Veuillez nous contacter par téléphone

Posted in Conscientisation, Société contemporaine, Tranche de vie with tags , , , , , , , , , , , on janvier 28, 2015 by DarK Rémi oF DooM

Je n’aime pas parler au téléphone. Je n’aime pas être mis en attente au téléphone. Je n’aime pas être contraint de passer de longues minutes au téléphone. Je n’aime pas devoir prendre des notes sur une feuilles de papier pendant que je parle au téléphone parce qu’il m’est difficile de retenir l’information pertinente qui m’est communiquée oralement. Je n’aime pas la confusion et le manque de clarté engendrés, lors de conversations téléphoniques, par une mauvaise qualité du son ou par l’incapacité mon interlocuteur(trice) à parler adéquatement, que ce soit à cause d’un accent ou par l’utilisation d’un vocabulaire laissant place à l’interprétation. Je n’aime pas non plus le manque de certitude relatif à une simple confirmation vocale qu’il m’est impossible de consulter à nouveau par la suite pour en valider le contenu. J’aime communiquer par courriel. J’aime que l’information échangée par courriel soit datée et puisse être imprimée. J’aime aussi le fait que je puisse consulter un courriel et n’y répondre que plus tard en pouvant prendre mon temps pour composer une réponse adéquate et bien en structurer le contenu. J’aime que la communication écrite ne comporte pas d’accent, de voix agressante, de musique d’attente. J’ai envie d’appliquer la punition du goudron et des plumes à quiconque me demande par courriel de l’appeler pour plus de renseignements.

Derrière ce visage angélique et ce regard vide se cache un monstre.

L’ennemi

De nos jours, la plupart des particuliers, organismes et compagnies possèdent un site Web et/ou une présence sur les réseaux sociaux. Il est généralement possible de contacter ces groupes et individus par l’intermédiaire de messages directs et par courriels via différents supports informatiques, dans l’espoir de recevoir de l’information ou certaines clarifications sur certains détails flous. Il m’apparaît simple, lorsque je m’informe de la sorte, de recevoir une réponse. Il m’arrive pourtant beaucoup trop souvent de me faire répondre, lorsque je contacte une entreprise par courriel, qu’il serait préférable que j’appelle afin de parler avec quelqu’un. POURQUOI? Pourquoi offrir l’option aux clients et futurs clients de communiquer par écrit lorsque la réponse fournie invite systématiquement l’utilisateur à appeler un vil conseiller? Il n’y a pas de place à la discussion, au débat, a l’élaboration ou à la négociation lorsqu’il ne s’agit que de partager de l’information. Dans quel contexte est-il plus facile ou clair de dire que d’écrire quoi que ce soit? À moins que je ne me trompe, les même mots sont disponibles à l’oral qu’à l’écrit. Je m’attends bientôt à ce que mon libraire m’offre une liste de numéros de téléphone sans frais afin que je contacte un spécialiste qui se fera un plaisir de me lire Le Parc Jurassique.

Je crois être confronté à une horde déficiente d’hommes et de femme d’affaire qui ont compris que le Web était crucial dans leur stratégie mais qui croient encore que le téléphone incarne l’outil ultime de communication. Comme si les gens avaient envie de parler à un inconnu condescendant, souvent dans un contexte émotionnel fragile où le besoin initial de support/réponse est relié à un problème, afin de passer plusieurs minutes/heures/années à se faire prendre pour un imbécile dépourvu de toute logique pour finalement être amené au bord de la folie et insulter (activement ou passivement) l’inconnu en question qui, faussement outré, se défend d’être indigne de vivre et raccroche après avoir mentionné qu’il ne mérite pas d’être traité de la sorte. Peut-être ces gens sont-ils analphabètes. Peut-être sont-ils en fait emprisonnés au Cambodge et n’ont pas accès à une connexion Internet, permettant ainsi à leur « employeur » de sauver de l’argent. Je ne connais pas la raison derrière cette obsession du téléphone, je ne connais que ma haine du phénomène.

Cette illustration d'un coquet narval m'aide à me calmer pendant que je relis ces lignes.

Un joli narval

Comme si le fait de devoir appeler à un numéro sans frais et d’être torturé psychologiquement par un système complexe de répartition téléphonique automatisé aux options nombreuses et sujettes à interprétation, il faut souvent interagir avec des gens qui parlent mal. Que ce soit une question de débit, de volume, de vocabulaire, d’accent ou de timbre de voix, il m’apparaît essentiel qu’un individu dont le travail consiste à parler au téléphone ait la capacité d’accomplir sa tâche avec succès. Je trouve fantastique qu’un immigrant travaille pour faire vivre ses 3 femmes et 11 enfants grâce à Bell Canada mais, tout comme je ne veux pas dans ma vie d’un artilleur aveugle ou une gardienne d’enfants pédophile, je ne peux tolérer un téléphoniste qui ne sait pas parler.

La semaine prochaine, toujours dans le cadre de l’année internationale du mépris des gens mauvais dans le contexte de métiers simples, je m’en prendrai aux jeunes emballeurs d’épicerie et aux camelots.

Chassez le ptérosaure, il revient au « galop »

Posted in Conscientisation, Société contemporaine with tags , , , , , , , on mars 13, 2012 by DarK Rémi oF DooM

La nuit est calme et le l’uniformité d’un ciel d’obsidienne n’est brisée que par une lune pleine dont la lumière bienfaisante est masquée par un faible brouillard. Un randonneur anonyme, innocent, profite de ce moment paisible pour aller marcher sur un sentier bien connu en bordure d’un boisé. Son cœur bat la chamade et il tente de se ressaisir; c’est ce soir qu’il demandera en mariage la belle et plantureuse Betty. Il fait tourner entre ses doigts moites un objet brillant. Soudain, une ombre passe devant la lune et un cri strident déchire le calme nocturne. L’homme, nerveux, lève les yeux vers le ciel juste à temps pour voir se découper sur la toile céleste une forme ailée à l’allure cauchemardesque de grande envergure avant que ne retentisse un second cri puis que la nuit ne s’abatte à nouveau sur le marcheur, cette fois pour l’éternité. L’objet métallique tombe au sol avec un léger cliquetis métallique. Du marcheur ne subsistent qu’une sombre mare noirâtre sur le sol et terre battue, puis un anneau d’or à l’intérieur duquel on peut lire « Ton amour pour toujours. Timothée ». Le ptéranodon a encore frappé.

Bien que nous soyons déjà familiers avec les pratiques sexuelles douteuses de certaines femelles humanoïdes qui apprécient le kamasutra préhistorique, nous ne sommes que peu exposés aux dangers inhérents aux attaques de ptérosaures. Les ptérodactyles étant les plus populaires, ce sont toutefois les ptéranodons, pouvant atteindre jusqu’à 7,5 mètres d’envergure (comparativement aux 70 centimètres du ptérodactyle), qui sont les plus intimidants. Suite à une étude sérieuse réalisée auprès de jeunes dévergondés sous l’effet d’alcool et/ou de stupéfiants ayant pour but de définir les techniques de défense à conseiller lors d’une attaque de ptéranodon(s), nous avons pu constater que 80% des répondants opteraient pour une arme à feu contemporaine, 13% se fieraient plutôt à une arme blanche ou d’hast,  2% opteraient pour un filet et 5% mourraient lamentablement face à l’ennemi puisqu’ils se refusèrent de participer à l’exercice sous prétexte que « C***** que vous êtes caves. HA HA HA. » La population n’est pas prête et doit être avisée.

Un chevalier du Moyen Âge combat un ptéranodon.

Reconstitution historique

Lors d’un déplacement sur un terrain peu accidenté à ciel ouvert, à pieds ou à bord d’un véhicule motorisé dépourvu de toit, incluant la bicyclette, le cheval et le big wheel, il est impératif de demeurer vigilant. Bien que la loi s’oppose généralement au vagabondage en milieu urbain en brandissant une arme fonctionnelle (chargée) avec des intentions visiblement hostiles, il faut parfois savoir défier l’autorité si on ne veut pas finir décapité sur le bas côté pendant que la famille hurle tandis que les passants se sauvent dans toutes les directions. Il a été établi par des scientifiques réputés que les armes les plus efficaces pour se défendre contre la menace qui plane sur nous sont l’AK-47 (idéalement muni d’une baïonnette), le lance-flammes, la mitrailleuse rotative et le katana. L’avantage que possède ce dernier sur les armes à feu précédemment mentionnées et, évidemment, qu’il n’a jamais besoin d’être rechargé. Il demande certes un niveau de compétence accru mais face à une volée de ptérodactyles enragés, la soif de vivre parvient parfois à compenser pour le manque d’expérience. Une chose demeure certaine; on ne peut faire apparaître de munitions ni de carburant supplémentaire lorsque pleuvent les cadavres enflammés et mutilés de vils volatiles venus d’une autre ère et c’est pourquoi il faut s’assurer d’être en mesure de les abattre tous avant de se lancer dans la mêlée.

S’il existe des schémas illustrés en 15 étapes destinés à nous apprendre à laver nos mains, il devrait aussi y avoir des procédures explicites accessibles et des infrastructures spécialisées afin que nous puissions combattre ce fléau ailé qui menacent notre présent et notre avenir. Le réchauffement planétaire, le gaz de schiste, la hausse des frais de scolarité et les Juifs paraîtront bien insignifiants lorsque l’ombre de la mort planera au-dessus de la tête des incrédules. Soyez prêts.

À pas de biche

Posted in Récits fabuleux with tags , , , , , on janvier 24, 2011 by DarK Rémi oF DooM

Puisque La Kaverne est soudainement devenue un havre élitiste restreint, je rapatrie ici mon œuvre à la demande du peuple.

La biche, frêle créature des bois au regard réputé que l’on associe à tant de coquettes expressions, est une bête relativement attendrissante, somme toute banale, que l’on pourrait d’ailleurs être porté à associer à Bambi. Sans être un animal prisé par la gente féminine, la femelle du cerf est aussi bien loin d’être synonyme de force et de virilité. Pourtant, tandis que d’autres animaux explicitement brutaux tels que le couguar, le grizzly, le sarcophile et la taupe ne bénéficient d’aucun objet de culte, on a décidé de glorifier la biche en lui attribuant l’outil essentiel du mâle alpha: le pied-de-biche.

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Pied de biche

Le pied-de-biche, communément appelé « barre à clous », est une tige métallique à tête aplatie et fendue dont l’utilisation est généralement associée à l’arrachage de clous mais faisant souvent office de robuste levier. Cet outil fut inventé suite à l’échec retentissant d’un menuisier qui, soucieux d’améliorer son rendement, tenta de dresser une biche pour qu’elle extirpe les clous de vieilles planches réutilisables grâce à sa physionomie particulière pendant que l’ouvrier vaquait à d’autres occupations. Le pauvre cervidé était toutefois très limité par ses capacités physique et son intelligence animale, ne parvenant ainsi qu’à retirer quelques rivets avant de geindre et/ou manger les plantes et/ou partir gambader dans les prés. Fou de rage suite à tant d’efforts vains, l’ébéniste arracha les jambes de la pauvre biche avant d’en jeter la carcasse aux crocodiles. S’emparant de l’une des pattes ainsi libérée, l’homme se mit donc à arracher les clous de ses vieilles planches à une vitesse impressionnante tout en hurlant à la triste biche agonisante à quel point cette tâche était simple. Procédant de la sorte, il réalisa soudain le génie derrière son geste; il venait d’inventer le tout premier pied-de-biche.

La nature étant ce qu’elle est, cet outil fabuleux était toutefois malodorant et se détériorait rapidement. Puisque le marchand de biches était sur le point d’être en rupture de stock, l’ingénieux menuisier devant donc trouver une alternative. Faisant appel au forgeron du village, cet artisan jadis méconnu vit naître le premier pied-de-biche en métal, copie conforme d’un pied de biche, qui fut ensuite produit à petite échelle, vendu, modifié, amélioré pour ainsi devenir l’objet de culte que l’on connait aujourd’hui. Ceci dit, le côté ouvrier de l’item en question n’aurait probablement pas suffit à ce qu’il atteigne une telle notoriété et c’est plutôt la dimension destructrice de l’objet qui a accentué la présence chez l’homme de tradition (et/ou sous le matelas de la femme apeurée).

Bien que le pied-de-biche ne fut que très peu utilisé sur les champs de bataille à travers les temps, les armes plus spécialisées étant favorisées par les troupes militaires, la « barre à clous » se tailla une place de choix dans l’arsenal du citoyen aux côtés de la pelle ronde, la batte de baseball et la hache. Disponible en plusieurs tailles et modèles, le pied-de-biche est idéal pour assommer et/ou désarticuler les voleurs ainsi que pour mutiler les jeunes voyous. Ses fonctionnalités multiples, son apparence conviviale et son format généralement pratique en font une arme de choix lorsque vient le temps de magasiner ou de faire une ballade en forêt. En ville comme à la campagne, le pied-de-biche est donc l’ami du consommateur averti. Son prix abordable est aussi, évidemment, un critère notoire lorsque vient le temps de faire des rénovations et de protéger sa famille.

Malgré son origine particulière et ses nombreuses qualités, le pied-de-biche demeure toutefois méconnu et souvent boudé par les gens sensibles qui ne voient en ce miracle technologique qu’un bout de métal barbare. À l’instar du Jack Daniel’s, le pied-de-biche est reconnu par tous, adoré par peu et vénéré par l’élite. Pittoresque instigateur de violence vanté tout spécialement par le cinéma, sa légende perdurera lorsque le dernier clou sera poussière.

Conte de Noël

Posted in Conscientisation, Récit épique, Récits fabuleux with tags , , , , , , , , , on décembre 14, 2010 by DarK Rémi oF DooM

Le vent du nord soufflait inlassablement, depuis plusieurs jours, alors que la neige inondait un ciel d’acier. Le soleil s’était éclipsé à la veille de l’hiver pour ne plus jamais revenir et la lune furtive ne contribuait qu’à diffuser quelques ombres sinistres lorsque les nuages daignaient en laisser filtrer une froide lumière. À la fin de l’automne, en cette forêt sans nom, le chant des oiseaux s’était tu pour ne laisser place qu’au cri strident des corbeaux. Ce sont d’ailleurs à ces cris hargneux que se joignirent les pleurs de ceux et celles qui retrouvèrent les corps pendus de leurs enfants aux abords de la forêt, en ce jour fatidique qui vit aussi disparaître l’astre solaire. Nombreux furent ceux qui, depuis, empruntèrent l’unique chemin sillonnant ces bois obscurs en quête de vengeance mais nul ne revint pourtant. C’est d’ailleurs sur ce même chemin, couvert d’une neige épaisse, que se dessinaient, l’espace d’un instant avant d’être balayées par la tourmente, les traces d’un vieil homme qui avançait avec peine. Les épaules voutées, s’appuyant lourdement sur une canne grossière, le vieillard évoluait lentement. À quelques reprises il se sentit observé mais il était difficile, même en plissant les yeux, de discerner quoi que ce soit au milieu de cette tempête. Déterminé, il persista.

Immobile, le prédateur était à l’affut. Attendant patiemment la proie qu’il avait devancée quelques moments plus tôt, il était une fois de plus déçu que nul héros ne se soit manifesté suite aux abominations précédemment perpétrées par ses bons soins. Berçant quelques rêves de gloire, l’assassin aurait aimé ajouter au nombre de ses trophées une figure de renom mais ces terres éloignées n’offraient guère mieux que quelques fermiers et, au mieux, des chasseurs compétents. Avec un peu de chance, cette vieille carcasse que l’âge risquait d’emporter avant que ne s’abatte sa lame était peut-être le grand-père d’un héros quelconque qui viendrait à son tour chercher la justice pour ne trouver que le dernier repos. Qui que soit cet individu et indépendamment de son arbre généalogique, il devait maintenant mourir. Le sang devait couler et c’est pourquoi l’étrange coutelas de l’assassin anonyme allait bientôt mordre la chair de son impuissante victime.

Dissimulant un rictus carnassier derrière un masque de velours ivoirin ne dévoilant que des yeux brillants de folie, le rôdeur fondit sur cette énième victime, anticipant déjà le repas chaud qu’il allait ensuite pouvoir déguster. Alors que s’enfonçait jusqu’à la garde la dague fatale dans la silhouette voutée, le malfrat qui la tenait fut surpris de rencontrer si peu de résistance. Constatant qu’il ne venait en fait de ne pourfendre que l’air revêtant un manteau, il sentit une légère pression sur ses tempes alors que sa tête effectua, bien malgré elle, un pivot de cent quatre-vingt degrés. Sa dernière vision fut donc cette d’un homme colossal, torse nu, dont la musculature impressionnante jurait avec son visage souriant orné d’une épaisse barbe blanche. Un rire tonitruant parvint aussi brièvement à ses oreilles avant que son corps ne soit bercé par la neige et que sa vie le lui échappe.

Récupérant son manteau troué et s’emparant de l’arme de son assaillant, Adjutor le Jovial reprit la route, cette fois avec un pas vif puisqu’il n’y avait plus personne à berner à proximité. Apercevant des vautours étonnamment persistants qui tournoyaient dans le blizzard, il s’engouffra ensuite dans la forêt, quittant la sécurité relative que lui procurait la route, afin de découvrir ce que signifiait ce sombre présage. Vétéran des neuf guerres de Twökzarzöz et pourfendeur du Ghearifhü, le héros au cœur pur évoluait à travers les arbres tel un orignal en rut, soucieux d’annoncer sa venue aux ennemis potentiels. S’approchant de plus en plus de son objectif, il ne fut donc pas surpris de déceler la présence de vigiles. Dégainant la hache runique du roi des géants de Jotunheim, il décapita d’une simple flexion du poignet le premier garde, ce qui alerta immédiatement les autres, qui se précipitèrent vers le nouvel arrivant tel un seul homme, encapuchonnés et armés de knouts. Bien que les couinements douteux qu’ils émettaient en se battant furent plutôt désagréables, Adjutor ne se laissa pas distraire et brandit sa hache avec force, coupant en deux le premier offenseur et décapitant prestement le second. Plus prudents les vingt-neuf autres lascars encerclèrent le champion des opprimés et prirent soin d’éviter la lourde hache, espérant essouffler celui qui venait de trancher trois des leurs. Remarquant leur stratégie, le bucheron festif projeta sa hache vers un hostile luron pour ensuite abattre avec dextérité son point sur le visage d’un ennemi situé derrière lui. S’attendant à rencontrer un visage humain ainsi caché par les capuchons des ennemis, le fléau des rongeurs de Tchwarznök fut surpris d’écrabouiller le museau de ce qui s’avérait être un survivant de la peuplade oubliée des hommes-ratons! Leur subterfuge étant mis à jour, les créatures délaissèrent donc leurs armes et vêtements afin d’attaquer avec griffes et morsures mais il était trop tard. Les yeux injectés de sang, Adjutor fut envahit par la rage du berserker en se rappelant d’une tragique aventure où il fut dépouillé de ses victuailles par les ignobles ratons. Lorsqu’il reprit conscience, il surmontait une montagne de cadavres, n’étant que légèrement blessée et constatant qu’une femme nue était couchée près de lui, agrippée à sa jambe. Cette dernière lui révéla qu’elle avait été capturée par ces ignobles mammifères omnivores, lesquels lui lançaient hargneusement des miettes de pain alors qu’elle était ligotée à une chaise de piètre facture. Ce furent malheureusement ses dernières paroles avant qu’elle ne fût emportée par l’hypothermie. Ému, Adjutor l’enveloppa d’une toison d’or et la lança dans le soleil afin qu’elle soit purifiée.

Lorsqu’il parvint enfin à rejoindre le lieu survolé par les volatiles précédemment observés, le barbare triomphant fut sidéré d’y trouver un arbre titanesque et verdoyant duquel émanait une aura mystique teintée de rose qui pulsait étrangement. S’approchant suspicieusement de l’abomination à l’apparence végétale, le sauveteur des orphelins de Gorthoth fut alerté par son instinct de conquérant lorsque plongèrent vers lui les vautours présumés qui n’étaient autres, en fait, que de vils ptéranodons! Alors que son regard perçant suffit à carboniser la première créature ailée, il fit jaillir d’une mystérieuse besace un glorieux trébuchet qui lui permit d’anéantir les mesquins attaquants en leur projetant des projectiles glacés. Rangeant ensuite sa machine de guerre et se concoctant un préhistorique ragout afin de regagner ses forces, le vengeur triomphant s’approcha à nouveau de l’arbre qui était en fait un formidable tentacule qui jaillissait impétueusement d’un vortex cosmique dont l’illusoire apparence végétale fut révélée par l’œil flottant d’Arzinorxät qui revêtait lui-même l’apparence illusoire du pompon de la tuque d’Adjutor.

Alors que ce dernier s’apprêtait à trancher net sa répugnante découverte, le vortex s’agrandit pour laisser place à un bipède reptilien vêtu de blanche fourrure siégeant dans un traineau volant enflammé tiré par des étalons squelettiques. Rejoignant les cieux à une vitesse fulgurante, la bête écailleuse fit appel à ses pouvoirs abyssaux afin de projeter vers le vaillant héros d’infâmes sphères ténébreuses. Déviant in extremis les pernicieux projectiles avec l’aide de son bouclier forgé dans les flammes sacrées du volcan de Krilpzäk, le défenseur de la veuve et de l’orphelin s’apprêtait à sauter vers son rival mais des appendices interstellaires étaient apparus là où les projectiles sphériques avaient heurté le sol et retenaient maintenant au sol l’homme velu et circonspect, libérant à son contact des spores empoisonnés. Fier de sa déshonorable stratégie en voyant s’écrouler au sol son opposant, l’antagoniste écailleux sauta de son traineau, tombant des nues avec sa lance acérée pointée vers le cœur du vieil homme. Contre toute attente, sa lance se brisa en pénétrant le corps inerte de l’hominidé agonisant, faisant jaillir des étincelles de la plaie au contact d’un cœur bardé de fer. Projeté au sol, médusé, l’homme-serpent vit se relever Adjutor l’Immortel alors que se liquéfièrent les pédoncules qui le retenaient. Figé par la peur, l’archimage intergalactique attendit une fin qui ne tarda point à se manifester lorsque le poing ganté de blanc du barbu rieur s’abattit contre son faible crâne, faisant jaillir le contenu de son crâne sur un arbre voisin.

Puisqu’aucune menace le lui barrait plus la route, le brutal champion arracha de sa source stellaire le tentacule géant qui se flétrit aussitôt, alors que des tréfonds infinis de l’espace jaillit une indescriptible tonalité monstrueuse que nulle absence d’air ne saurait faire taire. Faisant appel à la foudre divine, Adjutor pulvérisa le membre fraîchement arraché avant de s’afférer à clore la porte d’où provenait cette abomination. Utilisant les connaissances acquises auprès des nains sauvages de la tribu de Böldötök, le versatile guerrier procéda à la mise en place d’un rituel secret impliquant l’ingestion de bière ainsi que des chants grivois dans une langue oubliée qui lui permirent de parvenir, heureux, à ses fins, rompant par le fait même le maléfice qui avait chassé le soleil. Une fois sa mission accomplie, il découvrit que c’est en fait le sang des victimes innocentes qui permettait d’alimenter le portail spatio-temporel dont la dimension était directement liée à la force vitale disponible, n’ayant jusqu’à maintenant permis aux cultistes néophytes de ne faire passer en cette dimension qu’un unique tentacule de leur divinité.

Après avoir pris possession des fourrures immaculées du feu reptile, Adjutor s’en fit de chauds habits qu’il teint avec le sang des victimes de cette folie afin de se rappeler la nature de sa quête, ne laissant en blanc que les bordures de ces morbides vêtements, symboles de la pureté qui endiguait la calamité. Se tournant ensuite vers le véhicule hétéroclite du cadavre dénudé, il s’en empara et le conduit dans le soleil, l’esprit de la jeune femme purifiée contribuant à rompre le maléfice qui liait le chariot à ce monde, le transformant en traineau de platine alors que les macabres montures firent changées en rennes volants. Retournant vers ses amis nains pour leur faire part de sa récente aventure et de ses tristes appréhensions, Adjutor parcourut ensuite le monde afin de repousser les forces du mal, développant par le fait même une forte panse à force d’ingérer les quantités de bière nécessaires à la réalisation de rituels fabuleux. Les nains de Böldötök devinrent éventuellement perçus comme des lutins artisans et Adjutor adopta le nom de Père Noël, s’occupant essentiellement des enfants, mais ceci est une autre histoire…

Désirs porcins

Posted in Conscientisation with tags , , , , , , on novembre 3, 2010 by DarK Rémi oF DooM

Tandis qu’un fermier néerlandais se réveille au chant du coq, couché en cuillère avec sa bienveillante truie prénommée Ghyslaine, j’imagine plutôt cette dernière sous une forme différente, plus appétissante. Les plaisirs de la chair sont variés et l’isolement engendre d’étranges interactions avec le monde animalier mais je suis un homme d’action est il est important pour moi de charcuter des bêtes afin de m’en nourrir. Bien qu’étant un ami des animaux qui apprécie la compagnie des créatures de la forêt, je suis sans pitié lorsqu’il s’agit de me repaître d’une pièce de viande bovine ou de me délecter d’un poulet (dont j’ai abusé sous forme de croquettes, point sexuellement toutefois). Le baloney m’en soit témoin, j’ai besoin de viande pour vivre et je m’oppose à tous ceux et celles qui s’opposent à l’ingestion de cadavres. Malgré tout, suite à une réflexion philosophique approfondie à laquelle j’ai pris part alors que je bravais les flammes intransigeantes de la mort pour venir en aide à des orphelins, j’en suis venu à la conclusion que si un événement cataclysmique me forçait à devenir une version améliorée de Noé dont le bateau n’aurait de place que pour une seule espèce animale, la majeure partie de l’espace étant déjà occupée par des armes, de l’alcool et de la pornographie, je sauverais les cochons.

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Bacon

Succulent sous plusieurs formes, le porc est un animal relativement répugnant (et rose), ce qui limite les remords suite à son exécution. Une fois l’animal occis, on peut en extraire une viande abordable et succulente dont l’apogée gustative est évidemment incarnée par le bacon, les entrailles et autres rebuts constituant une savoureuse recette de saucisses à « chiens chauds ». Malgré son indéniable versatilité, c’est toutefois à travers le bacon que le porc acquiert son enviable notoriété, cette divine charcuterie étant vénérée depuis des siècles par diverses créatures. Son indescriptible goût s’apparentant à l’incarnation physique du bonheur n’a d’égal que son odeur persistante qui, lorsque diffusée par une coquette cuisson, embaume l’air d’une ambiance festive. Bien que cette technique aie échouée durant les grandes croisades pour des raisons qui demeurent obscures, on soupçonne le bacon de bénéficier de propriétés chimiques et/ou mystiques qui pourraient générer la paix dans le monde.

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Kevin Bacon

Le bacon a laissé sa marque dans diverses époques et a participé, à différents niveaux, à plusieurs événements marquants de l’Histoire ainsi qu’à des récits légendaires ou bibliques. De la trahison de Judas à la Seconde Guerre mondiale en passant par le rejet du verrat par Mahomet et par les grandes croisades, le bacon fut à la source de nombreux conflits d’envergure mais devint aussi la pierre angulaire du développement de la biologie et de la philosophie. On estime d’ailleurs que les impacts négatifs attribués au bacon le sont à tort, puisque reliés à son absence plutôt qu’à son intervention directe.

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Baudroie Abyssale

La haine et l’incompréhension sont au cœur de nos vies et nous sommes trop souvent dépassés par les événements. C’est dans un contexte socio-économique berçant dans le pessimisme, dans un monde rongé par la guerre, la stupidité, la télé-réalité et la religion que nous devons malgré tout évoluer et c’est en s’accrochant à nos certitudes que le bonheur est accessible. Aussi embrumé puisse être l’esprit, la douce odeur du bacon qui caresse des narines ainsi amadouées avant que ne se pose sur une langue réceptive une tranche de cette viande prisée au goût irréprochable ne peut qu’apporter le bonheur même là où le soleil ne brille jamais.

Pharmacologie 101

Posted in Conscientisation, Placement de produits, Société contemporaine, Tranche de vie with tags , , , , , , , , on septembre 27, 2010 by DarK Rémi oF DooM

La santé étant une préoccupation prioritaire de la société nord-américaine contemporaine, il n’est pas anormal de constater que les tablettes de nos pharmacies regorgent aujourd’hui de capsules, sirops, suppositoires et autres médicaments dont le nombre de modes d’insertion n’a d’égal que le nombre de marques disponibles. Bien que le pharmacien, conseiller du défaillant et ami prisé de la personne âgée, soit habituellement disponible pour répondre aux diverses interrogations du consommateur, ce dernier, que ce soit par malaise physique ou psychologique, préfèrera habituellement se fier à l’emballage du remède prisé pour ensuite s’exiler vivement. Mes parents m’ayant habitué au fait que Tylenol est synonyme de guérison, je vis aujourd’hui dans la confusion lorsque vient le temps de combattre les symptômes anodins relatifs à la grippe, au rhume et à la gangrène. Fort, extra fort, douleurs arthritiques, sinus, congestion nasale, pour la nuit ou pour le jour, ne sont là que quelques exemples des options offertes. Les dernières années ont-elles vu naître toutes ces possibilités ou ai-je plutôt vécu dans la douce ignorance jusqu’à l’âge adulte? Pourquoi me contenterais-je d’un acétaminophène standard quand je peux en avoir une version ultra puissante à saveur de caviar? Les marques génériques sont-elles aux médicaments ce qu’elles sont aux céréales; une piètre tentative d’atteindre la gloire du produit original à moindre prix? Mais où se cache Carmen Sandiego? Tant de questions et si peu de réponses.

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Combo typique

Évidemment, la plupart de ces questionnements peuvent être aisément résolus par l’intervention d’un professionnel de la santé. Quelles que soit la science à la source de ces produits, le but demeure toutefois de guérir vite et bien car l’individu moyen n’a pas le temps d’être malade et/ou il trouve tout simplement ça inconfortable au point de vouloir se départir rapidement du mal qui le ronge. Comme dans la plupart des sphères de notre existence, il s’agit généralement de payer pour se soulager. Plus on paie cher, plus il est aisé de régler ses problèmes. Pour les problèmes physiques, on retrouve la massothérapie, l’acupuncture ou la chirurgie plastique; pour les problèmes psychologiques, il y a la psychologie et/ou la toxicomanie. Les maux sont nombreux et les remèdes infinis. Il est donc légitime de croire que les ressources, face à un mal commun, soient aussi expéditives, mais il n’en est rien. La clé du succès ne réside que trop souvent dans le repos, l’ingestion d’eau, l’écoute de chants de baleines et, si le cœur vous en dit, l’ingurgitation confiante de substances médicamenteuses. Lorsque l’on investit dans une solution, surtout lorsque l’on y met le prix, on s’attend à ce que ça fonctionne vite et bien mais la pilule ne peut agir seule.

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Gin Geneva

Victime d’un rhume déplaisant, je me suis donc souvenu que la guérison existait avant l’avènement des pharmacies et que, bien que des gens mourraient d’infections que l’on juge aujourd’hui banales, des antidotes mystiques avaient été développées. Ces cures miraculeuses, aujourd’hui en voie de disparition, sont toutefois prisées par les initiées et c’est pourquoi j’ai décidé de les explorer. Désireux de joindre l’utile à l’agréable, ma mémoire me suggéra une concoction que mon grand-père affectionnait tout particulièrement: la ponce de gin. Grâce à cet outil fabuleux qu’est l’Internet, il me fut aisé de trouver le mélange adéquat de ce breuvage que l’on pourrait qualifier de « recette de grand-mère ». En voici donc la composition:

  • 1/4 de tasse de gin (de marque Geneva selon l’ordre québécois des recettes de grand-mères)
  • 1 once (25 ml) de jus de citron
  • 1 cuillère à thé de miel
  • 2/3 de tasse d’eau bouillante

Les recettes varient légèrement et certains suggèrent l’ajout d’un clou de girofle ou de gingembre râpé mais je préfère personnellement augmenter la dose de gin pour un résultat optimal. Ce coquet cocktail a donc pour effet de redonner la joie de vivre à son récipiendaire tout en l’incitant éventuellement à dormir. Je déconseille donc l’utilisation de cette technique au travail. Il suffit donc d’ingérer, dormir et recommencer au besoin. Il faut toutefois prendre garde de ne pas continuer le traitement après la guérison; il est si facile d’y succomber.

Loin de moi l’idée de dénigrer la médecine moderne, ne serais-ce que parce que je suis entouré de professionnels de la santé compétents dont je respecte l’opinion et la scolarité mais je persiste tout de même à croire que, de nos jours, nous nous fions beaucoup trop aux sciences, aux statistiques et à divers produits de consommation dont nous ne connaissons concrètement rien de la nature. Indépendamment des écoles de pensées, des études poussées et des entreprises spécialisées, il ne faut pas oublier les enseignements de nos ancêtres qui ont vécu par leurs propres moyens et qui ont su développer des méthodes fiables. Dans un monde difficile où les rigueurs de la ferme et de la forêt n’offraient pas de répit et alors que leur subsistance même en dépendait, ces hommes et ces femmes du passé ont toujours pu compter sur l’alcool fort pour passer à travers ces journées de dur labeur.

Piranhas

Posted in Cinéma, Conscientisation, Jeunesse corrompue, Sexualité with tags , , , , , , , , , , , , on août 25, 2010 by DarK Rémi oF DooM

Les fond marins, tragiques et mystérieux, hôtes de lieux inexplorés et de ténèbres insondables, ont alimenté l’imaginaire collectif depuis bien des années. Bien que l’Homme, avide de connaissance, décida éventuellement de se tourner vers le cosmos, il ne maîtrise point l’astre qu’il foule depuis des millénaires. Dominant les étendues terrestres qu’il a modelées selon ses désirs, il n’est pourtant que primate à la merci des torrents indomptables, victime de son handicap physique et de son ignorance. Nous connaissons certes beaucoup de choses sur la faune et la flore marines mais ce n’est toutefois qu’une infime partie de tout ce que les mers, océans et fjords abritent. Mythes et légendes font l’éloge, encore aujourd’hui, de créatures marines fabuleuses, de monstres intemporels assoiffés de sang, de bêtes préhistoriques intemporelles. Le doute subsiste mais la croyance demeure. Même si c’est la présumée fiction qui a frayé le plus efficacement son chemin dans la conscience populaire, la science aussi a fait des avancées et on a retrouvé des animaux cauchemardesques qui, parfois même, étaient toujours vivants, prêts à sévir…

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Piranha

Il va sans dire que c’est le requin qui détient la palme (HA HA!) du prédateur marin ayant suscité le plus de peur chez l’être humain mais pendant que cette crainte injustifiée nous habite, le danger réel nous guette. Prenez garde, voyageurs, aux méduses, aux hippopotames et aux dauphins mais aussi à ces poissons hostiles et voraces que sont les piranhas. Jadis plutôt actifs dans certaines histoires ou films généralement reliés au fleuve Amazone, nous avons tous en tête quelque image caricaturée que ce soit d’un marin englouti par les flots pour n’en ressortir que sous forme de squelette décharné. Le piranha, poisson relativement petit aux dents acérées, est principalement reconnu pour sa voracité et son aspect répugnant. Certaines variétés étant désormais disponibles à l’animalerie du coin, généralement toutes disposées à déchiqueter un petit rongeur et vous laisser le loisir de nettoyer l’aquarium par la suite, il semblerait que la réputation de ce carnivore tel que nous le connaissons se soit grandement estompée… jusqu’à maintenant.

Alors que le cinéma d’horreur des dernières années verse généralement dans la tristesse et la médiocrité, le film Piranha 3D nous offre un récit cauchemardesque à saveur humoristique (à moins que ce ne soit que moi qui aie l’esprit tordu) qui a eu pour effet de favoriser la contraction de mes muscles abdominaux tout en nuisant à ma respiration. Long-métrage prisé par tout mâle qui se respecte et par certaines femelles hors du commun, l’écran est généralement saturé d’effusions explicites d’hémoglobine et/ou de poitrines majoritairement féminines et souvent dénudées. Aussi prude et conservateur sois-je, je ne peux qu’exprimer vivement mon bonheur lorsque l’on expose devant mes yeux ébahis des adolescents (et jeunes adultes) mutilés et des seins voluptueux. Même Gianna Michaels est de la partie afin de glorifier la nudité poitrinaire en trois épiques dimensions.

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Femme intelligente

Cette aventure rocambolesque met donc en vedette un jeune con héroïque, une jeune femme qui ne sert qu’à mettre en valeur les qualités du jeune con, une milf, des gens superficiels et peu vêtus, un scientifique glorieux, un flic noir brutal, un savant fou incarné par Christopher Lloyd et une horde de piranhas préhistoriques affamés. Non seulement vous êtes déjà convaincus mais il y a même une histoire approximativement pertinente pour souder ensemble ces éléments gagnants. En effet, une secousse sismique a pour effet de créer une fissure au fond d’un lac, ce qui le relie à un autre lac souterrain plus grand qui abritait malencontreusement de violents poissons d’un âge révolu qui n’attendaient depuis des lustres que de dévorer Richard Dreyfuss. Chemin faisant, nos amis à nageoires se retrouvent au beau milieu d’un tournage érotique ainsi que d’une foule de joyeux lurons dévergondés qui souillent allègrement le modeste bassin dans le cadre du populaire « Spring Break » américain. Tous les éléments sont ainsi en place afin de nous offrir une heure et vingt-huit minutes de pur délice audiovisuel qui ne peut que rassasier les besoins primaires du téléspectateurs.

À l’instar de la soupe de grand-maman, ce film est un amalgame efficace de toutes ces petites choses qui font en sorte que la vie mérite d’être vécue, soit les seins, le sang, la violence et l’abus d’alcool. Ce drame psychologique d’horreur avec un soupçon de science-fiction nous amène donc, sous le couvert de la facilité, à porter une réflexion sur la fragilité de la vie humaine, sur l’amour, la compassion, l’instinct maternel ainsi que sur notre impuissance, surtout lorsque dans l’eau au milieu d’une foule de gens paniqués entrain de se faire manger par des poissons.

Quatre toilettes

Posted in Conscientisation, Sexualité, Tranche de vie with tags , , , , , , , , , , , on juillet 12, 2010 by DarK Rémi oF DooM

Le 8 juillet 2010 s’amorçait, dans la joie et l’allégresse, la 43e édition du Festival d’été de Québec et plusieurs artistes de renom se succèdent depuis sur les différentes scènes montées pour l’événement. Adepte de distorsion que je suis, le Festival m’offre cette année une ribambelle d’artistes fabuleux tels que Iron Maiden, Rush, Apocalyptica et Rammstein. Il y a aussi une foule d’autres individus potentiellement talentueux qui sauront attirer des hordes insatiables et hétéroclites d’adeptes désireux de s’entasser tels des sardines sur les Plaines d’Abraham et autres sites de réjouissances afin de souiller les lieux en hurlant au son de la musique. Ivrognes et autres s’unissent donc sous la bannière de la mélomanie afin de profiter à bas prix de cette fête qui attire des milliers de fanatiques prêts à dépenser leurs économies pour la bonne cause. Ingurgitation massive de liquide oblige (« Qui boit une bière en pisse deux. »), le besoin d’uriner se fait éventuellement ressentir et il est important d’être en mesure, malgré la foule dense et dans le cadre de cet événement bien organisé, surtout afin d’éviter de se relâcher sur les jambes de ses voisins, de répondre à l’appel de la nature.

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Toilettes chimiques

Étant un homme pudique, relativement respectueux du bien public ainsi que de mes concitoyens, je tente généralement de ne pas agrémenter clôtures, bâtiments, véhicules motorisés, punks ou végétaux variés de mon gracieux jet, synonyme de libération et d’un avenir prometteur. C’est pourquoi, lorsque je suis dans un lieu public achalandé, je recherche les infrastructures sanitaires afin de procéder à une vidange en règle. Alors que je défiais la pluie au nom de la gloire métallique des Britanniques de Iron Maiden, je fus sidéré de constater qu’il n’y avait que quatre toilettes chimiques à l’endroit où je me trouvais et aucun autre cabinet bleu (couleur variable) n’était visible à l’horizon. Voilà qui expliquait donc la présence accrue d’exhibitionnistes dans les parages alors que les mâles tiraient profit de leur avantage anatomique le long des arbres et stationnements alors que les femmes (exception faite de quelques téméraires) patientaient bien malgré elle devant les boîtes pestilentielles.

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Détresse

Devant la détresse de la gente féminine en place et parce que mon esprit pratique fut piqué au vif, je m’exclamai donc: « Pourquoi diable n’y a-t-il que quatre toilettes!? » Désemparé, je mordis vivement dans la cuisse d’une passante afin de reprendre mes esprits et me questionnai. Bien que d’autres îlots semblables soient vraisemblablement disponibles ailleurs sur le site, quel sordide individu était-il venu à la conclusion qu’une zone ne comportant que quatre vulgaires sièges de toilette suffirait à la demande? Dans un espace limité peuplé par des dizaines de milliers de mammifères fanatiques, la quête d’un exutoire peut s’avérer vitale. L’œil vif du bipède en situation de crise repère donc rapidement la boîte de plastique salutaire qui lui évitera de perdre sa dignité et se précipite maladroitement vers le réceptacle prisé sans analyse supplémentaire, le soulagement anticipé étant remplacé par la tristesse et la douleur alors que se tortillent autour des quatre trônes, victimes de leur condition, le visage crispé par le mécontentement, des dizaines de personnes qui sont entrain de manquer le spectacle, ne pouvant faire autrement qu’attendre leur tour.

Hommes, femmes et hermaphrodites de toute nationalité, religion ou orientation sexuelle se ressemblent en cette caractéristique qu’est le besoin d’évacuer, sous différentes formes, les déchets de l’organisme. Bien que certains êtres désaxés exploitent sexuellement les rejets odorants qui en résultent, la plupart d’entre nous ne convoitons simplement que ce même désir de soulagement. Qu’on le veuille ou non, ce facteur physiologique, perçu comme faiblesse, force ou fatalité, nous guide et nous unit et il est important de prendre conscience de l’importance qu’occupe cette activité anodine dans nos vies afin d’être en harmonie avec les autres comme avec soi-même. De ce fait, lorsque l’on est responsable du bien-être collectif à travers un lieu et/ou un événement, il est primordial de se souvenir que le bonheur relatif à l’expérience encourue est directement lié au bien-être corporel du participant. L’inconfort engendré par l’incapacité de se soulager en est un qui est tout aussi ironique que frustrant car nous sommes pudiques et civilisés et notre capacité à procéder à une évacuation acceptable ne dépend que trop souvent de l’aptitude de certaines gestionnaires à nous fournir des installations propices. On pourrait aussi penser à la présence de deux éviers et d’un seul séchoir à mains dans une salle de bain comportant neuf toilettes mais cet échec logistique appartient à un autre débat. Ô toi qui néglige la nature même de l’Homme, puisses-tu mourir noyé dans une fosse septique.

Canicule

Posted in Actualité, Conscientisation with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , on juillet 6, 2010 by DarK Rémi oF DooM

S’il est un sujet de conversation qui parvient à déclasser la téléréalité, c’est sans aucun doute la température. J’irais même jusqu’à dire que la température est aux sujets de conversation ce que la prostitution est aux métiers. Bref, alors que le Québec baigne dans sa propre sueur, victime de conditions météorologiques qui sont probablement le résultat d’un plan machiavélique d’une unité terroriste clandestine ayant accès à des ressources technologiques top secrètes et hautement sophistiquées, la populace peine à exister. Les yeux larmoyants du citoyen moyen sont tournés vers MétéoMédia dans l’espoir que des mots de réconfort en proviendront, en vain. Pendant que meurent des personnes âgées qui croupissent seuls dans des endroits minables, les gens en mesure de se déplacer quittent leur logis au profit de lieux divers pourvus de systèmes de climatisation, à l’instar des chiens et des chats qui se couchent à l’ombre lors de journées ensoleillées. C’est aussi un moment idéal pour les rapaces à l’hygiène corporelle douteuse pour agrémenter de leur présence nauséabonde les transports en commun, en profitant pour rester debout et badigeonner de leurs rejets corporels les victimes impuissantes d’une société dans laquelle il est mal vu de brutaliser les gens sales qui nuisent à notre intégrité corporelle.

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Engin sophistiqué de contrôle atmosphérique

Unis par la fatalité inhérente à leur situation, hommes et femmes, riches et pauvres (quoique les riches soient moins affectés, eux qui vivent dans des palais de cristal climatisés alors qu’ils se font faire des manucures par des robots-esclaves) compatissent les uns envers les autres alors que, pour une fois, ils se comprennent à travers la sudation. Que ce soit au centre commercial à siroter une barbotine ou à la plage en ingurgitant des quantités impressionnantes de bière qui, bien que désaltérante en apparence, ne fait qu’accentuer la déshydratation, les gens souffrent. Les petits Africains qui suscitent généralement la pitié sont maintenant enviés alors que leur tolérance à la chaleur serait la bienvenue pour le Nord-Américain qui, se gavant de caviar et de hambourgeois, sue abondamment. En dépit de la consternation généralisée qui nous accable, il est futile de faire l’éloge du problème en blâmant le soleil et les gaz à effet de serre. L’heure est aux solutions et c’est pourquoi il est important de développer des techniques efficaces et peu dispendieuses qui vous aideront à vivre normalement pendant les vautours se repaissent de vos concitoyens.

Évidemment, il existe plusieurs techniques populaires éprouvées qui vous permettront de vous rafraîchir partiellement et/ou temporairement. Lorsque l’air climatisé ne fait pas partie de notre arsenal, on pense immédiatement à la douche froide et au ventilateur. La piscine et la plage sont aussi des destinations prisées, la piscine publique étant toutefois un lieu répugnant de par le nombre de gens malsains et/ou d’enfants à l’urine volatile qui s’y plongent chaque jour. Certains plaideront que les cours d’eau, havre des coliformes fécaux et autres substances à l’attrait limité, sont parfois pires que les piscines qui elles, au moins, bénéficient de traitements chimiques purificateurs mais il existe toutefois une frontière psychologique qui fait en sorte que fleuves, lacs et rivières sont des milieux vastes et « naturels », en mouvement perpétuel, qui semblent instinctivement plus attrayants qu’un bassin de béton stagnant à la capacité limitée. Bien que réputées, ces différentes approchent impliquent toutefois certaines contraintes géographiques, que ce soit par le lieu ou le mouvement et c’est pourquoi il faut faire usage de marginalité si l’on veut vivre pleinement.

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Dolph dans Red Scorpion

Tout d’abord, il y a la couche. La couche pour adulte, que l’on attribue souvent à l’incontinence et dont l’apparence et le confort sont discutables, n’en demeure pas moins une culotte étanche et absorbante de qualité. Puisque le refroidissement des parties génitales contribue généralement à une sensation de fraîcheur dans tout le reste du corps, il suffit donc de remplir de glace cette couche et de l’enfiler prestement. Bien que la durée de ce réconfort inévitablement temporaire soit variée, une activité physique réduite vous permettra de maintenir votre fraîcheur pendant un certain temps. Vous pourrez ainsi profiter d’un bon film tel que Red Scorpion avant de devoir changer vos sous-vêtements.

Il y a aussi l’alcool fort. Procurant initialement un sentiment de réchauffement, le but est ici de boire suffisamment pour ne plus ressentir l’inconfort lié à une chaleur trop intense. Technique draconienne que celle-ci toutefois puisqu’il vous faut vous hydrater adéquatement une fois l’état d’ivresse atteint sous peine de défaillance, coma ou mort.

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Portrait-robot de l'individu recherché

Une autre stratégie particulièrement prisée par les jeunes est l’ingestion répétée de friandises glacées. Soyez toutefois vigilants car une ingestion trop rapide pourrait occasionner une fissure du cerveau, l’explosion d’une ou plusieurs de vos dents ou un disfonctionnement de votre système digestif. Plusieurs cas de mort subite ont d’ailleurs été observés par les étés passés et on soupçonne un chien blanc vêtu d’un pull et d’une tuque bleus d’être à la source de ces méfaits.

Une foule d’autres méthode loufoques ont aussi été observées telles que l’immersion complète ou partielle dans un congélateur ou la baignade océanique mais il est important de se souvenir que la quête perpétuelle de réfrigération ne peut être comblée par la simple ingestion d’une boisson gazeuse ni ne mérite que vous mettiez explicitement votre vie en danger afin de fuir cette fournaise naturelle. Il en va de même pour vos responsabilités.

Les chevaliers d’émeraude

Posted in Botanique, Conscientisation, Récits fabuleux, Société contemporaine, Tranche de vie with tags , , , , , , , , on juin 10, 2010 by DarK Rémi oF DooM

Chez l’être humain moyen, la vue est un sens primordial qui est souvent le premier contact qu’une personne a avec une entité X, l’ouïe arrivant bonne deuxième, selon une étude sérieuse menée par moi-même dans le cadre d’une brève réflexion. Chaque objet, créature, individu qui est ainsi perçu est ainsi analysé par le cerveau afin de porter un jugement oscillant entre l’appréciation et le dégoût, s’arrêtant souvent au passage sur l’indifférence. Étant moi-même prompt à dispenser à la populace mon sage jugement, mon troisième œil voit toutefois généralement le « être » au-delà du « paraître ». Bien entendu, l’apparence est souvent instigatrice d’un premier contact puisque les gens aiment diffuser visuellement ce qu’ils sont intérieurement. On constate par le fait même que plusieurs personnes sont fades et anodines, régies par la masse, sans personnalité propre. Il y a toutefois bon nombre de coquins qui affichent une intéressante marginalité et il m’est régulièrement arrivé de discuter longuement avec un inconnu après avoir émis un commentaire sur son gaminet aux couleurs d’un groupe de musique pertinent ou d’un film fabuleux, par exemple. Chaque être juge donc ses pairs et fait un tri instinctif qui lui permet de se rapprocher de ses semblables. Nul n’y échappant (sauf peut-être ceux qui ne côtoient que des aveugles), je suis donc moi aussi victime du jugement discutable du roturier et c’est pourquoi je m’insurge aujourd’hui.

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La marque du Malin

Alors que le citadin conventionnel ne recherche pas d’interaction avec l’inconnu en l’absence de contexte, le vendeur se nourrit des clichés afin de cibler la clientèle et de l’amener à sombrer dans le piège de la consommation. J’illustrerai donc cette idée en me servant d’une histoire vécue qui m’horripile encore aujourd’hui. Étant un matérialiste convaincu, je suis souvent appelé à chasser en milieu urbain avec l’aide de l’arme redoutable qu’est ma carte de crédit, cette lame vicieuse à double tranchant. Cette activité somme toute normale m’amène à me manifester publiquement, le torse bombé afin de mettre en valeur les convictions rétro-gardistes qui masquent la virilité de mon poitrail, ma chevelure soyeuse portée par les vents nordiques alors que ma barbe longue contribue à la sévérité de mon visage impassible, la quête solitaire de gibier accentuant mon hostilité naturelle. C’est donc cette image de guerrier nordique à la démarche souple (je m’aime) que définit rapidement le représentant de Québec Loisirs avant de m’interpeler joyeusement en vue de m’offrir de joindre sa perfide organisation afin de bénéficier d’ouvrages de qualité comme… Les Chevaliers d’Émeraude.

La conscience collective semble faire en sorte que les cheveux longs (facteur physique primaire analysé dans le cadre de cet exposé), en prenant en considération certains facteurs vestimentaires, géographiques et hygiéniques, représentent principalement trois types de personnes: les « métaleux »,  les « geeks » et les hippies. Si on pense au prix d’une coupe de cheveux de nos jours, on pourrait aussi intégrer les pauvres à l’équation mais passons. Faisant personnellement partie de deux de ces trois catégories, j’attire ainsi une faune diversifié ainsi que des regards interrogateurs au quotidien. Assumant pleinement mon statut de « métaleux geek viking pseudo-hippie », je fus contraint de développer certains mécanismes de défense et c’est pourquoi je suis aujourd’hui en mesure de composer avec les prédateurs tels que les vendeurs de Québec Loisirs.

Non

Tout d’abord, je n’ai pas lu et n’ai aucune intention de lire Les Chevaliers d’Émeraude. Cette série de livre, fierté présumée de la communauté littéraire fantastique québécoise, me répugne au plus haut point. Lors de la sortie du premier livre, j’ai lu le synopsis et j’ai rapidement jugé que cette histoire versait dans la médiocrité. J’ai lu une quantité incroyable d’œuvres fantastiques et celle-ci ne m’a pas attiré outre mesure. Facteur psychologique involontaire de rébellion anticonformiste, j’ai aussi tendance à me dissocier des lectures populaires, ce qui fait que je n’ai pas lu Harry Potter, ni Twilight, ni Le Code Da Vinci. Tout aurait pu cesser à ce moment précis mais je suis constamment harcelé et confronté alors que fusent de toutes parts les commentaires élogieux à l’égard de ces livres que ma chevelure devrait pourtant me faire apprécier. Le simple fait que l’on tente de m’inciter à faire la lecture de ces récits contre mon gré m’incite d’autant plus à m’en éloigner. Parlez-en à mon père qui, sage parmi les sages, comprit rapidement que la rémunération (et plus tard l’alcool) était le meilleur moyen de me convaincre, l’approche psychologique subtile de ce grand homme faisant en sorte que j’estimais accomplir des tâches ménagères par bonne volonté et non parce que j’y étais forcé (ce qui était bel et bien le cas mais qui ne lui enlève pas pour autant le mérite d’avoir entretenu une approche impeccable). J’ai un sérieux problème avec l’autorité, ce qui fit probablement sorte que l’adepte du monde militaire que je suis ne fit pas long feu dans les cadets de l’armée de terre, obtenant quand même le titre de cadet du mois à deux reprises sur les quatre mois que constituèrent ma carrière de sous-fifre aux habits impeccables et aux bottes reluisantes, mais je m’égare.

La lumière ayant été faite sur ma haine illégitime des Chevaliers d’Émeraude, je peux maintenant me concentrer sur le dénigrement de Québec Loisirs. Ce culte, connu de la masse comme étant un vulgaire distributeurs de livres et autres artifices, est en fait une puissante organisation corrompue par le vice au même titre que La Maison Columbia. Faisant miroiter chez les crédules la possibilités de richesses culturelles infinies, les titres de qualité s’épuisent rapidement et les victimes de cette vipère commerciale ne réalisent que trop tard que l’attrait initial de ce club sélect n’était en fait que le chant d’une sirène alors que l’attrayante beauté lointaine n’était en fait autre qu’un hameçon maléfique qui amène inexorablement sa proie vers un monde de cauchemars mettant en scène des monstres tentaculaires faisant office de bourreaux sexuels. En effet, le ou les livres qui engendrent l’abonnement sont en fait les seules œuvres dignes d’intérêt pour un lecteur qui, confiné dans cette prison de verre, s’avèrera victime de ses engagements et investira des sommes précieuses en vue d’obtenir des produits médiocres faisant partie d’une sélection minable et sans variété. Les experts ont calculé que l’argent ainsi dilapidé vainement équivaudrait, chaque année, à plus de 50 bières par individu, les sous devant servir à l’acquisition de ce précieux nectar ayant plutôt contribué à la destruction de forêts, à la propagation de textes insipides et à la promotion d’artistes indignes.

Alors que les centres commerciaux et l’univers d’Internet fourmillent de trésors et d’aubaines en diverses langues et éditions, il est absurde, de nos jours de s’attacher soi-même au gibet de la consommation forcée, cet acte de masochisme lâche et passif étant aisément évitable. Il est aussi légitime et encouragé de véhiculer une image que l’on aime sans toutefois accepter que les vautours capitalistes se servent de cet acte d’extériorisation valorisante afin d’abuser de la volonté de chacun de s’épanouir dans un univers constitué d’êtres qui partagent nos passions et intérêts. Qui se ressemble s’assemble, alors vous ne voulez probablement vous « assembler » avec des rapaces, n’est-ce pas?

Timecop

Afin d’appuyer cette argumentation critique, j’ai décidé de créer une nouvelle section de liens intitulée « Récits fabuleux ». Cette catégorie sera dédiée à mes élans littéraires fictifs qui, bien que rares, existent toujours dans certaines archives secrètes. Sauvés des archives de Pompéi par Jean-Claude Van Damme suite à une aventure rocambolesque à travers le temps et l’espace, ces textes sauront vous charmer par leur dimension philosophique, leurs épopées farfelues et les diverses critiques sociales avant-gardistes qui y sont dissimulées. Comme première entrée, je partage avec vous une coquette pièce de théâtre intitulée « L’apogée des cactus », que j’ai réalisée dans le cadre d’un travail d’équipe en littérature au Cégep de Jonquière, le simple fait de mentionner que j’ai eu une excellente note pour ce travail entachant puissamment la crédibilité de cet établissement. Vous constaterez ainsi que je dénonce le fléau qu’est Québec Loisirs depuis plusieurs années déjà. Ensemble, nous vaincrons.