Archive pour ptérosaure

Chassez le ptérosaure, il revient au « galop »

Posted in Conscientisation, Société contemporaine with tags , , , , , , , on mars 13, 2012 by DarK Rémi oF DooM

La nuit est calme et le l’uniformité d’un ciel d’obsidienne n’est brisée que par une lune pleine dont la lumière bienfaisante est masquée par un faible brouillard. Un randonneur anonyme, innocent, profite de ce moment paisible pour aller marcher sur un sentier bien connu en bordure d’un boisé. Son cœur bat la chamade et il tente de se ressaisir; c’est ce soir qu’il demandera en mariage la belle et plantureuse Betty. Il fait tourner entre ses doigts moites un objet brillant. Soudain, une ombre passe devant la lune et un cri strident déchire le calme nocturne. L’homme, nerveux, lève les yeux vers le ciel juste à temps pour voir se découper sur la toile céleste une forme ailée à l’allure cauchemardesque de grande envergure avant que ne retentisse un second cri puis que la nuit ne s’abatte à nouveau sur le marcheur, cette fois pour l’éternité. L’objet métallique tombe au sol avec un léger cliquetis métallique. Du marcheur ne subsistent qu’une sombre mare noirâtre sur le sol et terre battue, puis un anneau d’or à l’intérieur duquel on peut lire « Ton amour pour toujours. Timothée ». Le ptéranodon a encore frappé.

Bien que nous soyons déjà familiers avec les pratiques sexuelles douteuses de certaines femelles humanoïdes qui apprécient le kamasutra préhistorique, nous ne sommes que peu exposés aux dangers inhérents aux attaques de ptérosaures. Les ptérodactyles étant les plus populaires, ce sont toutefois les ptéranodons, pouvant atteindre jusqu’à 7,5 mètres d’envergure (comparativement aux 70 centimètres du ptérodactyle), qui sont les plus intimidants. Suite à une étude sérieuse réalisée auprès de jeunes dévergondés sous l’effet d’alcool et/ou de stupéfiants ayant pour but de définir les techniques de défense à conseiller lors d’une attaque de ptéranodon(s), nous avons pu constater que 80% des répondants opteraient pour une arme à feu contemporaine, 13% se fieraient plutôt à une arme blanche ou d’hast,  2% opteraient pour un filet et 5% mourraient lamentablement face à l’ennemi puisqu’ils se refusèrent de participer à l’exercice sous prétexte que « C***** que vous êtes caves. HA HA HA. » La population n’est pas prête et doit être avisée.

Un chevalier du Moyen Âge combat un ptéranodon.

Reconstitution historique

Lors d’un déplacement sur un terrain peu accidenté à ciel ouvert, à pieds ou à bord d’un véhicule motorisé dépourvu de toit, incluant la bicyclette, le cheval et le big wheel, il est impératif de demeurer vigilant. Bien que la loi s’oppose généralement au vagabondage en milieu urbain en brandissant une arme fonctionnelle (chargée) avec des intentions visiblement hostiles, il faut parfois savoir défier l’autorité si on ne veut pas finir décapité sur le bas côté pendant que la famille hurle tandis que les passants se sauvent dans toutes les directions. Il a été établi par des scientifiques réputés que les armes les plus efficaces pour se défendre contre la menace qui plane sur nous sont l’AK-47 (idéalement muni d’une baïonnette), le lance-flammes, la mitrailleuse rotative et le katana. L’avantage que possède ce dernier sur les armes à feu précédemment mentionnées et, évidemment, qu’il n’a jamais besoin d’être rechargé. Il demande certes un niveau de compétence accru mais face à une volée de ptérodactyles enragés, la soif de vivre parvient parfois à compenser pour le manque d’expérience. Une chose demeure certaine; on ne peut faire apparaître de munitions ni de carburant supplémentaire lorsque pleuvent les cadavres enflammés et mutilés de vils volatiles venus d’une autre ère et c’est pourquoi il faut s’assurer d’être en mesure de les abattre tous avant de se lancer dans la mêlée.

S’il existe des schémas illustrés en 15 étapes destinés à nous apprendre à laver nos mains, il devrait aussi y avoir des procédures explicites accessibles et des infrastructures spécialisées afin que nous puissions combattre ce fléau ailé qui menacent notre présent et notre avenir. Le réchauffement planétaire, le gaz de schiste, la hausse des frais de scolarité et les Juifs paraîtront bien insignifiants lorsque l’ombre de la mort planera au-dessus de la tête des incrédules. Soyez prêts.

Fornique préhistorique

Posted in Conscientisation, Sexualité with tags , , , , , , , , , , on février 25, 2010 by DarK Rémi oF DooM

Au risque de paraître redondant par mes références répétées à des relations zoophiles plus que douteuses, je suis contraint de récidiver en ce triste jour suite à une pénible révélation survenue en début de semaine. En effet, alors que je devisais agréablement en compagnie d’individus fort peu recommandables à propos de divers faits d’actualité, il a été porté à mon attention que l’immensité d’Internet abritait en son sein certaines manifestations cinématographiques proscrites mettant dont les principaux acteurs ne partageaient pas tous une physionomie explicitement humaine. Après avoir posé le regard sur les bas-fonds de l’excès interracial dans le cadre de la précédente étude sur les dauphins, je faillis tomber à la renverse lorsque s’animèrent, sous mes yeux ébahis, une insatiable femelle humanoïde qui batifolait vigoureusement avec trois ptérodactyles.

Pterodactyle

Ptérodactyle

À l’instar d’un nain que l’on projette contre un ventilateur en marche, je fus envahi par la confusion. Plusieurs éléments font en sorte que ce scénario obscène défie toutes les lois de la logique. Évidemment, les préhistoriques partenaires de débauche de la femme dont la principale qualité est probablement l’ouverture d’esprit n’étaient autres que des hommes déguisés mais les déguisements en question sont particulièrement bien réussis, ce qui ajoute à l’aspect perturbant de la scène. Pour ajouter au « réalisme » de cette interaction charnelle, les comédiens vont jusqu’à reproduire l’attitude présumée de ces sauriens jurassiques, s’inspirant essentiellement de la poule. On assiste donc ici à une mise en scène fantastique à travers laquelle une femelle homo sapiens exploite les plaisirs de la chair avec trois oiseaux reptiliens du Crétacé qui agitent maladroitement les ailes tout en brandissant fièrement leur organe reproducteur. Je ne saurais dire si le Viagra fut utilisé dans le cadre de ce tournage mais je félicite quiconque est en mesure d’entretenir une érection dans un tel contexte.

Outre l’aspect pileux de la chose, ce phénomène étrange n’est pas sans rappeler l’avènement des « furries », que l’on pourrait qualifier, en français, bien qu’avec un impact moindre, de « duveteux ». Pour les non-initiés, le syndrome « furries », originaire du Japon, consiste en une déficience psychologique et/ou sexuelle dont les victimes éprouvent un malin plaisir à se déguiser partiellement ou entièrement en animaux afin de se cajoler et/ou s’accoupler. Ces rites fétichistes relevant idéalement de l’intimité, il semble toutefois exister des regroupements orgiastiques où les animaux honoraires développent des stratégies hétéroclites inter-spécimens. Tandis que certains se contentent d’être émoustillés devant des ébats tentaculaires débridés dans le confort de leur logis, d’autres prennent les choses en main en se glissant dans la peau de leur animal favori afin de participer activement au développement d’une communauté sélect qui contribue grandement à l’économie des nettoyeurs professionnels en étant les principaux pourvoyeurs de fourrure synthétique souillée.

Furries

Non.

Pour en revenir à nos coquins ptérosaures, le simple fait de choisir cette bête du passé dans le cadre d’un projet professionnel de nature pornographique. De loin l’une des créatures préhistoriques les plus laides, je soupçonne que le ptérodactyle n’a été choisit que par son format propice à une telle adaptation, à moins que l’actrice principale, lorsque consultée, aie exprimé le vif désir d’être culbutée sauvagement par une volée perverse de reptiles volants, ce qui va à l’encontre de la croyance populaire selon laquelle les femmes préfèrent les vélociraptors. Avec un peu plus de budget, peut-être aurions-nous eu droit à une harde de marâtres dévergondées chevauchant les accueillantes plaques dorsales d’un stégosaure, ou encore à une vierge éhontée masturbant un spinosaure à l’aide d’une pelle mécanique. Tant de questionnements et si peu de réponses.

Tandis que le citoyen moyen développe un sentiment grandissant de crainte face aux crimes perpétrés chaque jour au cœur de nos villes et villages, c’est ce genre de constat saisissant qui alimente la flamme de cette lucidité croissante qui m’habite et me fait douter chaque jour de mon prochain, soupçonnant que derrière le masque irréprochable du collègue sympathique puisse se cacher un immonde pervers susceptible de faire de moi, un jour, l’énième victime d’un événement médiatique à travers lequel je pourrais stipuler que c’était un homme sympathique, normal, discret, que c’est une incroyable surprise que d’apprendre aujourd’hui qu’il fut retrouvé mort, complètement nu, baignant au sous-sol de sa résidence dans une piscine verte en forme de tortue remplie d’huitres  accompagné par les cadavres mutilés de deux prostituées afro-américaines déguisées en pandas.