré de professionnels de la santé compétents dont je respecte l’opinion et la scolarité mais je persiste tout de même à croire que, de nos jours, nous nous fions beaucoup trop aux sciences, aux statistiques et à divers produits de consommation dont nous ne connaissons concrètement rien de la nature. Indépendamment des écoles de pensées, des études poussées et des entreprises spécialisées, il ne faut pas oublier les enseignements de nos ancêtres qui ont vécu par leurs propres moyens et qui ont su développer des méthodes fiables. Dans un monde difficile où les rigueurs de la ferme et de la forêt n’offraient pas de répit et alors que leur subsistance même en dépendait, ces hommes et ces femmes du passé ont toujours pu compter sur l’alcool fort pour passer à travers ces journées de dur labeur.

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Les cheminées humaines

Posted in Actualité, Conscientisation, Placement de produits, Société contemporaine, Tranche de vie with tags , , , , , , , , , on novembre 3, 2009 by DarK Rémi oF DooM

Dans un monde en perpétuel changement et à travers lequel « conscientisation » rime avec « paranoïa », nous sommes régulièrement confrontés à divers problèmes de société essentiellement relatifs au domaine de la santé. Tandis que les pommes deviennent cancérigènes, que les réfrigérateurs contribuent au réchauffement de la planète et que les arbres transmettent le SIDA (maudits soyez-vous, dendrophiles!), nous devons incessamment être à l’affut des plus récentes découvertes scientifiques et médicales afin de préserver notre santé et d’éviter une mort atroce et purulente. Parmi les différentes causes du malheur collectif, il en est une qui est désormais bien connue: le tabagisme. Ses effets néfastes sont prouvés, la loi le condamne et les notions de base du respect voudraient que l’on évite de le propager mais ce fléau persiste tout de même.

Brutal marteau

Brutal marteau

Cette hostile constatation, si soudainement manifestée, est directement liée à un événement qui a bouleversé ma vie en ce premier novembre 2009, un dimanche apparemment comme les autres, alors que mon seul désir était de bénéficier d’un suprême spectacle du groupe légendaire qu’est Metallica. Le Colisée Pepsi étant propice à une telle activité, je profitais d’un siège au confort discutable mais à la situation géographique tout-à-fait adéquate et il me tardait de hurler avec joie les paroles des chansons culte qui allaient se succéder au courant de la soirée. Tout était parfait jusqu’à ce que je sois forcé de constater que les deux individus situés justement devant moi consumaient les cigarettes aussi sûrement qu’une chaîne de montage performante aurait pu leur propulser en pleine visage. Non seulement mon gaminet de Mercyful Fate était-il voué à s’imprégner de l’odeur du pestilentiel tabac mais ce sont mes yeux et ma gorge qui allaient subir les assauts répétés de la fumée sous les yeux ébahis d’un agent de sécurité inapte et de l’affiche d’interdiction de fumer. Comment espérer raisonner avec un homme portant un chandail orné d’un aigle et d’une moto « chopper »? À coups de marteau Dead On, sans doute, mais les lieux n’étaient pas propices à une telle discussion.

Bien que je démontre ici beaucoup de hargne, il faut tout de même savoir que je ne suis pas le bourreau des fumeurs et que j’estime que chaque individu a le droit de nuire à sa santé comme il lui plait. En ce qui me concerne, je préfère la nourriture malsaine et l’alcool mais je crois qu’il est tout-à-fait légitime de préférer souiller ses poumons. Le problème réside plutôt dans les habitudes de consommation de ces malotrus et de leur intervention directement nocive dans mon mode de vie. Lorsque des adeptes de la cigarette décident d’allumer l’outil de leur vice en public, ils nuisent non seulement à mon bien-être mais aussi à ma santé, sans oublier mes vêtements et mon humeur. C’est un peu comme si je buvais de la bière de piètre qualité et que je la régurgitais immédiatement au visage de mes voisins en quantité quatre fois plus grande que ce que j’ai moi-même assimilé tout en m’assurant d’affecter les systèmes digestifs et respiratoires de mes convives, le tout dans l’illégalité et en m’assurant de ne prendre aucune pause pendant les 5 heures que dure l’événement auquel je participe. Voilà qui serait fort désagréable.

Bâtonnets de bonbon

Bâtonnets de bonbon

Tandis que les consommateurs des produits du tabac s’insurgent et s’estiment brimés, même les Cigarettes Popeye se sont dissociées du mouvement en se rebaptisant Bâtonnets de Bonbon. N’est-ce pas un signe suffisant? Comme dans toutes les situations où des individus sont brimés tels que ceux qui veulent acheter de la bière à 23h19, les différents toxicomanes, les prostituées et les exhibitionnistes, tous veulent pouvoir profiter de leur hobby sans prendre en considération l’impact qu’ils peuvent avoir sur leur environnement. Le manque de respect inhérent à la société nord-américaine contemporaine est, je crois directement liée à cette incapacité qu’ont les gens à prendre en considération le bien-être d’autrui et en ne tenant compte que de l’impact qu’a leur geste sur leur propre personne. Je profite certes de cette tranche de vie afin de déverser impunément mon fiel sur ce tabac que j’exècre depuis si longtemps mais ce n’est tout de même qu’un exemple commun qui me permet de bien illustrer une problématique beaucoup plus large.

Bistrot du Fjord

Bistrot du Fjord

Dans un monde qui tend à prôner l’ouverture d’esprit, à encourager la différence et à favoriser la tolérance globale, on constate des manques de respect de plus en plus flagrants sous le couvert de l’individualité, de l’ignorance ou du droit acquis, les fautifs allant même souvent jusqu’à plaider leur droit à la liberté juste avant de brimer celle des autres. J’encourage fortement la populace à omettre de ramasser les excréments du chien, à consommer des stupéfiants, à chanter « Bobépine » au karaoké du Bistrot du Fjord ou même à se masturber dans les souliers de la voisine en écoutant des chants de baleines si c’est ce qui lui fait plaisir mais il est toujours crucial de savoir se mettre dans les chaussures (HA HA!) des gens qui nous entourent avant de s’adonner à de tels actes proscrits car les répercussions peuvent être dévastatrices. Vraiment.

Répercussion

Répercussion dévastatrice

Devenir un homme

Posted in Botanique, Placement de produits, Récit épique, Tranche de vie with tags , , , , , , , , on octobre 23, 2009 by DarK Rémi oF DooM

C’est en réponse à ce billet sur la Kaverne que je décidai, en ce matin enneigé, de partager avec vous un moment crucial de mon existence, moment important entre tous car il est celui où, je le crois, je suis devenu un homme. Faisant suite à mon précédent article traitant de l’emblématique Irish Spring, je vous ouvre donc mon cœur afin que vous puissiez bénéficier de l’une de mes nombreuses et épiques aventures qui ont d’ailleurs contribué à faire de moi un modèle de force et de masculinité. Puissiez-vous être inspirés par ce récit que je vous invite, d’ailleurs, à partager avec vos enfants, à l’heure du sommeil, afin qu’ils fassent des rêves prophétiques et que cette histoire anecdotique contribue à forger les puissants adultes de demain.

***

J’avais 12 ans lorsque je fus laissé à moi-même, en pleine forêt canadienne, afin de prouver ma valeur à ma famille. Après trois jours à survivre de mon mieux, me nourrissant d’animaux crus que je chassais à mains nues tels que le loup, le chevreuil et l’antilope, mon odorat aiguisé fut attiré par une odeur caractéristique. Victime de la nature alors que j’avais été contraint de délaisser toute règle d’hygiène, rampant dans la fange et dormant sous les astres célestes, constamment harcelé par la pluie, j’ai été empreint d’une satisfaction certaine lorsque l’odeur du Irish Spring caressa mes narines. Désireux de bénéficier des services de ce pain de savon divin, je m’approchai d’une source d’eau pure dans laquelle se déversait une chute naturelle et j’aperçus, sur un rondin près de la rive, la source de cette senteur caractéristique qui m’avait attiré jusque là.

M’approchant avec précaution, mes doigts étaient sur le point d’effleurer mon bienfaiteur d’émeraude lorsque l’air fut saturé par une forte odeur de musc et qu’un rugissement guttural retentit derrière moi. Ne faisant qu’un avec la nature, mugit par l’instinct primitif du sauvage, je me retournai vivement pour apercevoir un hostile carcajou dont les intentions n’étaient que trop claires; m’abattre pour avoir convoité son bien et se repaître de mes chairs. Je maintins ainsi ma position pendant plusieurs minutes qui se transformèrent bientôt en heures alors que mon adversaire et moi-même tentions de nous intimider, de trouver la faille chez l’ennemi. S’impatientant le premier, le féroce carnivore entreprit de s’attaquer à ma jambe gauche. Utilisant sa propre force contre lui, j’attrapai au dernier moment son cou musclé alors que ses dents acérées effleuraient tendrement ma peau et je précipitai le crâne du glouton contre une souche ancestrale, la vibration engendrée par cet impact cataclysmique se répercutant jusqu’au bout des racines de cet arbre jadis majestueux, allant jusqu’à perturber le sommeil des morts. Fortement ébranlé, l’animal tarda à se ressaisir et j’en profitai pour lui assener une puissante descente du coude au niveau de la nuque, brisant cette dernière sur le coup (jeu de mots). Les yeux de la bête se révulsèrent ainsi et, tandis que la dernière image parvenant à son cerveau embrumé était une représentation plutôt floue de mon rictus carnassier, l’écume de ses lèvres se teinta de rouge et la menace que représentait le monstre s’éteint alors que s’affaissait sa poitrine pour une ultime fois.

Dépeçant l’animal avec l’aide seule de mes ongles et mes dents, précipitant mes mains avides au sein des entrailles encore chaudes de ce dragon des temps modernes pour en retirer, triomphant, son cœur encore palpitant, je me vis un devoir d’ingérer sur-le-champ cet organe vital et porteur de puissance, me badigeonnant par le fait même du sang encore chaud de mon trophée afin de m’imprégner de son âme guerrière. Repus et dans un état rappelant celui de Christophe Lambert à la fin du célèbre film Highlander, le moment était maintenant venu pour moi de purger mon corps des impuretés qui le couvraient grâce à ce Irish Spring qui gisait toujours là où mon regard s’était initialement posé sur lui.

Profitant du contact avec l’eau glaciale de la chute qui percutait amicalement mon visage, charmé par les sons typiques d’une nature désormais paisible, je me redressai instinctivement avec la grâce du félin lorsqu’un cri féminin déchira brutalement le calme ambiant. Mais ceci est une autre histoire…

Printemps irlandais

Posted in Actualité, Conscientisation, Jeunesse corrompue, Placement de produits, Société contemporaine with tags , , , , , , , , on octobre 16, 2009 by DarK Rémi oF DooM

Porte-parole de la virilité et fervent défenseur de la pilosité masculine, je prône au quotidien l’exposition de l’homme affirmant sans crainte l’étendue de sa masculinité au grand jour, n’allant point, toutefois, jusqu’à inciter à exhibitionnisme. Un torse velu et une barbe fournie ne sont toutefois que des éléments clés, souvent considérés comme étant des clichés, dans l’obtention du statut d’homme de qualité. Une foule de facteurs, pouvant aller du regard carnassier au type de pantalons portées (attention, amateurs de velours!), influent sur le charisme et l’attitude du mâle contemporain (thème philosophique: l’homme entant qu’homme). Au-delà de la perception visuelle de la masculinité réside toutefois une caractéristique souvent négligée par la masse: l’odeur.

Ce savon est approuvé par Odin.

L'original

Tandis que la femme, toute en douceur, se pavane en laissant derrière elle quelques arôme sucrés ou floraux en émettant de petits sons aigus, l’homme dominant qui se respecte doit opter pour un fumet plus viril, mais quoi? Bien que la senteur du mâle travailleur et/ou sportif puisse être attrayante, dans une certaine mesure, pour la dame en quête d’une chaleur alimentée par la passion primitive, elle est néanmoins à éviter pour des raisons évidentes. Lorsque l’homme sent aussi fort que son fromage ou qu’il évoque le chacal chez ses convives, l’heure est à la baignade puisqu’il vaut mieux attirer les cougars que les vautours! Bien que le parfum soit souvent à l’honneur chez celui qui désire séduire, il ne faut pas négliger la puissance du traditionnel savon et c’est ici qu’intervient la légendaire barre de savon Irish Spring (remarquez le lien subtile avec le texte de ce billet).

Le chevrotain est une bête féroce qui est d'ailleurs en seconde position au palmarès des animaux tueurs d'homme, juste après le dauphin.

Créature impitoyable

À l’instar du musc qui, chez certains animaux, dégage une forte odeur dont le but est de stimuler le sexe opposé, le Irish Spring émane cette puissance animale et ce désir perpétuel d’accouplement. Il est d’ailleurs légitime, dans cet optique, que l’Homme aie utilisé le musc dans la composition de certains parfums. Celui-ci est produit par le chevrotain mâle, animal brutal et intimidant également appelé porte-musc vivant dans les montagnes d’Asie à plus de 2000 mètres d’altitude et reconnaissable à ses canines longues de 5 à 7 centimètres (ces informations ne provenant probablement pas de Wikipédia). Dans un souci de perfectionnement et parce qu’ils étaient las de combattre jour et nuit les hostiles chevrotains à grands renforts de lances, haches de guerre et, éventuellement, d’armes automatiques, les parfumeurs parvinrent à élaborer une formule mystique, probablement en vendant leur âme, qui leur permit de concevoir les produits Irish Spring et, pour ceux dont l’âme valait moins cher, le Brut.

Le carcajou protège jalousement son trésor car il aime ce parfum qui lui permet d'avoir une longueur d'avance sur ses congénères en accumulant les partenaires sexuelles.

Carcajou

Repoussant les émanations nauséabondes aussi sûrement qu’il attire la gente féminine, Irish Spring est l’ultime rempart odorant contre la métro-sexualisation. Purificateur des narines impies, il enveloppe d’une aura mystique de pilosité éthérée celui qui est digne de propager ses effluves bienfaisantes. Tandis que fondent les adeptes de « Ma Romance Chimique » et que se révulsent les yeux de celles dont le manteau d’hiver ne couvre pas le ventre, les dignes se reconnaissent et s’apprécient. Le Sergent Slaughter et les carcajous utilisent Irish Spring.

Dans un monde dominé par les normes esthétiques douteuses et par les tendances hygiéniques qui s’y rattachent, il est important de demeurer fidèle à soi-même tout en se préservant de la masse intransigeante et corrompue de la « normalité ». C’est en revêtant la peau d’un inconnu et en acceptant de sentir comme les jumelles Olsen que l’on se réveille un beau matin avec pour seul vêtement un mince drap de soie rose et que l’on constate, en titubant vers la salle de bain, que l’on porte un rouge à lèvres grossier et un tatouage de pénis sur la fesse droite.

Les ennemis ratons

Posted in Conscientisation, Placement de produits, Tranche de vie with tags , , , , , , , , , , on septembre 29, 2009 by DarK Rémi oF DooM

Étant un ami des animaux, il m’arrive régulièrement d’être attendri par la présence de créatures charismatiques telles que la marmotte, l’écureuil, le chien de prairie et le gnou. Ces bêtes relativement sauvages sont effectivement agréables au regard et sont porteuses d’un charisme certain. Évidemment, on ne peut souvent juger qu’en apparence les animaux sauvages qui, étant sauvages, ont tendance à être hostiles à l’être humain. L’ours blanc, par exemple, a tendance à déchiqueter les êtres humains qui tentent de le flatter à l’état naturel. La plupart des gens savent d’ailleurs que ce serait un geste plutôt imbécile que celui d’entrer en contact direct avec un ours, un loup ou un putois. Ceci dit, certains résidents de la forêt sont fortement sous-estimés. Parmi ceux-ci, il est une race pour laquelle j’ai une haine nouvelle; j’ai nommé le raton laveur.

Hypocrite

Hypocrite

Conquis par l’image amicale que dégage cette engeance maléfique, j’ai toujours éprouvé une certaine naïveté illusoire face à ces joyeux lurons à l’apparence inoffensive qui, à l’instar d’attrayant hobos, se complaisent dans les détritus. Jamais auparavant je ne m’étais questionné face aux représentations fantaisistes peu élogieuses du raton laveur qui, dans l’imaginaire collectif, est souvent représenté comme un voleur, caractéristique que j’attribuais essentiellement à ce bandeau de poil foncé qui orne leur visage. Bien mal m’en prit puisque je fus confronté à la nature profonde et sauvage de ce quadrupède aux mains agiles qui, en dépit de mon amour enfantin pour son espèce, crut bon de me dépouiller de mes biens alimentaires les plus précieux, allant même jusqu’à briser et souiller cette vulgaire tente de nylon qui devait me servir de gîte lors de mon bref séjour en forêt. Victime d’une criminalité primaire devant laquelle seules les lois de la nature peuvent prévaloir, la colère et le désespoir m’envahirent et firent de moi le futur instrument de destruction, le bras vengeur du campeur violé, l’incarnation de l’extinction d’une race. Ils allaient un jour payer et subir l’humiliation!

Voleur

Voleur

Transi jusqu’aux os, accompagné d’un fier camarade beaucoup plus zen que moi avec qui je partageais d’ailleurs ma tente et ma glacière (pour ne pas dire sa tente et nos glacières… pour ne pas dire la tente empruntée à un autre ami et deux glacières dont l’une était la mienne et l’autre la sienne), j’étais prêt à succomber à la folie passagère, la rage guerrière, l’esprit berserk qui m’aurait amené à pulvériser les machiavéliques ratons qui me narguaient derrière les sombres buissons par cette nuit sans lune, n’étant trahis que par la lueur de leur regard mesquin et par le bruit étouffé de l’emballage de mes barres muffin qu’ils étaient entrain d’ingurgiter avec aisance. La sagesse orientale de mon confrère et l’odeur du chili répandu sans ménagement dans la tente et sur nos bagages me ramenèrent toutefois à la réalité, ce qui m’amena à me ressaisir. En ce vendredi soir qui n’était que le début d’une fin de semaine complète pendant laquelle nous allions devoir mendier et nous sustenter à l’aide de l’alcool qui fut épargné, nous nous résignâmes donc à faire un ménage grossier des lieux en tentant de ne pas nous laisser abattre par cette perte tragique, assaillis de toute part par des ratons qui, volontairement peu subtiles, rampaient dans le noir insondable que seules nos lanternes pouvaient percer et n’attendaient qu’une faute d’inattention de notre part pour nous sauter à la gorge. Maîtres forestiers et adeptes des arts mystiques ancestraux, notre attention ne se relâcha point mais le son de la faucheuse se fit tout de même entendre à plusieurs reprises alors que nous délaissions à nouveau notre campement dépouillé.

Fléau du raton

Fléau du raton

Quelques heures plus tard, peu avant que les premiers rayons du soleil ne dispersent tranquillement les ténèbres, la nécessité nous ramena sur les lieux du crime. Constatant un nouvel assaut des forces du mal, les dégâts furent toutefois moindres puisque nous n’avions plus rien à offrir à ces omnivores démoniaques… outre nos vies. Après avoir ingurgité deux sacs de pain (dont un était au blé entier), un paquet de biscuits avoine et raisins, une boîte complète de barres muffin au chocolat, un pot d’amandes, une douzaine d’œufs, un quartier de jambon, un paquet de jambon tranché, un paquet de baloney (bologne), un paquet de douze saucisses à hot-dog, un paquet de bacon et une généreuse portion de chili (et j’en oublie probablement), les ratons laveurs revenaient, plus affamés que jamais, pour nos carcasses croupissantes et torturées par le froid et la fatigue. Couchés innocemment dans cette tente qui avait désormais des airs de tombeau, nous entendîmes les bêtes roder autour du campement, leurs griffes caressant la toile fragile de notre gîte et leurs doigts crochus tentant d’ouvrir la l’ultime porte de ce havre. Faisant usage du kung fu, mon vaillant compatriote repoussa les monstres jusqu’au lendemain matin, ces derniers se rabattant sur le chili que j’avais précédemment lancé dans leur direction tout en se bagarrant entre eux et en émettant des sons horribles à glacer le sang, ces mêmes sons qui ont hanté les nuits de H.P. Lovecraft.

Confronté à un univers mystérieux qui n’est depuis longtemps plus le sien, l’Homme survit misérablement en ces terres inhospitalières, dépendant des outils qu’il a si savamment conçus mais dont la défaillance peut lui être fatale. Limité par ses sens et ses habiletés, handicapé par une faible constitution, amputé de sa principale force alors que son esprit perturbé enchaîne son instinct, l’être humain n’a pour seuls atouts réels que son intelligence et sa débrouillardise, ces qualités faisant malgré tout défaut à plusieurs. C’est ainsi que dans les bois, complètement saoul alors que la bière, le Jagermeister et le Jack Daniel’s font office de repas, entourés de gens sympathiques dans le cadre d’une activité pendant laquelle l’élite intellectuelle de notre société court à vivre allure dans les sentiers sinueux avec une épée faite de mousse à la main, la vie est quand même bien belle. Mon seul regret, à la suite de ce récit épique, est de ne pas avoir réussit à bâtir ma conclusion autour de la célèbre citation selon laquelle « L’habit ne fait pas le moine. » en référence aux maudits ratons.

Considérations piétonnières

Posted in Conscientisation, Jeunesse corrompue, Placement de produits, Société contemporaine, Technologies, Tranche de vie with tags , , , , , , , on septembre 14, 2009 by DarK Rémi oF DooM

Dans la plupart des grandes nations civilisées de ce monde, aux abords des rues de la ville comme du village, sur les ponts et près des parcs, l’outil premier du piéton averti est le trottoir. Ce sentier de béton permet aux êtres pourvus de jambes et/ou de fauteuils roulants de circuler en toute sécurité et sans contraintes dans ces milieux urbains hostiles où se disputent quotidiennement divers véhicules motorisés, cyclistes excités, patineurs marginaux (MAIS OÙ EST LA GLACE!?) et petits animaux mésadaptés. Depuis plusieurs dizaines d’années, des ingénieurs réputés et des travailleurs assidus travaillent de pair afin d’offrir au monde l’apogée en matière de trottoirs; que ce soit le traditionnel trottoir de ciment, le trottoir pavé ou la passerelle en bois, tous les pieds y trouveront leur compte! Il est toutefois un facteur qui, indépendamment de la qualité du trottoir (les synonymes du mot « trottoir » sont bien rares, j’en ai peur), demeure problématique: sa largeur.

Obstacle commun

Obstacle commun

Lorsque je favorise mes chaussures à ma voiture ou mon vélo, j’utilise les infrastructures mises en place à cet effet et je suis constamment à l’affut de mon environnement afin d’éviter de percuter une porte, un banc, un enfant, un « pogo ball », un vieux téléviseur, une scie à chaîne, un tournevis plat, un étalon ou tout autre obstacle indésirable et imprévu. Soucieux du bien-être collectif, j’applique même certaines règles éthiques très personnelles telles que la circulation à droite (le klaxon étant souvent mal interprété). Conducteur émérite, je sais que la vie serait plus simple si les piétons circulaient de façon structurée, comme sur les routes (théoriquement), au lieu d’errer lamentablement tels des mouches en quête de bouses éparses. Que ce soit sur le trottoir le plus anodin ou dans un centre commercial dont l’allée principale est d’une largeur impressionnante, les gens trouvent toujours le moyen d’être extrêmement désagréables dans leur façon d’agir et n’ont aucunement conscience qu’ils sont dans un milieu public et qu’ils interagissent, volontairement ou non, avec les individus qui le peuplent.

Ayant précédemment fait mention de la rage au volant qui m’anime parfois, je ferai ici l’éloge de la rage piétonnière. Lorsque je marche tranquillement, m’adaptant malgré moi au rythme lent de la foule, profitant du soleil, il arrive qu’un voile rouge s’abatte devant mes yeux ébahis tandis que mes poings se serrent alors que quelqu’un derrière qui je gambadais innocemment s’arrête brusquement et demeure sur place sans considération pour le char d’assaut humain que je suis, ni d’ailleurs pour les millions de personnes qui me suivent. Vivement que l’on empale ces malotrus, doublés de ceux qui discutent en groupe en utilisant tout l’espace disponible, sans oublier ceux qui ne regardent pas où ils se dirigent, préférant regarder leurs amis laids (tant qu’à être hostile). Il y a aussi ceux qui, utilisant un trottoir standard, marchent en plein milieu en prenant bien soin de rendre difficile tout passage d’un côté comme de l’autre, sans oublier les adeptes de planches à roulettes et autres moyens de locomotion requérant un effort physique qui croient que le fait de ne point posséder de moteur rende légitime leurs actes téméraires alors qu’ils zigzaguent à toute vitesse entre les cônes humains. Il me tarde de voir l’un de ceux-là percuter violemment une porte ouverte à la volée… ou un marteau de guerre.

Tandis que tous sont prompts à s’insurger contre leurs semblables pour des raisons toutes plus pertinentes les unes que les autres, une forte fraction sont coupables des crimes contres lesquels ils militent bruyamment. Dans ce cas ci, le piéton contre lequel je vocifère présentement est probablement le vieil effronté qui tourna à droite sur un feu rouge (où il était d’ailleurs interdit de tourner à droite en tout temps) tandis que le passage pour piétons était activé. Ce responsable de tous les maux est d’ailleurs probablement le père de l’adolescent suintant et odorant qui, dans l’autobus, prenait toute la largeur de l’allée déjà encombrée en ne prenant pas la peine de retirer son immense sac à dos et qui, la veille, n’a pas laissé sa place à une vieille dame. Au souper, ils discuteront du vieil hurluberlu qui roulait à 40 kilomètres/heure avec sa Chevrolet Impala blanche (seul un être humain HORRIBLE pour oser posséder une Chevrolet Impala blanche) et de cette vieille dame sans scrupules qui est tombée sur l’ado, lui faisant échapper son iPhone qui, heureusement, n’a pas été endommagé. TOUT LE MONDE EST COUPABLE! Évidemment, je ne fais pas partie de « tout le monde ».

David Bowie

David Bowie

L’erreur étant humaine, de tels actes irréfléchis peuvent survenir même avec les intentions les plus pures. Accidents malheureux obligent, les politesses d’usage sont ensuite requises. Ceci dit, les statistiques (étudiées par mes bons soins et dépourvues de fondements acceptables) démontrent que les ignobles mécréants qui marchent lentement en plein centre du trottoir avec leurs gigantesques sacs d’épicerie ballottant de chaque côté n’ont pas tendance à s’excuser outre mesure lorsqu’ils se font dépasser par la rue et/ou insulter vivement tandis qu’ils devraient normalement tomber à genoux et supplier que l’on épargne leur misérable vie pour cet affront. À tous ces impolis du trottoir je souhaite de sombrer dans le bourbier de l’éternelle puanteur.

Humides constatations

Posted in Conscientisation, Placement de produits, Société contemporaine, Technologies, Tranche de vie with tags , , , , , , , on juillet 24, 2009 by DarK Rémi oF DooM

Je suis très conscient qu’un titre aussi évocateur laisse sans doute beaucoup trop place à votre imagination dépravée. Oscillant entre le rêve érotique et la démangeaison au niveau du postérieur suite à un effort physique intense, il existe de multiples raisons qui pourraient affecter directement l’humidité de la paume humaine. Dans le cas qui nous intéresse, il est question de la fréquentation de ce qu’on appelle, à tort, le « petit coin ». Il est un facteur qui lie la plupart des personnes décentes qui fréquentent ces infrastructures, soit le traditionnel lavage de mains.

Mains sales

Mains sales

Tout d’abord, il existe deux types d’individus qui ne sont pas concernés par cette réalité: les malpropres et ceux qui préfèrent le désinfectant en gelée à base d’alcool tel que le désormais légendaire « Purell ». Ceci étant dit, pour les gens « normaux », l’utilisation de l’évier et du savon est un geste rituel, un automatisme de longue date et un excellent moyen d’éviter les infections oculaires. Suite à cette action impliquant idéalement l’utilisation d’eau, la problématique demeure toujours la même: les mains sont mouillées. Dans un cadre résidentiel, l’option primaire réside généralement dans cet objet de culte qu’est la serviette à mains. Sous-estimée par rapport au biochimique verre de salle de bain, cette serviette est pourtant, elle aussi, très négligée et peut même atteindre le statut de répugnante. Quoi qu’il en soit, c’est une technique prisée et écologique qui comble les besoins de millions d’adeptes de la propreté manuelle à travers le monde. Ceci dit, lorsque l’on emploie cette technique suite à l’utilisation d’une toilette publique, deux façons sont généralement à notre disposition afin de remédier à cette fâcheuse situation: le papier à mains ou le séchoir à main.

Initialement, toute personne ayant un semblant de conscience écologique et/ou un sens logique et pratique devrait opter pour le séchoir. La réalité est toutefois bien triste, car la plupart de ces engins de haute technologie sont des immondices mécaniques. Lorsque je pense à ces échecs lamentables de l’ingénierie, ma rage est telle que j’en perd mon vocabulaire. En ce moment même, il me ferait plaisir d’employer bon nombre de blasphèmes et de qualificatifs à teneur fécale mais je n’en ferai rien. Je me contenterai de dénigrer le séchoir à mains moyen. Tout d’abord, il est question de la puissance du vent prodigué par la machine. Souvent beaucoup trop modeste, il effleure les mains avec autant d’efficacité que l’air ambiant qui caresse mes doigts lorsque je marche tout bonnement dans un couloir désert, ce qui est, ma foi, extrêmement inefficace pour un séchage adéquate. De plus, la chaleur de ces incarnations physique de l’échec est souvent telle qu’on ne peut maintenir ses mains sous le jet d’air suffisamment longtemps pour qu’elles soient sèches, ce qui implique plusieurs étapes qui sont aussi retardées par l’inefficacité de l’oeil magique. À l’instar de vêtements étendus sur la traditionnelle « corde à linge », nous savons tous que c’est le vent qui contribue à faire fuir l’humidité de nos atours et non la chaleur ambiante, alors pourquoi s’obstiner à construire de véritables fournaises à propulsion déficiente au lieu d’un simple et puissant ventilateur standard? Ma colère est telle que j’ai l’air d’Arnold dans le film culte « Total Recall » lorsqu’il fait du tourisme sans scaphandre sur Mars.

Modèle particulier, remarquez que son nom, tout comme son aspect visuel, sont extrêmement "METAL".

Séchoir à mains de qualité supérieure

Bien que la majorité des compagnies produisant ces plaies industrielles polluent notre existence impunément depuis beaucoup trop longtemps déjà, il existe toutefois une entreprise qui a su y faire en terme de séchage de mains, j’ai nommé Excel Dryer. Bien que je ne sois tristement pas payé pour faire l’éloge de leurs produits, il me fait plaisir de leur manifester mon inébranlable support à travers cette tribune qui est la mienne. Lorsque mes pieds foulent le sol d’une toilette publique inconnue, mon estomac se noue et le sang bat à mes tempes tandis que je m’apprête à vivre une criante déception. Un sentiment de profonde satisfaction m’envahit alors lorsque je constate avec joie que les lieux sont équipés avec de puissants séchoirs XLERATOR dont l’efficacité n’a d’égal que la force véhiculée par leur nom. Ces outils de séchage ne cessent de m’impressionner alors qu’un jet d’air puissant percute vigoureusement mes mains à tel point que ma peau bouge (probablement un peu comme le visage de Guillaume Lemay-Thivierge dans « Les Pieds dans le vide », qui semble être un long-métrage fort merdique). Je n’aime pas avoir les mains humides et devoir tourner une poignée de porte dans cet état, c’est pourquoi je succombe généralement au papier à mains plutôt que de passer entre 5 et 7 minutes devant un séchoir médiocre, créant une file d’attente mécontente derrière moi.

Le simple fait de se laver les mains est, somme toute, plutôt banal mais plusieurs étapes sont requises et les facteurs perturbateurs sont nombreux. Cette activité, qui se devrait d’être commune et bienfaisante, est en fait la source de bien des malheurs au quotidien; une mince erreur et une poignée de main peut se transformer, surtout dans un cadre professionnel, en cauchemar! Rappelons-nous ce bon vieux gag de « Coudon, tu t’es tu pissé sué mains!? HA HA HA HA ». Tragique.

Mention spéciale au centre commercial Laurier Québec qui, dans son virage vert, nous fait profiter des pires séchoirs à mains de l’histoire de l’humanité, ne daignant même pas offrir l’option du papier. Belle initiative de la part de ces gens qui ne font aucun recyclage commercial au niveau des boîtes de cartons et autres déchets aisément recyclables.