Archive pour Mutilation

Piranhas

Posted in Cinéma, Conscientisation, Jeunesse corrompue, Sexualité with tags , , , , , , , , , , , , on août 25, 2010 by DarK Rémi oF DooM

Les fond marins, tragiques et mystérieux, hôtes de lieux inexplorés et de ténèbres insondables, ont alimenté l’imaginaire collectif depuis bien des années. Bien que l’Homme, avide de connaissance, décida éventuellement de se tourner vers le cosmos, il ne maîtrise point l’astre qu’il foule depuis des millénaires. Dominant les étendues terrestres qu’il a modelées selon ses désirs, il n’est pourtant que primate à la merci des torrents indomptables, victime de son handicap physique et de son ignorance. Nous connaissons certes beaucoup de choses sur la faune et la flore marines mais ce n’est toutefois qu’une infime partie de tout ce que les mers, océans et fjords abritent. Mythes et légendes font l’éloge, encore aujourd’hui, de créatures marines fabuleuses, de monstres intemporels assoiffés de sang, de bêtes préhistoriques intemporelles. Le doute subsiste mais la croyance demeure. Même si c’est la présumée fiction qui a frayé le plus efficacement son chemin dans la conscience populaire, la science aussi a fait des avancées et on a retrouvé des animaux cauchemardesques qui, parfois même, étaient toujours vivants, prêts à sévir…

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Piranha

Il va sans dire que c’est le requin qui détient la palme (HA HA!) du prédateur marin ayant suscité le plus de peur chez l’être humain mais pendant que cette crainte injustifiée nous habite, le danger réel nous guette. Prenez garde, voyageurs, aux méduses, aux hippopotames et aux dauphins mais aussi à ces poissons hostiles et voraces que sont les piranhas. Jadis plutôt actifs dans certaines histoires ou films généralement reliés au fleuve Amazone, nous avons tous en tête quelque image caricaturée que ce soit d’un marin englouti par les flots pour n’en ressortir que sous forme de squelette décharné. Le piranha, poisson relativement petit aux dents acérées, est principalement reconnu pour sa voracité et son aspect répugnant. Certaines variétés étant désormais disponibles à l’animalerie du coin, généralement toutes disposées à déchiqueter un petit rongeur et vous laisser le loisir de nettoyer l’aquarium par la suite, il semblerait que la réputation de ce carnivore tel que nous le connaissons se soit grandement estompée… jusqu’à maintenant.

Alors que le cinéma d’horreur des dernières années verse généralement dans la tristesse et la médiocrité, le film Piranha 3D nous offre un récit cauchemardesque à saveur humoristique (à moins que ce ne soit que moi qui aie l’esprit tordu) qui a eu pour effet de favoriser la contraction de mes muscles abdominaux tout en nuisant à ma respiration. Long-métrage prisé par tout mâle qui se respecte et par certaines femelles hors du commun, l’écran est généralement saturé d’effusions explicites d’hémoglobine et/ou de poitrines majoritairement féminines et souvent dénudées. Aussi prude et conservateur sois-je, je ne peux qu’exprimer vivement mon bonheur lorsque l’on expose devant mes yeux ébahis des adolescents (et jeunes adultes) mutilés et des seins voluptueux. Même Gianna Michaels est de la partie afin de glorifier la nudité poitrinaire en trois épiques dimensions.

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Femme intelligente

Cette aventure rocambolesque met donc en vedette un jeune con héroïque, une jeune femme qui ne sert qu’à mettre en valeur les qualités du jeune con, une milf, des gens superficiels et peu vêtus, un scientifique glorieux, un flic noir brutal, un savant fou incarné par Christopher Lloyd et une horde de piranhas préhistoriques affamés. Non seulement vous êtes déjà convaincus mais il y a même une histoire approximativement pertinente pour souder ensemble ces éléments gagnants. En effet, une secousse sismique a pour effet de créer une fissure au fond d’un lac, ce qui le relie à un autre lac souterrain plus grand qui abritait malencontreusement de violents poissons d’un âge révolu qui n’attendaient depuis des lustres que de dévorer Richard Dreyfuss. Chemin faisant, nos amis à nageoires se retrouvent au beau milieu d’un tournage érotique ainsi que d’une foule de joyeux lurons dévergondés qui souillent allègrement le modeste bassin dans le cadre du populaire « Spring Break » américain. Tous les éléments sont ainsi en place afin de nous offrir une heure et vingt-huit minutes de pur délice audiovisuel qui ne peut que rassasier les besoins primaires du téléspectateurs.

À l’instar de la soupe de grand-maman, ce film est un amalgame efficace de toutes ces petites choses qui font en sorte que la vie mérite d’être vécue, soit les seins, le sang, la violence et l’abus d’alcool. Ce drame psychologique d’horreur avec un soupçon de science-fiction nous amène donc, sous le couvert de la facilité, à porter une réflexion sur la fragilité de la vie humaine, sur l’amour, la compassion, l’instinct maternel ainsi que sur notre impuissance, surtout lorsque dans l’eau au milieu d’une foule de gens paniqués entrain de se faire manger par des poissons.

Guerriers des ténèbres

Posted in Cinéma, Conscientisation with tags , , , , , , , , , , on décembre 4, 2009 by DarK Rémi oF DooM

Dans les ombres de l’Histoire sont tapies bon nombre de mystères, de reliques sacrées, de créatures fantaisistes et d’êtres de légendes. Bien que bardes, scribes et historiens en tout genre propagent au mieux de leurs compétences et leurs intérêts les événements du passé, certains persistent, d’autres se perdent. Il arrive tout de même souvent que, comme pour les vikings, l’Histoire côtoie le mythe, ce dernier faisant invariablement partie de la croyance populaire tandis que les faits ne sont accessibles qu’aux érudits, ne serais-ce parce que cette réalité est parfois trop fade et/ou anodine pour un peuple assoiffé de sensationnalisme. C’est ainsi que les guerriers « shinobi », ces mercenaires du Japon médiéval, réputés entre autre pour l’espionnage et l’assassinat, devinrent éventuellement les ninjas d’aujourd’hui; artistes martiaux masqués aux aptitudes  surhumaines, maîtres des ombres et sanglants meurtriers tout de noir vêtus. C’est d’ailleurs de cette vision fantastique que se sont inspirés les créateurs du film Ninja Assassin dont je ferai maintenant l’éloge.

Ninja Scroll

Ninja Scroll

Fortement inspiré des populaires dessins animés japonais en ce qui a trait à la violence et aux manifestations sanguines, le tout est toutefois enrobé d’un contexte typiquement hollywoodien. C’est ainsi que se déroule un récit martial épique, alimenté par la vengeance et la haine, dans lequel interviennent la « minorité ethnique » empreinte de bonne volonté et le bon policier aux intentions parfois douteuses qui cherche à comprendre, circonspect, la nature des péripéties qui ont court dans une société contemporaine où le terme « ninja » ne cadre que trop mal dans une conversation sérieuse. En dépit des réactions improbables ou des manifestations explicites de compétences insoupçonnées, ce long-métrage ne s’adresse pas amateurs de films de répertoire et d’histoires complexes à haute teneur en philosophie mais plutôt aux adeptes d’action, d’arts martiaux et de brutalité excessive, le tout ne pouvant faire autrement que d’offrir un divertissement de qualité.

Cette image est un bel exemple de ninja en position de combat, en pleine maîtrise de son art, s'apprêtant à égorger sa proie.

Ninja

À l’instar de tous les autres films de ce monde dont le titre inclue le mot « ninja », ce sont les scènes de combat qui donnent à l’histoire son rythme et qui justifie l’ingestion mécanique d’une grande quantité de maïs soufflé. La différence majeure entre Ninja Assassin et les autres sagas du même acabit provient néanmoins de son approche des affrontements en question. Tandis que le ninja moyen se contente souvent de n’être qu’une brute agile dont l’essence ne réside essentiellement que dans son apparence, ceux de Ninja Assassin exploitent les ombres, s’y fondent et n’en sortent que pour porter des coups fatals. Organisation ancestrale et traditionnaliste, le Clan est sans pitié et ne forme que des machines à tuer aux dons mystiques acquis à travers un entraînement rigoureux et des techniques secrètes immémoriales. C’est donc en étant fidèles à ce concept que plusieurs scènes sont volontairement très sombres et que seule brille l’éclat des lames avant que ne jaillisse le sang et que s’écroule la victime dont le regard vide ne reflète encore que l’ignorance de la tragédie. Ce n’est pratiquement que lorsque les vils ninjas s’attaquent au personnage principal, traître à sa Famille, que l’excès se manifeste plus clairement puisqu’il ne s’agit pas que de laisser périr impunément quelques figurants. Ces affrontements jouissent donc de chorégraphies spectaculaires alors que s’harmonisent dans une danse macabre les corps surentraînés des instigateurs de l’inévitable trépas qui agrémentent leur affrontement mortel de passes d’armes fabuleuses, maîtrisant à la perfection les lames acérées, que ce soit sous forme d’épée ou au bout d’une longue chaîne, le tout sous une pluie de « shaken », cette étoile aux quatre pointes affilées mieux connue sous le nom, à tort, de « shuriken ».

Ce survol du film Ninja Assassin n’est finalement pas une critique en soi, ne serais-ce que parce que l’histoire en soi n’a été qu’effleurée, mais plutôt une analyse des facteurs psychologiques qui sont à la source du sentiment de bien-être qu’octroie le visionnement de ce carnage audio-visuel. Il ne s’agit subséquemment pas de ne visionner qu’un film et d’en décortiquer les différents aspects pour bien en comprendre les fondements et les critiquer distinctement mais plutôt d’en considérer la globalité en s’efforçant de concevoir que le but ultime de cette tentative de pertinence qui fait office de mortier aux briques de la mutilation vengeresse n’est en fait qu’un amalgame insignifiant de facteurs clés relatifs à la diffusion à grande échelle de ces troublantes images à saveur asiatique. Le public a manifestement le droit d’être exigeant lorsqu’il paie pour un produit mais il se doit de réaliser qu’une œuvre cinématographique ne suscitant pas la participation du cerveau n’en est pas une mauvaise pour autant.

On y retrouve plus de sang que dans la Bible.