Quatre toilettes

Posted in Conscientisation, Sexualité, Tranche de vie with tags , , , , , , , , , , , on juillet 12, 2010 by DarK Rémi oF DooM

Le 8 juillet 2010 s’amorçait, dans la joie et l’allégresse, la 43e édition du Festival d’été de Québec et plusieurs artistes de renom se succèdent depuis sur les différentes scènes montées pour l’événement. Adepte de distorsion que je suis, le Festival m’offre cette année une ribambelle d’artistes fabuleux tels que Iron Maiden, Rush, Apocalyptica et Rammstein. Il y a aussi une foule d’autres individus potentiellement talentueux qui sauront attirer des hordes insatiables et hétéroclites d’adeptes désireux de s’entasser tels des sardines sur les Plaines d’Abraham et autres sites de réjouissances afin de souiller les lieux en hurlant au son de la musique. Ivrognes et autres s’unissent donc sous la bannière de la mélomanie afin de profiter à bas prix de cette fête qui attire des milliers de fanatiques prêts à dépenser leurs économies pour la bonne cause. Ingurgitation massive de liquide oblige (« Qui boit une bière en pisse deux. »), le besoin d’uriner se fait éventuellement ressentir et il est important d’être en mesure, malgré la foule dense et dans le cadre de cet événement bien organisé, surtout afin d’éviter de se relâcher sur les jambes de ses voisins, de répondre à l’appel de la nature.

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Toilettes chimiques

Étant un homme pudique, relativement respectueux du bien public ainsi que de mes concitoyens, je tente généralement de ne pas agrémenter clôtures, bâtiments, véhicules motorisés, punks ou végétaux variés de mon gracieux jet, synonyme de libération et d’un avenir prometteur. C’est pourquoi, lorsque je suis dans un lieu public achalandé, je recherche les infrastructures sanitaires afin de procéder à une vidange en règle. Alors que je défiais la pluie au nom de la gloire métallique des Britanniques de Iron Maiden, je fus sidéré de constater qu’il n’y avait que quatre toilettes chimiques à l’endroit où je me trouvais et aucun autre cabinet bleu (couleur variable) n’était visible à l’horizon. Voilà qui expliquait donc la présence accrue d’exhibitionnistes dans les parages alors que les mâles tiraient profit de leur avantage anatomique le long des arbres et stationnements alors que les femmes (exception faite de quelques téméraires) patientaient bien malgré elle devant les boîtes pestilentielles.

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Détresse

Devant la détresse de la gente féminine en place et parce que mon esprit pratique fut piqué au vif, je m’exclamai donc: « Pourquoi diable n’y a-t-il que quatre toilettes!? » Désemparé, je mordis vivement dans la cuisse d’une passante afin de reprendre mes esprits et me questionnai. Bien que d’autres îlots semblables soient vraisemblablement disponibles ailleurs sur le site, quel sordide individu était-il venu à la conclusion qu’une zone ne comportant que quatre vulgaires sièges de toilette suffirait à la demande? Dans un espace limité peuplé par des dizaines de milliers de mammifères fanatiques, la quête d’un exutoire peut s’avérer vitale. L’œil vif du bipède en situation de crise repère donc rapidement la boîte de plastique salutaire qui lui évitera de perdre sa dignité et se précipite maladroitement vers le réceptacle prisé sans analyse supplémentaire, le soulagement anticipé étant remplacé par la tristesse et la douleur alors que se tortillent autour des quatre trônes, victimes de leur condition, le visage crispé par le mécontentement, des dizaines de personnes qui sont entrain de manquer le spectacle, ne pouvant faire autrement qu’attendre leur tour.

Hommes, femmes et hermaphrodites de toute nationalité, religion ou orientation sexuelle se ressemblent en cette caractéristique qu’est le besoin d’évacuer, sous différentes formes, les déchets de l’organisme. Bien que certains êtres désaxés exploitent sexuellement les rejets odorants qui en résultent, la plupart d’entre nous ne convoitons simplement que ce même désir de soulagement. Qu’on le veuille ou non, ce facteur physiologique, perçu comme faiblesse, force ou fatalité, nous guide et nous unit et il est important de prendre conscience de l’importance qu’occupe cette activité anodine dans nos vies afin d’être en harmonie avec les autres comme avec soi-même. De ce fait, lorsque l’on est responsable du bien-être collectif à travers un lieu et/ou un événement, il est primordial de se souvenir que le bonheur relatif à l’expérience encourue est directement lié au bien-être corporel du participant. L’inconfort engendré par l’incapacité de se soulager en est un qui est tout aussi ironique que frustrant car nous sommes pudiques et civilisés et notre capacité à procéder à une évacuation acceptable ne dépend que trop souvent de l’aptitude de certaines gestionnaires à nous fournir des installations propices. On pourrait aussi penser à la présence de deux éviers et d’un seul séchoir à mains dans une salle de bain comportant neuf toilettes mais cet échec logistique appartient à un autre débat. Ô toi qui néglige la nature même de l’Homme, puisses-tu mourir noyé dans une fosse septique.

Canicule

Posted in Actualité, Conscientisation with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , on juillet 6, 2010 by DarK Rémi oF DooM

S’il est un sujet de conversation qui parvient à déclasser la téléréalité, c’est sans aucun doute la température. J’irais même jusqu’à dire que la température est aux sujets de conversation ce que la prostitution est aux métiers. Bref, alors que le Québec baigne dans sa propre sueur, victime de conditions météorologiques qui sont probablement le résultat d’un plan machiavélique d’une unité terroriste clandestine ayant accès à des ressources technologiques top secrètes et hautement sophistiquées, la populace peine à exister. Les yeux larmoyants du citoyen moyen sont tournés vers MétéoMédia dans l’espoir que des mots de réconfort en proviendront, en vain. Pendant que meurent des personnes âgées qui croupissent seuls dans des endroits minables, les gens en mesure de se déplacer quittent leur logis au profit de lieux divers pourvus de systèmes de climatisation, à l’instar des chiens et des chats qui se couchent à l’ombre lors de journées ensoleillées. C’est aussi un moment idéal pour les rapaces à l’hygiène corporelle douteuse pour agrémenter de leur présence nauséabonde les transports en commun, en profitant pour rester debout et badigeonner de leurs rejets corporels les victimes impuissantes d’une société dans laquelle il est mal vu de brutaliser les gens sales qui nuisent à notre intégrité corporelle.

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Engin sophistiqué de contrôle atmosphérique

Unis par la fatalité inhérente à leur situation, hommes et femmes, riches et pauvres (quoique les riches soient moins affectés, eux qui vivent dans des palais de cristal climatisés alors qu’ils se font faire des manucures par des robots-esclaves) compatissent les uns envers les autres alors que, pour une fois, ils se comprennent à travers la sudation. Que ce soit au centre commercial à siroter une barbotine ou à la plage en ingurgitant des quantités impressionnantes de bière qui, bien que désaltérante en apparence, ne fait qu’accentuer la déshydratation, les gens souffrent. Les petits Africains qui suscitent généralement la pitié sont maintenant enviés alors que leur tolérance à la chaleur serait la bienvenue pour le Nord-Américain qui, se gavant de caviar et de hambourgeois, sue abondamment. En dépit de la consternation généralisée qui nous accable, il est futile de faire l’éloge du problème en blâmant le soleil et les gaz à effet de serre. L’heure est aux solutions et c’est pourquoi il est important de développer des techniques efficaces et peu dispendieuses qui vous aideront à vivre normalement pendant les vautours se repaissent de vos concitoyens.

Évidemment, il existe plusieurs techniques populaires éprouvées qui vous permettront de vous rafraîchir partiellement et/ou temporairement. Lorsque l’air climatisé ne fait pas partie de notre arsenal, on pense immédiatement à la douche froide et au ventilateur. La piscine et la plage sont aussi des destinations prisées, la piscine publique étant toutefois un lieu répugnant de par le nombre de gens malsains et/ou d’enfants à l’urine volatile qui s’y plongent chaque jour. Certains plaideront que les cours d’eau, havre des coliformes fécaux et autres substances à l’attrait limité, sont parfois pires que les piscines qui elles, au moins, bénéficient de traitements chimiques purificateurs mais il existe toutefois une frontière psychologique qui fait en sorte que fleuves, lacs et rivières sont des milieux vastes et « naturels », en mouvement perpétuel, qui semblent instinctivement plus attrayants qu’un bassin de béton stagnant à la capacité limitée. Bien que réputées, ces différentes approchent impliquent toutefois certaines contraintes géographiques, que ce soit par le lieu ou le mouvement et c’est pourquoi il faut faire usage de marginalité si l’on veut vivre pleinement.

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Dolph dans Red Scorpion

Tout d’abord, il y a la couche. La couche pour adulte, que l’on attribue souvent à l’incontinence et dont l’apparence et le confort sont discutables, n’en demeure pas moins une culotte étanche et absorbante de qualité. Puisque le refroidissement des parties génitales contribue généralement à une sensation de fraîcheur dans tout le reste du corps, il suffit donc de remplir de glace cette couche et de l’enfiler prestement. Bien que la durée de ce réconfort inévitablement temporaire soit variée, une activité physique réduite vous permettra de maintenir votre fraîcheur pendant un certain temps. Vous pourrez ainsi profiter d’un bon film tel que Red Scorpion avant de devoir changer vos sous-vêtements.

Il y a aussi l’alcool fort. Procurant initialement un sentiment de réchauffement, le but est ici de boire suffisamment pour ne plus ressentir l’inconfort lié à une chaleur trop intense. Technique draconienne que celle-ci toutefois puisqu’il vous faut vous hydrater adéquatement une fois l’état d’ivresse atteint sous peine de défaillance, coma ou mort.

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Portrait-robot de l'individu recherché

Une autre stratégie particulièrement prisée par les jeunes est l’ingestion répétée de friandises glacées. Soyez toutefois vigilants car une ingestion trop rapide pourrait occasionner une fissure du cerveau, l’explosion d’une ou plusieurs de vos dents ou un disfonctionnement de votre système digestif. Plusieurs cas de mort subite ont d’ailleurs été observés par les étés passés et on soupçonne un chien blanc vêtu d’un pull et d’une tuque bleus d’être à la source de ces méfaits.

Une foule d’autres méthode loufoques ont aussi été observées telles que l’immersion complète ou partielle dans un congélateur ou la baignade océanique mais il est important de se souvenir que la quête perpétuelle de réfrigération ne peut être comblée par la simple ingestion d’une boisson gazeuse ni ne mérite que vous mettiez explicitement votre vie en danger afin de fuir cette fournaise naturelle. Il en va de même pour vos responsabilités.

Les chevaliers d’émeraude

Posted in Botanique, Conscientisation, Récits fabuleux, Société contemporaine, Tranche de vie with tags , , , , , , , , on juin 10, 2010 by DarK Rémi oF DooM

Chez l’être humain moyen, la vue est un sens primordial qui est souvent le premier contact qu’une personne a avec une entité X, l’ouïe arrivant bonne deuxième, selon une étude sérieuse menée par moi-même dans le cadre d’une brève réflexion. Chaque objet, créature, individu qui est ainsi perçu est ainsi analysé par le cerveau afin de porter un jugement oscillant entre l’appréciation et le dégoût, s’arrêtant souvent au passage sur l’indifférence. Étant moi-même prompt à dispenser à la populace mon sage jugement, mon troisième œil voit toutefois généralement le « être » au-delà du « paraître ». Bien entendu, l’apparence est souvent instigatrice d’un premier contact puisque les gens aiment diffuser visuellement ce qu’ils sont intérieurement. On constate par le fait même que plusieurs personnes sont fades et anodines, régies par la masse, sans personnalité propre. Il y a toutefois bon nombre de coquins qui affichent une intéressante marginalité et il m’est régulièrement arrivé de discuter longuement avec un inconnu après avoir émis un commentaire sur son gaminet aux couleurs d’un groupe de musique pertinent ou d’un film fabuleux, par exemple. Chaque être juge donc ses pairs et fait un tri instinctif qui lui permet de se rapprocher de ses semblables. Nul n’y échappant (sauf peut-être ceux qui ne côtoient que des aveugles), je suis donc moi aussi victime du jugement discutable du roturier et c’est pourquoi je m’insurge aujourd’hui.

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La marque du Malin

Alors que le citadin conventionnel ne recherche pas d’interaction avec l’inconnu en l’absence de contexte, le vendeur se nourrit des clichés afin de cibler la clientèle et de l’amener à sombrer dans le piège de la consommation. J’illustrerai donc cette idée en me servant d’une histoire vécue qui m’horripile encore aujourd’hui. Étant un matérialiste convaincu, je suis souvent appelé à chasser en milieu urbain avec l’aide de l’arme redoutable qu’est ma carte de crédit, cette lame vicieuse à double tranchant. Cette activité somme toute normale m’amène à me manifester publiquement, le torse bombé afin de mettre en valeur les convictions rétro-gardistes qui masquent la virilité de mon poitrail, ma chevelure soyeuse portée par les vents nordiques alors que ma barbe longue contribue à la sévérité de mon visage impassible, la quête solitaire de gibier accentuant mon hostilité naturelle. C’est donc cette image de guerrier nordique à la démarche souple (je m’aime) que définit rapidement le représentant de Québec Loisirs avant de m’interpeler joyeusement en vue de m’offrir de joindre sa perfide organisation afin de bénéficier d’ouvrages de qualité comme… Les Chevaliers d’Émeraude.

La conscience collective semble faire en sorte que les cheveux longs (facteur physique primaire analysé dans le cadre de cet exposé), en prenant en considération certains facteurs vestimentaires, géographiques et hygiéniques, représentent principalement trois types de personnes: les « métaleux »,  les « geeks » et les hippies. Si on pense au prix d’une coupe de cheveux de nos jours, on pourrait aussi intégrer les pauvres à l’équation mais passons. Faisant personnellement partie de deux de ces trois catégories, j’attire ainsi une faune diversifié ainsi que des regards interrogateurs au quotidien. Assumant pleinement mon statut de « métaleux geek viking pseudo-hippie », je fus contraint de développer certains mécanismes de défense et c’est pourquoi je suis aujourd’hui en mesure de composer avec les prédateurs tels que les vendeurs de Québec Loisirs.

Non

Tout d’abord, je n’ai pas lu et n’ai aucune intention de lire Les Chevaliers d’Émeraude. Cette série de livre, fierté présumée de la communauté littéraire fantastique québécoise, me répugne au plus haut point. Lors de la sortie du premier livre, j’ai lu le synopsis et j’ai rapidement jugé que cette histoire versait dans la médiocrité. J’ai lu une quantité incroyable d’œuvres fantastiques et celle-ci ne m’a pas attiré outre mesure. Facteur psychologique involontaire de rébellion anticonformiste, j’ai aussi tendance à me dissocier des lectures populaires, ce qui fait que je n’ai pas lu Harry Potter, ni Twilight, ni Le Code Da Vinci. Tout aurait pu cesser à ce moment précis mais je suis constamment harcelé et confronté alors que fusent de toutes parts les commentaires élogieux à l’égard de ces livres que ma chevelure devrait pourtant me faire apprécier. Le simple fait que l’on tente de m’inciter à faire la lecture de ces récits contre mon gré m’incite d’autant plus à m’en éloigner. Parlez-en à mon père qui, sage parmi les sages, comprit rapidement que la rémunération (et plus tard l’alcool) était le meilleur moyen de me convaincre, l’approche psychologique subtile de ce grand homme faisant en sorte que j’estimais accomplir des tâches ménagères par bonne volonté et non parce que j’y étais forcé (ce qui était bel et bien le cas mais qui ne lui enlève pas pour autant le mérite d’avoir entretenu une approche impeccable). J’ai un sérieux problème avec l’autorité, ce qui fit probablement sorte que l’adepte du monde militaire que je suis ne fit pas long feu dans les cadets de l’armée de terre, obtenant quand même le titre de cadet du mois à deux reprises sur les quatre mois que constituèrent ma carrière de sous-fifre aux habits impeccables et aux bottes reluisantes, mais je m’égare.

La lumière ayant été faite sur ma haine illégitime des Chevaliers d’Émeraude, je peux maintenant me concentrer sur le dénigrement de Québec Loisirs. Ce culte, connu de la masse comme étant un vulgaire distributeurs de livres et autres artifices, est en fait une puissante organisation corrompue par le vice au même titre que La Maison Columbia. Faisant miroiter chez les crédules la possibilités de richesses culturelles infinies, les titres de qualité s’épuisent rapidement et les victimes de cette vipère commerciale ne réalisent que trop tard que l’attrait initial de ce club sélect n’était en fait que le chant d’une sirène alors que l’attrayante beauté lointaine n’était en fait autre qu’un hameçon maléfique qui amène inexorablement sa proie vers un monde de cauchemars mettant en scène des monstres tentaculaires faisant office de bourreaux sexuels. En effet, le ou les livres qui engendrent l’abonnement sont en fait les seules œuvres dignes d’intérêt pour un lecteur qui, confiné dans cette prison de verre, s’avèrera victime de ses engagements et investira des sommes précieuses en vue d’obtenir des produits médiocres faisant partie d’une sélection minable et sans variété. Les experts ont calculé que l’argent ainsi dilapidé vainement équivaudrait, chaque année, à plus de 50 bières par individu, les sous devant servir à l’acquisition de ce précieux nectar ayant plutôt contribué à la destruction de forêts, à la propagation de textes insipides et à la promotion d’artistes indignes.

Alors que les centres commerciaux et l’univers d’Internet fourmillent de trésors et d’aubaines en diverses langues et éditions, il est absurde, de nos jours de s’attacher soi-même au gibet de la consommation forcée, cet acte de masochisme lâche et passif étant aisément évitable. Il est aussi légitime et encouragé de véhiculer une image que l’on aime sans toutefois accepter que les vautours capitalistes se servent de cet acte d’extériorisation valorisante afin d’abuser de la volonté de chacun de s’épanouir dans un univers constitué d’êtres qui partagent nos passions et intérêts. Qui se ressemble s’assemble, alors vous ne voulez probablement vous « assembler » avec des rapaces, n’est-ce pas?

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Afin d’appuyer cette argumentation critique, j’ai décidé de créer une nouvelle section de liens intitulée « Récits fabuleux ». Cette catégorie sera dédiée à mes élans littéraires fictifs qui, bien que rares, existent toujours dans certaines archives secrètes. Sauvés des archives de Pompéi par Jean-Claude Van Damme suite à une aventure rocambolesque à travers le temps et l’espace, ces textes sauront vous charmer par leur dimension philosophique, leurs épopées farfelues et les diverses critiques sociales avant-gardistes qui y sont dissimulées. Comme première entrée, je partage avec vous une coquette pièce de théâtre intitulée « L’apogée des cactus », que j’ai réalisée dans le cadre d’un travail d’équipe en littérature au Cégep de Jonquière, le simple fait de mentionner que j’ai eu une excellente note pour ce travail entachant puissamment la crédibilité de cet établissement. Vous constaterez ainsi que je dénonce le fléau qu’est Québec Loisirs depuis plusieurs années déjà. Ensemble, nous vaincrons.

La chute d’un titan

Posted in Conscientisation, Metal with tags , , , , , , , , , , on mai 17, 2010 by DarK Rémi oF DooM

Il existe en ce monde des individus inspirants qui, sans même que nous les connaissions personnellement, intiment un profond respect. Ce sont ces gens, figures emblématiques de notre société, qui marquent les mémoires comme les écrits et de qui l’œuvre ne fut que trop souvent sous-estimée de leur vivant pour ne connaître la gloire méritée que suite à leur mort. C’est ainsi que je vis un deuil profond depuis hier, 16 mai 2010,  alors que s’est éteint un homme que je qualifierais de patriarche du « heavy metal », instigateur du geste symbolique que l’on qualifie aujourd’hui de « devil’s horns » (ou « cornes du diable » pour les puristes de la langue française), j’ai nommé Ronnie James Dio.

Ronnie James Dio

Reconnu comme étant l’un des plus puissants chanteurs de l’histoire du « heavy metal », Dio, né Ronaldo Giovanni Padovan (information facultative et relativement inutile), est actif sur la scène musicale depuis 1957 et a fait partie de plusieurs groupes jazz/rock sans envergure avant de former son premier groupe notable, Elf (renommé ainsi en 1969 alors que son appellation initiale était plutôt Electric Elves), en 1967. C’est grâce à cette formation aujourd’hui plutôt méconnue que les cordes vocales mystiques de Dio ont charmé l’oreille attentive de Ritchie Blackmore alors que les elfes ouvraient pour le groupe culte Deep Purple dont Blackmore était, à ce moment, le guitariste. C’est ainsi que lorsque vint le temps pour ce bon vieux Ritchie de former son propre groupe, Rainbow, il pensa à Ronnie et à sa voix cosmique, pour contribuer à la naissance de cet orchestres « hard rock/heavy metal » aux inspirations fantaisistes. Bien que le premier album de Rainbow, au nom original de « Ritchie Blackmore’s Rainbow », parut cinq ans après le premier opus de Black Sabbath, plusieurs considèrent cet effort comme l’une des pièces maîtresses de l’échiquier fabuleux de la scène « metal », pavant la voie pour des groupes épiques agrémentées de prouesses vocales impressionnantes tels que Iron Maiden et Judas Priest.

J’entends déjà les imprécations hostiles de mes lecteurs assidus alors que le glorifie certaines références elfiques et que le prône l’arc-en-ciel. Prenez note que l’approche des elfes telle que véhiculée par le groupe Elf réfère plutôt à certaines légendes irlandaises qui représentent ces créatures comme des farfadets hostiles et voleurs de chaudrons, ce qui est acceptable. Pour ceux qui attribueraient à l’arc-en-ciel des références diverses allant à l’encontre de ma virilité, je fais ici mention du pont Bifrost, le pont arc-en-ciel qui, dans ma mythologie scandinave, lie Midgard (la terre des hommes) à Asgard, le royaume des dieux. Je poursuis donc.

Fait inconnu de certains, Dio a ensuite contribué à certains des albums les plus sublimes et sous-estimés de Black Sabbath, s’inscrivant officiellement dans la légende car c’est à cette époque qu’il popularisa le signe du « devil’s horns », symbole de la main dont le but initial, d’après une superstition italienne, était plutôt de repousser le mauvais œil. C’est dont en 1979 que Dio quitta Rainbow au profit de Sabbath et qu’il donna une toute nouvelle dimension au groupe avec l’album Heaven and Hell qui fut suivit de Mob Rules. Cette contribution fut toutefois de courte durée car à cette courte liste ne s’ajoute qu’un album en concert intitulé Live Evil. Les chanteurs se succédèrent ensuite chez la troupe de Tony Iommi et le successeur direct de Dio fut, ironiquement peut-être, Ian Gillan, vocaliste de Deep Purple, qui ne resta que le temps d’un album car je crois qu’il se sentait un peu trop en dehors de son élément habituel.

"Devil's horns"

Vint ensuite la carrière solo de Ronnie James qui fonda un orchestre à son image sous le nom simple et efficace de Dio. C’est sous cette étiquette que cet épéiste des temps modernes (blague de qualité relative à son premier vidéoclip) créa bon nombre de classiques du genre dont les pièces maîtresses sont sans aucun doute les hymnes fantasmagoriques que sont les chansons « Holy Diver » et « Rainbow in the Dark », toutes deux tirée de son premier album. Même si Dio a contribué à beaucoup de projets au cours de sa carrière, c’est à son propre nom qu’il s’est avéré le plus proléfique. Ceci dit, son implication à titre de leader du projet Hear ‘n Aid mérite une attention toute particulière de par sa nature grandiose. En effet, à l’image du célèbre We Are The World, ce projet rassembla, en 1985, 40 vedettes de la scène « hard rock/heavy metal » afin d’enregistrer l’une des meilleures chansons de l’histoire de l’humanité afin de venir en aide aux victimes de la famine en Afrique. Ce travail collaboratif parvint à amasser plus d’un million de dollars pour la bonne cause et fit même appel à certains membres (David St. Hubbins et Derek Smalls) de la formation culte Spinal Tap qui agirent ici à titre de choristes.

La carrière de ce géant de petite taille fut ainsi ponctuée de nombreux succès dont un retour du côté de Black Sabbath en 1992 pour l’album Dehumanizer qui, à mon humble avis, est probablement l’album le plus marquant de la discographie de ceux que plusieurs qualifient d’inventeurs du « heavy metal ». 2006 fut aussi une année marquante pour les adeptes du chanteur puisqu’il revint une fois de plus aux côtés de ses camarades Tony Iommi et Geezer Butler de Black Sabbath, accompagné du batteur Vinny Appice et produisirent la compilation Black Sabbath: The Dio Years, laquelle vit le jour en 2007 fut agrémentée de trois titres inédits spécialement enregistrés pour l’occasion, Toujours en 2006, Dio contribua par sa divine présence et par sa voix unique au film Tenacious D in The Pick of Destiny, Jack Black étant un grand admirateur de son œuvre. C’est finalement en 2009 que Dio prêta sa voix à un dernier album officiel intitulé The Devil You Know sous le nom Heaven and Hell auprès ses collègues précédemment mentionnés, laissant de côté le nom de Black Sabbath pour éviter la confusion et se concentrer sur un matériel nouveau, mature et indépendant du groupe généralement associé à Ozzy Osbourne. Le résultat démontre d’ailleurs très bien pourquoi ces hommes sont devenus des icônes respectées à travers les âges, ces pièces intemporelles étant porteuses de la magie des temps anciens tout en redéfinissant un genre que les hérétiques croient épuisé. Cette collaboration devait d’ailleurs donner naissance à d’autres réalisations et à plusieurs spectacles, si ce n’eut été d’un vil cancer de l’estomac, initialement diagnostiqué en 2009 et qui, bien que mis en déroute par des traitements de qualité, revint à la charge en 2010, emportant l’immortel Ronnie James Dio à 7h45 en ce jour sombre sur lequel je mets ici l’emphase, soit le 16 mai 2010.

Bien que l’on puisse se permettre de spéculer à l’effet que Dio soit plutôt tombé au combat, l’épée à la main, décapité afin de transmettre ses pouvoirs au futur gardien et préservateurs de secrets insoupçonnés de la bible du « metal » dont les pages forgées dans les flammes de l’enfer furent gravées avec les ossements des vaillants tombés au combat par les divinités scandinaves, à une époque où les mers n’étaient que torrents de sang et où le tonnerre des cieux masquait avec peine le son des pas des armées guerroyant jours et nuits, il n’en demeure pas moins que nous sommes aujourd’hui privés de la présence d’un titan. Peut-être le commun des mortels vit-il dans l’ignorance de l’existence de ce pilier des fondements mêmes de l’univers mais il n’en demeure pas moins que les personnes dignes connaissent ce nom, le prononcent avec respect et respectent ses enseignements. Que ce soit à travers ses spectacles dégageant une énergie inconnue de la science où en participant à diverses entrevues, Dio fut l’incarnation la plus pure ce qui pourrait potentiellement tenter de définir le terme « metal ». Sa voix s’avéra être le véhicule d’une indescriptible passion qui fut transmise à plusieurs générations « metalheads » pour qui la musique est aujourd’hui une religion. Sur scène, même lors de ses dernières prestations, il a toujours émané d’une énergie palpable que la science ne saurait expliquer; En personne ou en entrevue, il fut l’émissaire d’un mode de vie marginal par son respect et sa joie contagieuse.

Pour des raisons obscures, cet homme modeste ne fut que trop souvent sous-estimé mais la valeur de son héritage n’en est pas amoindrie pour autant. Les fidèles sont aujourd’hui en deuil et les autres persisteront vraisemblablement à vivre dans l’ignorance mais nul homme ni femme ayant su apprécier la voix incomparable de Ronnie James Dio ne restera de marbre devant une si triste nouvelle. Ce ne sont toutefois pas les pleurs qui retentiront pour souligner cette tragédie mais plutôt les cris victorieux alors que les poings seront brandis vers les cieux pour saluer le départ de celui qui a dédié sa vie à cette musique qui demeurera éternellement incomprise de la plèbe. Dio, je te salue.

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Dépendance

Posted in Conscientisation, Société contemporaine, Tranche de vie with tags , , , , , , , , on mai 10, 2010 by DarK Rémi oF DooM

Lorsque l’on utilise le terme « dépendance », on fait souvent référence à un incontrôlable besoin d’ingérer une substance X, et ce dans des proportions abusives. La toxicomanie et l’alcoolisme sont des exemples typiques de ce phénomène, l’alcoolisme incluant d’ailleurs vraisemblablement l’acte masochiste d’ingurgiter de l’alcool à friction afin de maximiser un état d’ébriété avancé à bas prix, ce qui est d’ailleurs la cause de ma cécité. Ceci dit, la dépendance, dans une certaine mesure, peut aussi s’appliquer à des individus. À l’école ou au travail, il arrive souvent que nous soyons victimes de l’incompétence et/ou des méthodes discutables de personnes ne partageant pas notre professionnalisme et par la faute de qui la qualité de nos réalisations peuvent être mises en péril, d’où l’expression « On n’est jamais si bien servi que par soi-même. », cette expression ne tenant toutefois pas compte de la médiocrité relative d’une sexualité solitaire, triste réalité qui amoindrit l’impact du mot « jamais » au cœur de cette phrase populaire, mais je m’égare. La dépendance, peut aussi faire de nous les victimes impuissantes de vils incompétents, ce phénomène s’appliquant tout particulièrement bien à la politique, au service à la clientèle et aux chaînes de restauration rapide. Bref, nous sommes condamnés.

Dans le cadre d’une relation de dépendance, le cruel destin semble faire en sorte que l’immonde créature viciée de qui nous dépendons soit un ignare. C’est généralement à la petite école que se manifestent donc les premiers symptômes d’un futur voué à la déception. Perfectionnistes en tous genres et intellectuels sont ainsi figurativement giflés par leurs enseignants alors qu’ils doivent partager le fruit de leur réussite avec les boulets de la race humaine. Surviennent alors deux réactions potentielles majeures: la frustration et/ou la résignation. La frustration, presque inévitable, se manifeste généralement par des vociférations haineuses à l’encontre des fautifs, le tout généralement en leur absence à moins d’une situation malencontreuse où une ou plusieurs entité(s) visé(es) serait surgie d’un vortex à ce moment précis, ne se contentant ensuite que d’y répondre par un regard méprisant et une bouche à la forme indistincte. Vient ensuite la résignation qui consiste soit en l’acceptation de la défaite, soit en la multiplication de ses efforts afin de compenser pour les lacunes intellectuelles de l’amibe, contribuant ainsi à sa réussite, ce qui augmente la frustration.

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Express en Péril

Avec l’ascension au niveau professionnel, on élimine une partie du problème, ne serais-ce que parce que, surtout dans le cas d’une entreprise sérieuse, nos collègues sont supposés être qualifiés et partagent avec nous certaines connaissances académiques. Le fait qu’ils soient parfois de mauvais êtres humains ne devrait pas influer sur le résultat technique de la chose. Tristement, cette indéniable logique ne se situe qu’au niveau théorique car les compagnies de ce monde sont peuplées d’incompétents hostiles, incompréhensifs et désorganisés qui mettent expressément en péril (référence obscure à un film de Steven Seagal) votre intégrité et vos chances de réussir avec brio. Comment favoriser l’esprit d’équipe et la convivialité lorsque l’on est entouré d’êtres méprisables? Certaines pratiques se sont avérées efficaces mais éventuellement proscrites à travers l’histoire, ne serais-ce que parce qu’elles impliquent généralement la cessation de l’humain jugé néfaste.

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Colocataires bruyants

Ne voulant que nous éloigner du cauchemar incessant des responsabilités, rien de mieux que de s’allonger en milieu accueillant, dans le nid douillet de son logis afin de bénéficier de bien-être technologique chèrement acquis. C’est vrai sauf lorsque la technologie est déficiente et que la nécessité de communiquer avec un étranger aux lacunes francophones se fait ressentir. En ce qui me concerne, mon trouble d’humeur récurrent réside dans la personne qu’est le concierge de l’immeuble dans lequel je vis. Victime d’un appartement dont le système de chauffage est relié à une fournaise centrale à laquelle je n’ai pas accès, mon antre est présentement un refuge prisé par pingouins et épaulards puisque la décision fut prise par l’administration de fermer la chaufferie suite aux premières journées chaudes, le temps froid actuel pénétrant donc mon logis mal isolé tel un vieil ivrogne dans une péripatéticienne d’expérience. J’ai aussi une porte dont je ne possède pas la clé, un minuscule réfrigérateur sonore prêté par le propriétaire après qu’il eut refusé de rénover la cuisine tel qu’initialement convenu lors de la signature du bail afin d’accommoder mon propre électroménager et j’ai moi-même dû faire l’isolation autour de mon bain lorsque j’ai emménagé. Ce ne sont là que quelques exemples de la réalité d’un locataire insatisfait qui dépend d’une organisation désorganisée, lâche et désintéressée.

Nombreuses sont les situations face auxquelles nous n’avons que peu ou pas de recours, les options simple étant inefficaces et les procédures encouragées donnant presque toujours raison aux vils concitoyens. C’est ainsi que naissent les désirs de carnage. L’impuissance face à des gens que l’on n’estime pas et qui se permettent de vivre dans l’ignorance de leur imperfection ne peut que créer des tensions. Certes, ma pilosité me permet de survivre à des températures extrêmes et mon tempérament colérique pourrait m’amener à décapiter subtilement ceux et celles que je juge indignes (ce qui me permettrait de visiter l’Inde afin d’anéantir les techniciens de Bell) mais je préfèrerais seulement ne pas avoir à constater tout ceci et/ou à désirer la chute de quiconque dans un bassin de candirus. Mon principal hobby étant de dénigrer mes pairs, peut-être serais-je malheureux si la populace répondait à mes hautes attentes mais le héros des temps modernes que je suis espère quand même un monde meilleur, épuré, pour les quelques personnes décentes de l’univers connu qui font majoritairement partie de mon cercle d’amis.

Le temps

Posted in Conscientisation, Société contemporaine with tags , , , , , , on avril 23, 2010 by DarK Rémi oF DooM

Comme vous avez probablement pu le constater, ces lieux se sont avérés plutôt désertiques au cours des dernières semaines, à tel point que l’on eut presque pu y voir virevolter une botte de foin comme on en retrouve dans les films « Western ». Le fait est que je n’ai tout bonnement pas eu le temps de mettre ce blogue à jour. Certains diront « Tu n’as pas ‘pas’ eu le temps, tu ne l’as simplement pas pris! », ce à quoi je rétorquerais: « J’ai pour habitude d’écrire lors de mes temps libres au travail, ce que je n’ai pas eu récemment et, par conséquent, dans le cadre d’un exercice rigoureux de définition de mes priorités, je n’avais plus de temps pour ce blogue, ce qui rend nos deux affirmations valables, connard. » Il est donc vrai que la gestion du temps est non seulement un enjeu personnel mais aussi un enjeu de société qu’il nous est utile de comprendre et de maîtriser afin d’avoir une vie trépidante et digne d’intérêt.

Sablier

Le sablier, symbole du temps

Intangible et cause de plusieurs phénomènes connus tels que la succession d’événements, la mort et l’arrangement des choses, le temps nous rend tous victimes. Chaque moment que nous utilisons afin de procéder à une action ou, parfois, à une absence d’action, il est impératif que nous nous amputions de la possibilité d’utiliser ce moment précis pour autre chose. Le temps étant techniquement infini mais pas pour autant renouvelable, nous ne pouvons donc pas le réutiliser afin de compenser pour son utilisation dans un cadre variable et sommes contraints par son passage ainsi que par notre mortalité à être limités, à l’échelle d’une journée, d’une semaine et même (évidemment) d’une vie, à un certain nombre d’actions et inactions pendants lesquelles nous ne pouvons en bénéficier autrement. Le sommeil étant perçu par certains comme une perte de temps, par d’autres comme un moment de bonheur gratifiant, il n’en demeure pas moins une étape d’inconscience essentielle au bon fonctionnement de l’être humain moyen afin que celui-ci puisse profiter du reste de son temps. Ceci dit, comment peut-on parler d’une perte de temps puisque, en dépit de l’expression populaire, il est impossible d’en gagner? L’optimisation est donc la clé du succès.

Lamborghini

Lamborghini

Outre ces élucubrations pseudo-philosophiques sur l’impact qu’a le temps (ainsi que lorsqu’il réfère à la température, mais nous y reviendrons) sur nos vie, le but de ce billet n’est autre que de mentionner à tous et à toutes que mon horaire chargé ne m’a pas permis d’écrire récemment puisque ce n’est, en somme, qu’un loisir et que le but d’un loisir est d’être diverti tout en évacuant certaines tensions créées par d’implacables responsabilités au quotidien, frappés par la monotonie d’une société capitaliste alors que nous devons inlassablement gagner cet argent qui est non seulement essentiel à la réalisation de nos ambitions mais aussi à notre survie même. Le temps, c’est de l’argent et chaque instant qui n’est pas consacré au gain d’argent implique une stagnation ou une perte, l’appauvrissement étant déconseillé, sauf peut-être pour certains bourgeois dont la fortune fructifie d’elle-même, leur permettant de vagabonder nus avec des stars de la porno dans une Lamborghini décapotable.

Outre ces élucubrations pseudo-économiques sur l’impact qu’a l’argent sur nos vies, le but de ce billet n’est autre que de mentionner à tous et à toutes que mon horaire chargé ne m’a pas permis d’écrire autant que j’aurais voulu mais mon esprit troublé persiste à vomir inlassablement de troublantes constatations ainsi que des idées saugrenues qu’il me conviendra de traiter, je l’espère, dans un avenir rapproché alors que ma charge de travail s’allègera, me permettant ainsi de combler vos hautes attentes à mon égard, les attentes polluant les relations interpersonnelles puisque…

Fornique préhistorique

Posted in Conscientisation, Sexualité with tags , , , , , , , , , , on février 25, 2010 by DarK Rémi oF DooM

Au risque de paraître redondant par mes références répétées à des relations zoophiles plus que douteuses, je suis contraint de récidiver en ce triste jour suite à une pénible révélation survenue en début de semaine. En effet, alors que je devisais agréablement en compagnie d’individus fort peu recommandables à propos de divers faits d’actualité, il a été porté à mon attention que l’immensité d’Internet abritait en son sein certaines manifestations cinématographiques proscrites mettant dont les principaux acteurs ne partageaient pas tous une physionomie explicitement humaine. Après avoir posé le regard sur les bas-fonds de l’excès interracial dans le cadre de la précédente étude sur les dauphins, je faillis tomber à la renverse lorsque s’animèrent, sous mes yeux ébahis, une insatiable femelle humanoïde qui batifolait vigoureusement avec trois ptérodactyles.

Pterodactyle

Ptérodactyle

À l’instar d’un nain que l’on projette contre un ventilateur en marche, je fus envahi par la confusion. Plusieurs éléments font en sorte que ce scénario obscène défie toutes les lois de la logique. Évidemment, les préhistoriques partenaires de débauche de la femme dont la principale qualité est probablement l’ouverture d’esprit n’étaient autres que des hommes déguisés mais les déguisements en question sont particulièrement bien réussis, ce qui ajoute à l’aspect perturbant de la scène. Pour ajouter au « réalisme » de cette interaction charnelle, les comédiens vont jusqu’à reproduire l’attitude présumée de ces sauriens jurassiques, s’inspirant essentiellement de la poule. On assiste donc ici à une mise en scène fantastique à travers laquelle une femelle homo sapiens exploite les plaisirs de la chair avec trois oiseaux reptiliens du Crétacé qui agitent maladroitement les ailes tout en brandissant fièrement leur organe reproducteur. Je ne saurais dire si le Viagra fut utilisé dans le cadre de ce tournage mais je félicite quiconque est en mesure d’entretenir une érection dans un tel contexte.

Outre l’aspect pileux de la chose, ce phénomène étrange n’est pas sans rappeler l’avènement des « furries », que l’on pourrait qualifier, en français, bien qu’avec un impact moindre, de « duveteux ». Pour les non-initiés, le syndrome « furries », originaire du Japon, consiste en une déficience psychologique et/ou sexuelle dont les victimes éprouvent un malin plaisir à se déguiser partiellement ou entièrement en animaux afin de se cajoler et/ou s’accoupler. Ces rites fétichistes relevant idéalement de l’intimité, il semble toutefois exister des regroupements orgiastiques où les animaux honoraires développent des stratégies hétéroclites inter-spécimens. Tandis que certains se contentent d’être émoustillés devant des ébats tentaculaires débridés dans le confort de leur logis, d’autres prennent les choses en main en se glissant dans la peau de leur animal favori afin de participer activement au développement d’une communauté sélect qui contribue grandement à l’économie des nettoyeurs professionnels en étant les principaux pourvoyeurs de fourrure synthétique souillée.

Furries

Non.

Pour en revenir à nos coquins ptérosaures, le simple fait de choisir cette bête du passé dans le cadre d’un projet professionnel de nature pornographique. De loin l’une des créatures préhistoriques les plus laides, je soupçonne que le ptérodactyle n’a été choisit que par son format propice à une telle adaptation, à moins que l’actrice principale, lorsque consultée, aie exprimé le vif désir d’être culbutée sauvagement par une volée perverse de reptiles volants, ce qui va à l’encontre de la croyance populaire selon laquelle les femmes préfèrent les vélociraptors. Avec un peu plus de budget, peut-être aurions-nous eu droit à une harde de marâtres dévergondées chevauchant les accueillantes plaques dorsales d’un stégosaure, ou encore à une vierge éhontée masturbant un spinosaure à l’aide d’une pelle mécanique. Tant de questionnements et si peu de réponses.

Tandis que le citoyen moyen développe un sentiment grandissant de crainte face aux crimes perpétrés chaque jour au cœur de nos villes et villages, c’est ce genre de constat saisissant qui alimente la flamme de cette lucidité croissante qui m’habite et me fait douter chaque jour de mon prochain, soupçonnant que derrière le masque irréprochable du collègue sympathique puisse se cacher un immonde pervers susceptible de faire de moi, un jour, l’énième victime d’un événement médiatique à travers lequel je pourrais stipuler que c’était un homme sympathique, normal, discret, que c’est une incroyable surprise que d’apprendre aujourd’hui qu’il fut retrouvé mort, complètement nu, baignant au sous-sol de sa résidence dans une piscine verte en forme de tortue remplie d’huitres  accompagné par les cadavres mutilés de deux prostituées afro-américaines déguisées en pandas.